Dans sa réponse à une question écrite du groupe parlementaire du PPS à la Chambre des représentants en date du 15 avril, et dont Médias24 détient une copie, Nasser Bourita a révélé que son département avait évacué 369 personnes, des Marocains et les membres de leur famille.

Selon le chef de la diplomatie, ces évacuations ont été effectuées en cinq étapes et ont bénéficié à cinq groupes de ressortissants ayant émis le souhait de quitter Gaza. Le dernier groupe a quitté Gaza en date du 8 avril 2024, lit-on dans la réponse de Nasser Bourita, qui explique les raisons de la suspension, forcée, des opérations d’évacuation.

« En raison de l’intensification des opérations militaires israéliennes contre Gaza avec, pour conséquences, la fermeture des passages frontaliers et les complications de la situation sécuritaire, le Maroc, à l’instar d’autres pays, a été obligé de suspendre les opérations d’évacuation depuis Gaza en attendant de pouvoir les reprendre quand les conditions idoines seraient réunies pour le faire », écrit Nasser Bourita dans sa réponse.

Le fac-similé de la réponse écrite de Nasser Bourita aux députés du PPS.

« Je veux vous assurer que les services centraux du ministère et les représentations du Royaume du Maroc dans les pays concernés restent mobilisés pour suivre la situation de notre communauté dans la bande de Gaza et coordonner avec les autorités des autres pays en vue de faciliter l’évacuation de nos concitoyens qui y sont toujours retenus, quand les conditions le permettront », poursuit Nasser Bourita.

Le cas de Dounia Aït Zakour

À l’origine, Nasser Bourita avait été saisi par le groupe parlementaire du PPS, par écrit, concernant le cas de la Marocaine Dounia Aït Zakour qui avait accouché et émis le souhait de quitter Gaza en compagnie de son nouveau-né et de son mari.

Le ministre des Affaires étrangères a indiqué que la concernée ne s’était pas présentée au passage de Rafah le 8 avril 2024 comme prévu et qu’elle n’avait pas informé la représentation du Maroc à Ramallah. Cette représentation avait, depuis, repris contact avec elle pour s’informer de sa situation et demander les documents de son mari et de son fils dans la perspective d’une évacuation quand la situation le permettra.