Un peu plus d’un an après l’épopée de la Coupe du monde 2022, le Maroc écrit une nouvelle page de son histoire en atteignant pour la première fois les demi-finales du tournoi des Jeux olympiques. Ce vendredi 2 août à Paris, Soufiane Rahimi, Ilias Akhomach, Achraf Hakimi et Mehdi Maouhoub ont permis à l’équipe nationale olympique d’éliminer les États-Unis en quart de finale. Désormais, place à la demi-finale à l’Espagne, le lundi 5 août.
Dans un Parc des Princes acquis à leur cause, les Marocains ont prudemment commencé une rencontre intense, avec l’intention de trouver rapidement les ailes pour étirer la défense américaine. Il a fallu attendre la 12’ minute pour assister à la première incursion des hommes de Tarik Sektioui dans la surface américaine par l’intermédiaire d’Ilias Akhomach.
Dans la foulée, le gaucher a failli tromper la vigilance du gardien adverse d’un tir qui prenait la direction de la lucarne sans l’intervention de Patrick Schultz. Quelques instants plus tard, la tentative sur coup franc de Achraf Hakimi a été facilement stoppée par le portier américain, avant que Soufiane Rahimi ne provoque un penalty sur une faute évidente.
L’ancien avant-centre du Raja de Casablanca ne s’est pas fait prier pour ouvrir le score et inscrire son cinquième but de la compétition (28’). Vigilants et tout en maîtrise, les Lionceaux de l’Atlas ont géré leur avance au tableau d’affichage, n’hésitant pas à exploiter au maximum les erreurs de placement défensif du bloc adverse.
C’est justement sur une contre-attaque que Soufiane Rahimi a été touché à la cheville droite. Celle-là même qui le fait souffrir depuis le match contre l’Ukraine. Dur au mal, l’attaquant d’Al-Aïn (Emirats arabes unis) s’est relevé pour reprendre sa place au sein d’une attaque qui a fait peser une menace constante sur la défense des Etats-Unis.
Au retour du vestiaire, les Américains n’avaient toujours pas trouvé la solution face à la mainmise des Lions de l’Atlas sur le jeu. Concentré et appliqué, le onze national a baissé d’intensité pour endormir son adversaire, en imprimant un faux rythme qui était à son avantage. Une volonté de ne pas prendre de risque qui a eu pour effet d’éteindre les velléités offensives de l’une des meilleures attaques du tournoi. Les milieux de terrain du onze national ont intelligemment stoppé les contres américains en commettant des fautes tactiques.
Même si à la 59’, Robinson a failli égaliser sur une ballon qui traînait dans les 16 mètres. Mais le défenseur s’est montré imprécis en dévissant sa frappe au point de penalty. Un grand ouf de soulagement s’est échappé des travées du Parc des Princes. Cette action a rappelé à l’ordre les Marocains qui semblaient, dans un premier temps, se satisfaire de leur maigre avance.
Une erreur qui leur avait déjà coûté la défaite face à l’Ukraine. Cela a eu le don de réveiller les Lionceaux de l’Atlas, en particulier Ilias Akhomach. L’attaquant de Villarreal a immédiatement pris les choses en main. D’abord en décochant une frappe à l’entrée de la surface de réparation, avant de couper un centre de Abdessamad Ezzalzouli au premier poteau pour donner une avance plus confortable à ses coéquipiers (63’).
Dans son antre, Achraf Hakimi a définitivement mis à l’abri le Maroc d’un tir à ras de terre, hors de portée du gardien américain, à la conclusion d’un rush entamé dans sa propre moitié de terrain (70’). En fin de match, un nouveau pénalty converti par Mehdi Maouhoub (90’) a donné une plus grande ampleur à la victoire marocaine.