Mezzour reconnaît une année difficile pour l’automobile à l’export et table sur une fin d’exercice à l’équilibre

Durant sa présentation du projet de budget sectoriel du ministère de l’Industrie et du commerce au Parlement, le ministre Ryad Mezzour s’est expliqué sur la situation du marché de l’automobile.

2025, une année difficile pour le secteur automobile marocain

« Je ne vais pas vous mentir, 2025 a été très très difficile », a-t-il confié. « Nous avons commencé l’année avec des chiffres très modestes pour l’industrie automobile. Franchement, les trois ou quatre premiers mois, les résultats étaient vraiment faibles », poursuit-il, confirmant les différents articles de Médias24 à la fin du premier trimestre, sur le sujet.

Cette baisse était le résultat d’un changement de la demande européenne vers les véhicules électriques, tandis que le marché des moteurs thermiques perdait des parts de marché. Médias24 avait également indiqué qu’il s’agissait d’un problème plus structurel que conjoncturel.

Pour ce qui est des causes sous-jacentes, le ministre pointe du doigt les problématiques qu’une marque produite au Maroc a rencontrées au niveau de son moteur, ainsi que la concurrence chinoise féroce, notamment celle des voitures électriques qui ont inondé le marché européen.

« Nous avions un modèle produit au Maroc, à raison de 180.000 à 190.000 unités par an, qui a rencontré des problèmes de moteur (…). Ses ventes ont fortement chuté en Europe, parallèlement à une baisse générale des ventes automobiles sur le continent et à une concurrence accrue de la Chine. Nous étions dans une situation plutôt inconfortable », souligne Ryad Mezzour.

Sans la nommer, le ministre fait référence à la marque Peugeot, qui a eu un grand problème relatif à son moteur essence 1.2 L PureTech. Cela a affecté significativement ses ventes.

Selon le ministre, un grand travail a été accompli. « Nous avons redressé la situation : nous avons apporté des améliorations, travaillé dur et ajusté plusieurs aspects, à la fois avec nos constructeurs et sur les marchés. Aujourd’hui, nous sommes revenus à un niveau équivalent à celui de l’an dernier. Et ce qui est le plus important pour l’industrie automobile, c’est que nous avons retrouvé l’équilibre par rapport à 2024, avec une légère baisse de 2,7 % ».

Les chiffres de l’Office des changes à fin septembre 2025 indiquent, en effet, que les exportations automobiles accusent un repli de 2,7%. Néanmoins, le segment de la construction, qui reflète fidèlement la demande étrangère pour les voitures produites au Maroc, enregistre, lui aussi, une baisse marquée de 14,6%.

Le Maroc prépare 2026 avec une capacité accrue et une vision plus flexible

Pour ce qui est des perspectives de fin d’année, Ryad Mezzour table sur une stagnation des exportations. « Nous terminerons donc l’année à peu près au même niveau. Mais en même temps, et c’est ce qui compte le plus, les investisseurs présents dans notre pays ont renouvelé leur confiance dans la plateforme industrielle marocaine ».

« Je peux le dire avec fierté, le Maroc dispose désormais d’une plateforme industrielle automobile dotée d’une capacité de production d’un million de véhicules par an », précise-t-il. Il convient de noter qu’il s’agit de la capacité nominale, laquelle dépasse largement la production effective.

Le ministre a également souligné l’essor que connaît l’industrie. « Nous avons d’ailleurs vu apparaître, pour le constructeur ayant connu des problèmes de moteur, deux nouveaux modèles qui seront produits à Kénitra, des modèles haut de gamme qui devraient connaître un fort succès commercial. Dans le même temps, l’autre constructeur a établi avec nous un plan d’action allant jusqu’en 2030. Ce plan nous permettra de transformer la totalité de sa capacité de production, soit 500.000 véhicules par an, afin qu’il puisse fabriquer des voitures électriques, hybrides et thermiques sur une même ligne de production. Cela nous offrira la flexibilité nécessaire pour répondre à l’évolution de la demande des marchés ».

« Nous pourrons aussi diversifier nos marchés et réduire notre dépendance à certains d’entre eux. C’est une nouvelle dont nous pouvons être fiers. Nous verrons, dès l’année prochaine, les effets positifs sur les performances du secteur automobile », conclut-il.

Adil Zaidi : « La construction ralentit, mais la demande en équipements automobiles demeure soutenue »

Selon les données de l’Office des changes arrêtées à fin août, les exportations automobiles continuent d’évoluer à la baisse. C’est la première fois depuis la période post-Covid qu’un mois d’août se termine sur une baisse.

