D’emblée, Zakaria Garti met en lumière la gravité de la situation : les ressources en eau douce, historiquement évaluées à 18 milliards de m³ par an, ont drastiquement chuté à 5 MMm³. Cette baisse est accentuée par l’évaporation massive, estimée à 7 Mm³ chaque jour, ainsi que par l’augmentation des besoins en eau, particulièrement dans le secteur agricole, qui consomme 90% de cette ressource vitale.

 

 

 

Pour y remédier, il préconise des mesures comme :

  • La désalinisation de l’eau de mer : essentielle pour répondre aux besoins des zones côtières et réduire la pression sur les ressources en eau douce.
  • La réduction des cultures gourmandes en eau : Garti cite la réduction de 50% des cultures de pastèques dans la région de Zagora comme un exemple à suivre.
  • Le recyclage des eaux usées : pour des usages agricoles et industriels.
  • Les barrages collinaires et les recharges des nappes phréatiques : des projets visant à optimiser la collecte et la gestion des eaux de pluie.
  • L’utilisation des panneaux solaires flottants : pour limiter l’évaporation des grands barrages tout en produisant de l’électricité.

Selon l’analyste, ces mesures nécessitent une approche coordonnée et un investissement significatif pour garantir une gestion durable des ressources hydriques au Maroc.

Avec cette intervention, Zakaria Garti invite à une réflexion collective sur l’urgence d’agir face à la crise hydrique qui menace l’avenir du pays.