La grâce royale au profit de 4.831 personnes condamnées, poursuivies ou recherchées dans des affaires liées au cannabis, concerne les cultivateurs qui ont eu par le passé des pratiques illicites. Les trafiquants ne sont en aucun bénéficiaires de cette grâce.

Le Maroc s’est inscrit depuis mars 2022, dans un nouveau système, celui de la culture et de l’industrialisation licite du cannabis. Ce nouveau système avait été initié en 2021 par le projet de loi n° 13.21 débattu et examiné en 2021 et début 2022 par les deux chambres du parlement, après avoir été présenté sur initiative du ministère de l’Intérieur.

Au cours du débat parlementaire 2021-2022 et après l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, un point restait posé: celui des personnes condamnées, poursuivies ou recherchées pour des faits antérieurs relatifs à la culture de cannabis. C’est le cas du petit fellah qui était posé. On n’en connaissait pas le nombre, les chiffres les plus contradictoires circulaient. Avec la grâce royale, on sait que 4.831 personnes répondaient aux critères.

La grâce royale permet de tourner complètement la page, en faisant passer les zones concernées à une culture licite dans le cadre d’une filière à haute valeur ajoutée; toutes les zones ainsi que leurs habitants avaient vu l’adoption du projet de loi. 2023 a vu le lancement des premières cultures de cannabis licite. 2024 voit une grâce tant espérée par les familles. La séquence est, en pesant ses mots, historique.

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