À cette date, les ventes à l’étranger du secteur automobile sur 8 mois se sont établies à 98,7 MMDH contre 101,6 MMDH à la même période un an auparavant, soit une baisse de 2,9%.

L’impact sur l’écosystème fournisseurs

Cette évolution interroge sur le risque d’un effet d’entraînement sur l’ensemble de l’écosystème industriel marocain, notamment sur les fournisseurs et les équipementiers.

Dans le détail, le repli provient essentiellement du segment de la construction, en baisse de 15,4% en glissement annuel.

Tous les autres segments affichent des progressions notables. Les exportations de « câblage » poursuivent leur hausse de 5,8%, celles de l’« intérieur de véhicules et sièges » progressent de 8,1% et le segment « powertrain«  enregistre une croissance de 5,3% sur la même période.

Dans le même cadre, Médias24 a interrogé Adil Zaidi, président de la Fédération de l’automobile au sein de la CGEM.

Selon lui, même si le segment de la construction recule, la situation est tout autre chez les équipementiers, qui répondent à une demande soutenue de la part des constructeurs européens.

« Les exportations de véhicules montés reculent, c’est vrai, mais la demande en câblage et d’autres composantes demeure soutenue. Les constructeurs européens continuent de solliciter les unités marocaines, sans que cette demande ne montre aucun signe d’essoufflement », indique notre source.

Par ailleurs, Adil Zaidi souligne que la baisse des exportations observée en août s’explique principalement par la période des vacances, la reprise entamée depuis le début de l’année ayant marqué une pause.

« La baisse enregistrée en août s’explique principalement par la période estivale. Durant ces semaines, de nombreuses unités industrielles tournent à effectif réduit, aussi bien au Maroc qu’en Europe. La demande s’en trouve affectée, notamment dans le secteur automobile, où les constructeurs européens ralentissent leur cadence », explique-t-il.

« Nous sommes passés d’un recul de 7,8% en mars à une contraction de seulement 1,8% en juillet, avant un léger tassement en août. La reprise est donc progressive, mais la dynamique demeure fragile ».

Un ralentissement structurel du secteur automobile

Le débat remonte au début de l’année 2025, quand les exportations du secteur ont commencé à évoluer de façon inhabituelle.

Dans le même sens, Adil Zaidi souligne que la situation du secteur doit être lue dans le contexte plus large de la mutation du marché européen.

« Le problème de fond est structurel. Le marché européen est aujourd’hui inondé par les voitures hybrides chinoises. Il s’agit d’une offre particulièrement abondante en provenance de Chine, qui réduit les opportunités de l’offre marocaine sur son principal marché d’exportation ».

S’agissant des perspectives de fin d’année, Adil Zaidi estime que « si la tendance actuelle se maintient, les exportations automobiles devraient s’établir entre 150 et 155 MMDH à fin 2025, soit un niveau proche de celui de l’année dernière ».

« On sera plutôt dans une logique de stagnation que de croissance », conclut-il.

Automobile : Abdelouahab Ennaciri, nouveau président de l’AIVAM

Abdelouahab Ennaciri a été élu à l’unanimité nouveau président de l’AIVAM, succédant à Adil Bennani, arrivé au terme de deux mandats, selon un communiqué de l’Association. Le nouveau président est ainsi élu pour un mandat de trois années.

L’assemblée a par la suite procédé à l’élection des huit administrateurs de l’Association, pour un mandat de trois années également, ainsi que de son nouveau conseil d’administration. Il est désormais constitué de :

Adil Bennani, vice-président ;

Nassereddine Obada, vice-président ;

Abdelaziz Maalmi, administrateur trésorier ;

Victor Elbaz, administrateur ;

Rachid Fadouach, administrateur ;

Abdelouahad El Kadiri, administrateur ;

Salma Moukbil, administrateur ;

Thibault Paland, administrateur.

Alfa Romeo inaugure un nouveau showroom à Casablanca et célèbre ses 115 ans

Implanté sur le boulevard Al Massira Al Khadra, l’un des axes les plus emblématiques de Casablanca, ce showroom de 65 m² marque une nouvelle étape dans le développement d’Alfa Romeo au Maroc. Conçu selon les derniers codes esthétiques de la marque, il mêle minimalisme, sophistication et émotion, dans un environnement pensé pour sublimer l’expérience client.

Chaque élément de ce nouvel espace a été pensé pour éveiller les sens : jeux de lumière précis, matériaux à textures innovantes et palette de couleurs dominée par le rouge Alfa emblématique, contrasté par des gris minéraux évoquant la puissance et le raffinement.

Loin d’un simple point de vente, ce showroom se présente comme un véritable écrin émotionnel, fidèle à l’ADN passionnel d’Alfa Romeo.

