12,6 MMDH. C’est le montant des bénéfices des banques cotées à fin septembre 2023, en hausse de 31,5% par rapport à la même période l’année dernière (9,6 MMDH), et une somme record en termes de bénéfices depuis six ans.

Attijariwafa bank est la banque cotée ayant le plus contribué à la hausse de la profitabilité du secteur, avec une progression de 27,4% de son RNPG, soit 1,25 MMDH additionnels par rapport à fin septembre 2022. La première banque du pays a affiché des bénéfices de 5,8 MMDH à fin septembre.

Voici comment ont évolué les bénéfices des banques cotées à fin septembre :

  RNPG en millions de dirhams (MDH)
Banque sept-22 sept-23 Variation en valeur (MDH) Variation en %
AWB
4559
5808 1249 27,4
BCP 2182 3571 1389 63,7
BOA 1771 2032 261 14,7
BMCI 121 240 119 98,3
CIH 549 555 6 1,1
CDM 438 446 8 1,8

Cette croissance des bénéfices provient notamment d’une bonne amélioration des revenus des banques. À fin septembre, le PNB du secteur bancaire coté comptait pour 27,8% des revenus globaux de la cote, d’après le dernier rapport de recherche de M.S.IN à la suite des derniers résultats trimestriels. Alors que l’ensemble de la cote a vu ses revenus progresser de 5,3% à 218 MMDH, 76% de la hausse des revenus de la cote a été conduite par les banques.

Une hausse du PNB portée par les marges et les activités de marché 

Les revenus des banques ont progressé de 16% à fin septembre à 60,6 MMDH. Cette amélioration a été principalement poussée par plusieurs facteurs. M.S.IN met en avant « les opérations de marché, les marges sur commissions et les marges d’intérêts des six banques cotées qui enregistrent des évolutions respectives de 98,13%, 11,3% et 9,5%, dans un contexte de hausse des taux et de bonnes performances des marchés financiers ». CIH est la banque qui a affiché à fin septembre la hausse de PNB la plus remarquable, avec 32,6% de croissance à 3,3 MMDH.

Contactée par Médias24, une source du marché explique que « les résultats des activités de marché ont affiché une forte progression par rapport à la même période l’an dernier, du fait qu’en 2022, le marché action a connu un fort retrait et le marché obligataire a connu une contre-performance en conséquence du relèvement du taux directeur de Bank Al-Maghrib ».

Une hausse globalement maîtrisée du coût du risque

Parallèlement, le secteur a connu un alourdissement de 20,4% du risque à 9,7 MMDH. Une hausse qui s’explique « en particulier par une augmentation exceptionnelle du coût du risque chez CIH Bank. Il a progressé de 168,2% à 747 MDH. Le groupe a annoncé qu’il s’agissait d’une gestion préventive. Il avait également apporté des explications à la suite des anomalies sur son activité factoring« , précise notre interlocuteur.

Mais l’évolution du coût du risque est également un indicateur de la progression des revenus des banques. Comme les revenus des banques ont progressé, une hausse a également été observée sur le risque y afférent. « Cette évolution du coût du risque dans le secteur reste maîtrisée, à l’exception de CIH Bank et CDM, qui ont connu des hausses très importantes », souligne notre source. En effet, CDM a affiché une hausse de 182% de son coût du risque sur la période à 295 MDH.