« S’il y a un pays qui va réussir à produire de l’hydrogène vert, ce sera le Maroc », affirme le professeur Daniel Nahon. « Je pense que l’Espagne y arrivera aussi parce qu’ils ont une petite façade atlantique. Toutefois, ils auront une petite difficulté relative à la gestion des saumures », estime-t-il avant de préciser qu’en face, le Maroc peut résoudre ce problème, sans polluer davantage les océans. Il s’agit d’un enjeu important, car « depuis des siècles, on a résolu un problème en en créant un autre ».
Il ajoute que « le potentiel du Maroc dépasse celui de tous les pays européens au niveau de la production d’hydrogène vert, qui peut également lui servir en termes d’ammoniac et de fertilisants. »
Pour ce qui est de la sécurité alimentaire, le Maroc, avec son potentiel de fertilisants, est la « chance de l’Afrique », un continent avec des sols « pauvres », souligne-t-il.