Avec ce nouveau showroom, Alfa Romeo porte à neuf le nombre de ses points de vente à travers le Royaume, couvrant ainsi les principales villes du pays : Tanger, Rabat, Fès, Agadir, Marrakech et Casablanca. Un maillage stratégique qui témoigne de la volonté de la marque d’allier proximité, qualité de service et attention personnalisée, en phase avec les standards internationaux du segment premium.

À travers cette expansion, Alfa Romeo affirme son ambition de renforcer durablement sa présence sur le marché marocain et de séduire une clientèle en quête d’élégance, de sportivité et d’innovation.

Alfa Romeo : le retour gagnant

Cette inauguration intervient dans un contexte particulièrement favorable pour la marque. À fin avril 2025, Alfa Romeo enregistre une croissance de 77% par rapport à l’année précédente, soit la meilleure performance du segment premium.

La progression a atteint 180% lors du mois d’avril, propulsant la marque italienne au deuxième rang des plus fortes croissances du marché automobile marocain, toutes marques confondues.

Au cœur de cette performance, un modèle fait figure de catalyseur : le Junior. Lancé il y a six mois, ce SUV compact électrifié a su capter l’attention dès les premiers jours.

Avec son design audacieux, son tempérament affirmé et son ADN Alfa Romeo, il incarne une proposition à contre-courant sur un marché en pleine transition. Une résonance forte, qui n’est pas sans rappeler l’impact qu’avait eu, en son temps, l’iconique Giulietta.

Cette dynamique s’appuie également sur une organisation structurée et une stratégie claire mise en œuvre par les équipes de Stellantis Maroc. Elle a permis à Alfa Romeo de retrouver une place plus visible sur le marché, en alignant ambition commerciale, rigueur opérationnelle et montée en gamme progressive.

4ᵉ baisse consécutive des exportations automobiles à fin avril 2025 (-7%)

Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, les exportations du secteur automobile marocain continuent de décroître, avec une baisse de 7% à fin avril 2025. Parallèlement, les importations de véhicules de tourisme et utilitaires augmentent, accentuant le déséquilibre commercial du secteur.

Le secteur automobile marocain décroît pour le 4ᵉ mois consécutif

Le recul du secteur automobile marocain se confirme. À fin avril 2025, les exportations du secteur s’établissent à 49 MMDH, en baisse de 7% par rapport à la même période en 2024 (52,7 MMDH). C’est le quatrième mois consécutif de baisse d’une industrie pourtant pilier de la performance commerciale du pays.

Ce repli résulte principalement de la chute du segment « construction ». À fin avril 2025, ce segment a perdu plus de 5 milliards de dirhams, enregistrant une contraction de 22% par rapport à l’année précédente (17,8 MMDH contre 22,9 MMDH en 2024).

Cette tendance baissière s’inscrit dans la continuité des mois précédents : -10,9% en janvier, -8,2% en février, -23,7% en mars. Avril ne déroge donc pas à la règle.

Les autres segments du secteur offrent une résistance inégale. Les exportations de câblage automobile progressent légèrement de 1,7% (18,9 MMDH contre 18,6 MMDH), tandis que le segment intérieur (intérieur des véhicules et sièges) affiche une hausse plus dynamique de 10,3% (3,35 MMDH contre 3,03 MMDH). En revanche, les composants extérieurs accusent un recul de 10,1%.

 

Medias24
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Importations : les véhicules de tourisme et utilitaires en forte hausse à fin avril

Les importations de biens atteignent 263 MMDH à fin avril 2025, en hausse de 9,1% sur un an. Les produits finis d’équipement arrivent en tête avec 61,8 MMDH (+13,3%), tirés par l’augmentation des achats de parties d’avions (+1.297 MDH), de voitures utilitaires (+1.120 MDH, +33,4%) et de matériel de génie civil.

Viennent ensuite les produits finis de consommation à 61,2 MMDH (+11,5%). Les voitures de tourisme y contribuent fortement, avec 8,3 MMDH d’achats (+14,5% ou +1.055 MDH), aux côtés des médicaments et du mobilier.

Les demi-produits totalisent 55,6 MMDH (+7,6%), les produits alimentaires 33,5 MMDH (+11,3%), et les produits bruts 13,2 MMDH (+25,4%). Seule baisse, la facture énergétique recule de 4,9%, à 37,3 MMDH.

Les véhicules de tourisme et utilitaires représentent ensemble plus de 12,7 MMDH d’importations, en hausse de 2,2 MMDH sur un an, accentuant le déséquilibre commercial d’un secteur automobile déjà en recul à l’export.

