Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, le déficit commercial du Maroc continue de se creuser, atteignant -71,6 milliards de dirhams à fin mars 2025, soit une aggravation de +16,9% par rapport à la même période en 2024. Cette détérioration s’explique par une hausse des importations de 6,9%, qui se sont établies à 187,7 milliards de dirhams, alors que les exportations n’ont progressé que de 1,5%, pour totaliser 116,1 milliards. Parmi les secteurs les plus en recul, l’automobile enregistre son troisième mois consécutif de baisse par rapport à l’année précédente, confirmant une dynamique négative depuis le début de l’année.
Les importations en hausse de 6,9% à fin mars…
Les importations de biens se sont établies à 187,7 MMDH, contre 175,6 MMDH à fin mars 2024, soit une augmentation de +12,1 MMDH. Cette hausse est portée par :
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Les produits finis de consommation (+8,7%), en particulier les médicaments (+20,2%) et les cycles/motocycles (+78,7%).
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Les produits alimentaires (+9,4%), avec une explosion des achats d’animaux vivants (+1.405 MDH) et de maïs (+660 MDH), malgré une baisse des importations de blé (-36,9%).
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Les produits bruts (+27,6%), tels que le soufre, les déchets métalliques et l’huile de soja.
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Une facture énergétique quasi stable (+0,5%), où la hausse des achats de gaz et d’électricité est compensée par la baisse des gas-oils.
… et des exportations qui peinent à suivre
Les exportations ont progressé timidement de 1,5%, atteignant 116,1 MMDH, contre 114,4 MMDH en mars 2024. Ce léger gain s’explique par :
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Une performance remarquable des phosphates et dérivés (+18,2%), en particulier les engrais naturels et chimiques.
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La croissance du secteur aéronautique (+15%) et des exportations agricoles.
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À l’inverse, le secteur automobile recule de 7,8%, principalement en raison de la baisse des ventes du segment construction (-23,7%). Ce repli n’est pas isolé, puisqu’il fait suite à des baisses déjà enregistrées en janvier (-10,9) et février (-8,2) 2025 par rapport aux niveaux de 2024, confirmant une tendance baissière persistante sur le premier trimestre.