D’après le médias Okdiario, cette condition a été exigée pour que le Roi Mohammed VI accorde une audience à Pedro Sánchez, contrairement à la précédente réunion de haut niveau organisée en février dernier.

Lors de la dernière visite du ministre des Affaires étrangères espagnol au Maroc le 14 décembre dernier, l’ordre du jour comprenait, du côté espagnol, la finalisation de la visite officielle de Pedro Sánchez à Rabat. Et du côté marocain, « connaître les contreparties avec lesquelles Sánchez retournerait à Rabat », poursuit la même source.

L’enjeu est loin d’être négligeable : l’espace aérien de l’ancien Sahara espagnol constitue une voie aérienne majeure pour les vols reliant l’Europe à l’Amérique du Sud. Emprunté par un nombre considérable de vols chaque année, cet espace est sur le point de passer sous le contrôle marocain, après la prochaine visite de Pedro Sánchez à Rabat, selon les informations rapportées par des sources diplomatiques mentionnées.

Depuis plusieurs décennies, l’Espagne exerce un contrôle aérien sur le Sahara à partir de son centre de contrôle basé aux îles Canaries. Chaque vol traversant cette zone, et nécessitant les services de contrôle aérien, est facturé conformément aux réglementations de l’OACI (Organisation de l’aviation civile internationale), une branche spécialisée de l’ONU.

Tout aéronef qui survole cette portion communique avec le Centre de contrôle du trafic aérien situé à l’aéroport de Gando, où l’armée de l’air espagnole est également opérationnelle. Cette obligation s’étend aux avions militaires et aux chasseurs de combat marocains actifs dans la région.

Avec cette potentielle cession au Maroc, le contrôle de cette zone s’étendrait au-delà du sol pour englober également l’espace aérien. Reste alors la question épineuse des eaux territoriales et de leur démarcation avec les Canaries, un enjeu crucial lié à « la maîtrise des riches gisements d’hydrocarbures de cette partie de la côte africaine« .