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Village Auto 2025 : promotions inédites sur Volkswagen, Audi, Skoda, Seat et Cupra

Cet événement annuel, désormais bien ancré dans le calendrier automobile marocain, s’étend sur six semaines dans l’ensemble des showrooms du réseau CAC à travers le Royaume. Les visiteurs peuvent découvrir une sélection variée de modèles et profiter de promotions exclusives.

>Les promotions Volkswagen

Volkswagen mise gros sur cette édition du Village Auto avec des offres agressives. La marque allemande propose le T-Roc, annoncé comme le clou de l’événement, avec une remise de 51.000 DH.

« Nous proposons une offre très agressive à 309.000 DH pour le T-Roc. Ce modèle sera la star du Village Auto. Pour nous, c’est une certitude », déclare Mehdi Dijane, Marketing Manager chez Volkswagen.

 

La promotion concerne également le Tiguan, SUV polyvalent très apprécié par la clientèle locale, qui passe au prix de 379.000 DH. « Le Tiguan fera également un carton. Il se positionne clairement en favori. Il est déjà 2ᵉ du segment en six mois de vente ».

 

Autre modèle phare, le Touareg, avec son moteur 3.0 L V6. Disponible à partir de 569.000 DH au lieu de 630.000 DH, il devient ainsi le moteur V6 le plus abordable de sa catégorie.

Pour les amateurs de compactes, la Golf, voiture iconique, reste un choix solide à 299.000 DH, au lieu de 340.000 DH.

>Les promotions Audi

Du côté d’Audi, la marque allemande offre une belle remise sur sa citadine A1, qui bénéficie d’une réduction de 55.000 DH, affichée à 299.000 DH avec un équipement généreux dès l’entrée de gamme.

« C’est le moment de s’offrir une Audi à moins de 300.000 DH. L’A1 est proposée à 299.000 DH avec une dotation généreuse incluant des phares full LED, des jantes 17 pouces, un digital cockpit et un écran compatible Apple CarPlay/Android Auto », précise Jérôme Berthod, directeur Audi Maroc.

Le Q2 est également en promotion avec un tarif de 355.000 DH, soit plus de 32.000 DH de réduction. Quant au Q3, best-seller de la marque, il passe de 461.000 DH à 419.000 DH, offrant un rapport qualité-prix exceptionnel. À noter aussi que les modèles hybrides Audi voient leurs prix baisser de plus de 200.000 DH, assurant un positionnement agressif sur le marché des véhicules électrifiés.

>Les promotions Skoda

Skoda frappe fort avec des remises intéressantes sur plusieurs modèles emblématiques. L’Octavia, référence de la marque, est proposée à 294.900 DH dans sa version luxury, suréquipée et très bien finie.

« Nous proposons des remises pour tous les budgets pour servir tous les clients. La citadine Fabia est à seulement 169.000 DH ou l’incontournable Octavia, très belle, suréquipée, est à seulement 294.000 DH », souligne Nadia Ksikes, directrice Skoda Maroc.

Le Kodiaq, SUV familial par excellence, voit son prix passer de 420.000 DH à 364.900 DH. Le Karoq, compact et polyvalent, est accessible dès 319.000 DH, contre 370.000 DH habituellement. Enfin, le Kamiq débute à 228.900 DH, avec une remise de plus de 31.000 DH.

>Les promotions Seat

SEAT joue également la carte du rapport qualité-prix avec l’Ibiza proposée à 196.900 DH. À ce tarif, la citadine se distingue par un toit ouvrant, des jantes 18 pouces et une caméra de recul, un équipement rarement trouvé à ce niveau de prix.

« On essaie d’offrir le meilleur rapport qualité-prix. Nous sommes les seuls à offrir un toit ouvrant, des jantes de 18 pouces, une caméra de recul pour un prix en dessous de 200.000 DH pour l’Ibiza », indique Adel Zerrouk, directeur Seat Maroc.

Le Arona est également en promotion à 217.900 DH, accompagné d’une édition spéciale Black Edition. La Leon FR, très prisée par les jeunes, dans sa version diesel, est affichée à 280.900 DH au lieu de 315.900 DH, un prix imbattable pour un modèle aussi bien équipé.

« La Seat Leon est proposée à un excellent prix. En diesel et en finition FR, elle fait sans doute partie des modèles les mieux positionnés du salon. Une offre à ne surtout pas rater ».

Pour les amateurs de SUV, l’Ateca reste le cheval de bataille de la marque avec une excellente valeur résiduelle.

>Les promotions Cupra

Enfin, Cupra, marque dynamique et en pleine croissance, se démarque par un positionnement audacieux. Offrant un design racé et une technologie de pointe, la nouvelle Cupra Leon s’affiche à 355.900 DH au lieu de 415.000 DH.

