Après avoir gagné 1,70% à la clôture de la séance du vendredi 25 février suite à l’échange d’un volume de 200 MDH, le MASI replonge dans le rouge ce lundi 28 février.

A l’issue de cette séance de cotation, le MASI a cédé 0,79% à 13.071,04 points. Sa hausse en YTD est descendue à 2,15%. Le volume des échanges qui a accompagné cette baisse s’est fixé à 133,8 MDH, drainés en grande partie par BCP (22 MDH), LafargeHolcim Maroc (14 MDH) et Alliances (11 MDH).

La baisse observée ce lundi 28 février 2022, est liée aux événements dans la sphère internationale.

A rappeler que le MASI a perdu plus de 4% jeudi 24 février, faisant passer sa croissance cumulée depuis début 2021 dans le rouge à -3,02%. Cette baisse est liée à un fort mouvement vendeur en réaction à la guerre ayant éclaté entre la Russie et l’Ukraine et qui a fait plonger les marchés financiers internationaux.

La hausse enregistrée au cours de la séance du vendredi était en ligne avec l’évolution des marchés internationaux, d’après un membre du directoire d’une société de bourse de la place, contacté par LeBoursier.

Et d’expliquer : « les marchés internationaux ont repris vendredi après la forte baisse observée jeudi. Les investisseurs avaient estimé que les sanctions qui ont été imposées à la Russie n’allaient pas bloquer l’économie mondiale, ce qui a un peu encouragé la hausse des marchés vendredi ».

« Mais suite aux nouvelles liées à la guerre en Ukraine, les marchés internationaux ont rebaissé. Du coup, la bourse de Casablanca a suivi la même tendance », continue-t-il.

« Le marché continuerait à connaitre une grande volatilité »

L’impact de la guerre en Ukraine a coïncidé avec la période de publication des indicateurs d’activités trimestriels, et quelques résultats annuels, des sociétés cotées à la bourse de Casablanca. Une grande partie des indicateurs publiés sont positifs. Mais cela n’est pas suffisant pour rassurer le marché en cette période.

« Le marché va continuer à être volatil pendant cette période. Il va suivre plus les marchés internationaux et les nouvelles concernant la guerre en Ukraine », explique notre interlocuteur.

De plus, les indicateurs d’activités publiés ont été anticipés par le marché. «L’effet des indicateurs publiés est déjà intégrés dans les indicateurs boursiers. Le marché les avait anticipés. Ils sont plus ou moins conformes à ce qui a été prévu ».

« Maintenait il faut attendre la publication complète des résultats nets annuels, et surtout la communication des dividendes à distribuer. C’est ce qui pourrait faire bouger le marché en cette période d’incertitude », estime notre interlocuteur.