Lors d’un entretien accordé au journal Arab News, Christophe Lecourtier a refusé l’utilisation du terme « crise » pour décrire la relation actuelle entre Rabat et Paris. Selon lui, il existerait plutôt des « incompréhensions » et des « quiproquos ».

L’ambassadeur a affirmé que la résolution adoptée le 19 janvier par les eurodéputés, sur la détérioration des droits de l’Homme au Maroc, « n’engage pas la France ». « Il y a des constructions qu’on lit sur les réseaux sociaux ou dans la presse qui sont extraordinairement alambiquées et qui prêtent à la France un rôle qu’elle n’a pas joué. Quel intérêt la France aurait à utiliser le Parlement européen contre le Maroc, qui est un partenaire majeur et avec lequel elle nourrit de grands projets pour l’avenir ? », a-t-il ajouté.

Le diplomate français s’est par ailleurs engagé à œuvrer pour rétablir de bonnes relations entre les deux pays. « Il y a énormément de choses à faire pour construire l’avenir de la présence française au Maroc, l’avenir de la relation bilatérale et, avec modestie, l’avenir du Maroc. Il y a tellement de perspectives d’évolution dans ce pays. C’est une mission très exaltante ! », a-t-il conclu.

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