« La Cupra Leon bénéficie d’une remise de près de 60.000 DH. Un modèle qui plaît énormément par sa philosophie, son design et sa technologie » précise Adel Zerrouk, directeur de la marque Cupra.

Le Formentor, véritable succès de la marque, est disponible à partir de 392.000 DH, un prix compétitif pour un SUV aussi performant et audacieux.

Une plateforme en ligne pour cette édition

La véritable nouveauté cette année au Village Auto est la mise en place d’une plateforme en ligne intuitive qui permet aux visiteurs de découvrir l’ensemble des modèles en promotion, de comparer les offres, et même de réserver leur véhicule directement depuis leur smartphone ou ordinateur. Grâce à cette innovation, les acheteurs bénéficient d’un suivi personnalisé et d’un accompagnement digital complet, garantissant transparence et simplicité.

Grâce à un module de recherche avancé, les utilisateurs peuvent filtrer les résultats selon plusieurs critères : marque, type de véhicule, motorisation et budget. Les résultats s’affichent en temps réel, permettant une navigation fluide et intuitive. Chaque véhicule est présenté avec son modèle, sa finition, le prix actuel et, le cas échéant, le prix promotionnel. Cette interface claire et épurée permet également de consulter les informations clés telles que le type de motorisation, la consommation, la boîte de vitesses et le type de carrosserie.

L’un des points forts de cette plateforme réside dans la possibilité de comparer jusqu’à trois véhicules simultanément. Cette fonctionnalité offre aux utilisateurs une vision d’ensemble claire des différentes options disponibles, facilitant ainsi le choix du modèle qui correspond le mieux à leurs attentes. Une fois les véhicules sélectionnés, un formulaire de contact permet de télécharger les fiches techniques détaillées en PDF et de demander à être rappelé par un conseiller pour finaliser l’achat ou obtenir des informations supplémentaires.

Enfin, l’outil intègre un module de géolocalisation des showrooms, permettant de trouver l’agence la plus proche en fonction de la marque souhaitée. Chaque showroom est présenté avec son adresse, son numéro de téléphone et les informations nécessaires pour une prise de contact rapide et efficace. Cette approche omnicanale, qui allie digital et physique, offre une expérience client enrichie, plaçant le Village Auto 2025 comme un modèle d’innovation dans le secteur de l’automobile au Maroc.

Smeia présente la gamme Mini au Maroc

C’est à Marrakech, le 8 mai dernier, que Mini a dévoilé sa nouvelle gamme pour le marché marocain. Dans un cadre sobre et élégant, les modèles Cooper, Countryman et Aceman ont été présentés, mettant en avant l’évolution de leur design tout en conservant l’ADN iconique de la marque. Cette présentation s’inscrit dans un contexte favorable pour Mini, qui affiche une progression notable : 80 unités vendues au Maroc à fin avril 2025, soit une hausse de 14% par rapport à 2024. À l’international, la marque britannique enregistre également une dynamique positive avec une croissance de 4,1% au premier trimestre 2025 par rapport à l’année précédente, et anticipe même une croissance à deux chiffres sur l’ensemble de l’année.

Mini Cooper : ADN conservé et twist technologique réussi

La Mini Cooper ne vieillit pas, elle se réinvente. Et cette nouvelle génération joue la carte du retour aux sources avec un design épuré, presque insolent. Fini les courbes trop chargées, place à des lignes tendues et à un minimalisme assumé. Pourtant, elle est légèrement plus grande que l’ancienne, comme pour affirmer un peu plus sa présence sur la route. Le gabarit a gagné quelques centimètres, mais le style reste compact et agile, fidèle à l’esprit « go-kart feeling » cher à la marque.

Mais le spectacle se trouve à l’intérieur : un écran OLED rond de 24 cm développé par Samsung, véritable pièce maîtresse du tableau de bord. C’est une première mondiale dans l’automobile, et Mini ne s’est pas privée de le mettre en avant.

« La nouvelle Mini intègre le tout premier écran OLED circulaire dans une voiture. Cette génération marque un véritable bond en avant en matière de digitalisation et de connectivité. L’intérieur a été repensé pour offrir une expérience plus épurée, où l’essentiel se contrôle de manière tactile et intuitive. Très peu de boutons, beaucoup de digitalisation, mais sans jamais sacrifier l’ergonomie, » explique Majdouline Chafai El Alaoui, directrice de marque.

Avec cet écran, associé à Mini Connected, l’auto devient un véritable hub technologique : réglages synchronisés, suivi du véhicule à distance, activation de la climatisation avant même d’ouvrir la porte, tout se commande du bout des doigts – ou de la voix. Et parce que l’esprit Mini, c’est aussi la personnalisation poussée à l’extrême, cette nouvelle génération introduit les Mini Experience Modes. Huit modes sont disponibles : Core, Green, Go-Kart, Personal, Vivid, Timeless, Trail et Balance. Si seuls les trois premiers modifient réellement les caractéristiques de conduite (il s’agit essentiellement des modes Normal, Eco et Sport), chacun propose un arrière-plan unique sur l’écran central, accompagné d’une signature sonore spécifique. Choisissez Go-Kart (mode sport), par exemple, et vous serez accueilli par un chaleureux « woo hoo !« , une touche ludique qui rappelle que chez Mini, le plaisir de conduire reste au cœur de l’expérience.

Sous le tableau de bord se trouve une rangée de commandes. Mini appelle cela une « toggle bar » qui abrite le bouton du frein de stationnement, le sélecteur de vitesses, une jolie petite « touche » start-stop, le commutateur de mode « Expérience » et, heureusement, un contrôle physique du volume. En dessous se trouve une plus petite rangée d’interrupteurs, y compris le bouton magique pour appeler les différentes fonctions d’assistance à la conduite afin que vous puissiez les désactiver, l’avertissement de détresse et les boutons de désembuage avant et arrière maximum.

Sous le capot, on retrouve les Cooper C de 156 ch et Cooper S de 204 ch. Ce moteur embarque un 3 cylindres 1.5L TwinPower Turbo, développant 230 Nm de couple, pour un 0 à 100 km/h réalisé en environ 7,7 secondes, et répond présent avec vivacité, offrant ce fameux punch typique de la marque. En mai 2025, les versions électriques feront leur entrée au Maroc avec les Cooper E (184 ch) et Cooper JCW (231 ch).

Au Maroc, les tarifs démarrent à 296.000 DH pour la version 3 portes et 309.000 DH pour la 5 portes. Cette dernière, avec ses 4,04 m de long, joue sur le paradoxe de l’espace : plus spacieuse tout en restant ultra-compacte. Un tour de magie signé Mini, qui prouve une fois de plus que compacité ne rime pas avec sacrifice. À l’intérieur, les sièges sont mieux agencés, offrant un espace arrière enfin décent, sans pour autant compromettre le style.

À partir de juillet 2025, Mini élargira son offre avec une version cabriolet, à partir de 379.000 DH. Doté d’un toit souple, ce modèle permet d’ouvrir complètement le toit en 18 secondes et de le refermer en 15 secondes. Il peut également être partiellement ouvert, à la manière d’un toit ouvrant conventionnel. Une option supplémentaire qui vient compléter la gamme, pour ceux qui recherchent une expérience de conduite plus immersive.

Pour les amateurs de sensations fortes, les versions sportives John Cooper Works (JCW) sont disponibles à partir de 489.000 DH, en version coupé comme en cabriolet.

Mini Countryman : le best-seller de Mini s’électrise

Le Mini Countryman, déjà présenté en mars 2024, fait son entrée avec une nouvelle version 100% électrique qui enrichit la gamme. Plus grand et plus imposant que son prédécesseur, il affiche 14 centimètres de plus en longueur et 9 centimètres de hauteur supplémentaires, tout en conservant son ADN Mini : compact, agile, mais avec une personnalité bien affirmée. Son empattement plus long de 22 millimètres offre également une meilleure stabilité.

Côté pratique, ce Countryman est loin d’être seulement une silhouette musclée. Son coffre de 460 litres, pouvant atteindre 1450 litres une fois les sièges rabattus, le rend idéal pour les familles ou ceux qui ont besoin d’un peu plus d’espace. Ce modèle impose clairement sa place dans le monde des SUV, mais avec cette touche Mini qui fait toute la différence.

« Le Countryman est le best-seller de la marque avec 45% des ventes au Maroc. Avec son espace intérieur généreux, il séduit particulièrement les familles. Et je suis convaincue que la version électrique trouvera également son public », précise Majdouline Chafai Alaoui.

Le Mini Countryman n’est pas qu’une affaire de dimensions. Il reprend toute la technologie embarquée déjà vue sur le Mini Cooper : le Mini OS9, un écran OLED circulaire, le Mini Connected pour piloter les réglages à distance, et bien entendu les Mini Experience Modes. Un véritable concentré de technologie dans un habitacle qui marie élégance et praticité, fidèle à l’esprit de la marque.

En plus de sa version 100% électrique, le Countryman reste disponible en versions diesel et essence, pour satisfaire une clientèle qui reste attachée aux moteurs traditionnels. La motorisation diesel, en version Countryman D, propose un moteur 2.0 litres de 150 chevaux (110 kW) et 360 Nm de couple. La version essence, Countryman C, est équipée d’un moteur 1.5 litre trois cylindres développant 170 chevaux (125 kW) et 280 Nm de couple.

« Pour le Countryman, nous avons observé que nos clients au Maroc privilégient encore majoritairement les motorisations essence. Le marché reste fortement orienté vers le diesel, mais on remarque une certaine flexibilité chez les consommateurs. Je suis convaincue que la transition vers d’autres types de motorisations, notamment l’électrique, se fera de manière plus fluide qu’on ne le pense », explique Majdouline Chafai Alaoui.

Le modèle commence à 356.000 DH pour la version essence, et à 388.000 DH pour la version diesel. Et comme toujours, pour les versions électriques, une wallbox Mini est offerte pour faciliter la recharge à domicile. Le Countryman John Cooper Works (JCW) est disponible à partir de 537.000 DH, avec ses 300 ch et son tempérament sportif.

Le Countryman combine ainsi un espace généreux et une expérience de conduite qui reste fidèle à l’ADN Mini, tout en répondant aux besoins de praticité des familles modernes.

Mini Aceman : 100% électrique et 100% Mini

Positionné entre la Cooper et le Countryman, le tout nouveau Mini Aceman débarque avec l’ambition de combler cet espace laissé vacant par la marque. C’est le premier véritable SAV (Sports Activity Vehicle) de Mini, un crossover compact au gabarit bien distinct : 4.079 mm de long pour 1.514 mm de haut. Plus petit qu’un Countryman, mais plus pratique qu’une Cooper, l’Aceman va satisfaire ceux qui désirent un peu plus d’espace sans sacrifier le charme Mini.

Avec un volume de coffre oscillant entre 300 et 1.005 litres, l’Aceman affiche des prétentions familiales tout en restant agile et maniable en ville. D’ailleurs, on ne va pas se mentir : c’est un Countryman passé sous un rouleau compresseur. Un style compact, mais avec cette silhouette immédiatement identifiable.

Sous le capot, la version disponible au Maroc est l’Aceman E, un modèle 100% électrique développant 184 chevaux (135 kW) et un couple de 290 Nm. Deux autres déclinaisons sont disponibles à la commande : l’Aceman SE (160 kW, 330 Nm, 170 km/h) et l’Aceman JCW (190 kW, 350 Nm, 200 km/h). Mais pour l’instant, seule la version E est disponible sur le marché marocain, avec un prix d’entrée fixé à 487.000 DH.

À l’intérieur, l’Aceman reprend les codes établis par les Cooper et Countryman. On retrouve le fameux écran OLED rond au centre du tableau de bord, avec l’OS Mini 9 qui gère toutes les fonctions de la voiture. Réactif, fluide et personnalisable, cet écran affiche la vitesse, l’autonomie et toutes les informations nécessaires d’un simple coup d’œil. Mini a également intégré une « ceinture à outils » virtuelle : un slide rapide, et vos raccourcis favoris sont à portée de main.

Avec l’Aceman, Mini continue de diversifier sa gamme tout en s’adaptant aux nouvelles tendances de mobilité urbaine. Compact, polyvalent et 100% électrique, ce modèle mise sur un savant équilibre entre le style unique de la marque et les exigences d’un usage quotidien. Pourtant, l’Aceman devra relever un défi de taille : séduire un marché marocain où les voitures électriques restent marginales, avec environ 1.000 véhicules vendus par an, soit moins de 1% du parc automobile.

Renault et Stellantis, piliers du secteur automobile au Maroc, tirent la sonnette d’alarme face à la crise en Europe

Au terme du premier trimestre 2025, les exportations automobiles marocaines ont reculé de 7,8%. Cette contraction, la première hors période Covid depuis 2019, reflète l’essoufflement du marché européen, principal débouché de l’industrie marocaine.

Dans un entretien accordé au Figaro, John Elkann et Luca de Meo, patrons respectifs de Stellantis et de Renault, détaillent les causes d’un choc qu’ils jugent structurel, et dont les répercussions se font déjà sentir au Maroc.

Coûts et réglementations : le duo toxique pour l’automobile européenne

Selon Luca de Meo (Renault), la racine du problème est claire : le pouvoir d’achat des ménages chute, tandis que le prix des voitures neuves grimpe sans relâche. « Il faut repartir de la demande », insiste-t-il.Entre 2019 et 2024, les immatriculations européennes ont dégringolé de 3 millions de voitures

Selon les deux patrons, le marché européen ne s’est jamais remis des cicatrices laissées par la crise du Covid et en subit encore les effets. « Le marché automobile européen est en chute depuis maintenant cinq ans », rappelle John Elkann (Stellantis). « C’est le seul grand marché mondial qui n’a pas retrouvé son niveau d’avant-Covid », confirme Luca de Meo (Renault).

La rigidité réglementaire frappe les segments légers

Pour illustrer plus clairement l’impact des réglementations sur les prix, Luca de Meo (Renault) souligne qu’elles sont en grande partie responsables de la flambée des coûts, entraînant par ricochet une baisse de la demande.

« Entre 2015 et 2030, le coût d’une Clio aura augmenté de 40%. Cette hausse est à 92,5% attribuable à la réglementation« .

Pour mieux cerner la problématique, il convient de rappeler que l’Union européenne impose les mêmes normes techniques et de sécurité à une citadine qu’à une berline. Résultat : les petites voitures se retrouvent alourdies par des équipements souvent coûteux, voire superflus, compromettant leur rentabilité.

« Ce que nous demandons, c’est une réglementation différenciée pour les petites voitures ; il y a trop de règles conçues pour des voitures plus grosses et plus chères, ce qui ne nous permet pas de faire des petites voitures dans des conditions acceptables de rentabilité. Ce n’est pas possible de traiter une voiture de 3,80 m comme une voiture de 5,50 m ! Le surcoût est le même sur une petite voiture que sur une grosse berline. Cela grignote une bonne partie de la marge de la petite voiture. Et cela va continuer », explique Luca de Meo.

« Faut‑il absolument une assistance au non-franchissement de ligne dans des voitures qui passent 95% de leur temps en ville ?  », poursuit‑il.

Par ailleurs, concernant l’impact de ces réglementations dans le futur sur la production des voitures, le patron de Stellantis précise que « cent nouvelles réglementations vont s’appliquer d’ici 2030, renchérissant encore nos voitures de 40%. Nous ne demandons pas d’aide, mais seulement qu’on nous laisse travailler, innover et apporter aux gens des véhicules plus propres, mais aussi abordables, dont ils ont envie et besoin ».

Un enjeu stratégique : il est temps de prendre une décision

La demande baisse et la concurrence est plus serrée, notamment avec des géants comme la Chine et le Japon. Ainsi, Stellantis et Renault, avec 30% de part de marché vont, dans la continuité des conditions actuelles, en céder une fraction et, par conséquent, enregistrer des baisses de ventes significatives.

« 2025, c’est un moment charnière. Le marché chinois va dépasser ceux de l’Europe et des États‑Unis réunis. L’Europe doit choisir si elle veut encore être une terre d’industrie automobile ou un simple marché. Dans cinq ans, à ce rythme de déclin, il sera trop tard. Le sort de l’industrie automobile européenne se joue cette année », alerte le patron de Renault.

« À ce rythme, si la trajectoire ne change pas, nous devrons prendre, dans les trois ans qui viennent, des décisions douloureuses pour l’appareil de production  », conclut John Elkann (Stellantis).

Il convient de rappeler que les groupes Stellantis et Renault représentent la très grande majorité de la production et des exportations automobiles du Maroc. Dès lors, toute contraction de leurs ventes — en particulier celles des véhicules thermiques, qui constituent le principal segment fabriqué localement et subissent une pression accrue par rapport aux autres motorisations — se répercute directement sur les performances exportatrices du pays. Par effet de ricochet, cela pourrait, dans le futur, également affecter l’investissement et l’emploi dans la filière.

Dans ce contexte, il devient impératif de diversifier les opérateurs présents sur le territoire, d’élargir la gamme de produits vers l’électrique et l’hybride, moteurs de croissance future, mais aussi, de manière structurelle, de miser sur d’autres industries exportatrices. En effet, parallèlement à l’essor de l’automobile depuis 2014, le Maroc a peu à peu perdu en diversité dans ses exportations.

Exportations automobiles. Voici les premières explications du repli au premier trimestre 2025

L’analyse sectorielle met en lumière une hétérogénéité au sein même de la filière. C’est principalement le segment de la construction automobile qui tire les résultats globaux vers le bas. Les exportations de véhicules construits localement ont chuté de près de 4,2 MMDH au premier trimestre 2025, passant de 17,9 MMDH à 13,7 MMDH, soit une contraction de 23,7%.

De même, les exportations du segment dit « extérieur« , qui regroupe des composants et sous-ensembles destinés à l’étranger, ont également reculé, passant de 1,02 MMDH à 877 MDH, soit une diminution de 14,2%. Cette évolution, bien que de moindre ampleur en valeur absolue, témoigne d’une pression quasi généralisée sur l’ensemble des maillons de la chaîne de production automobile.

À l’inverse, le segment du câblage automobile a montré une relative résilience. Les exportations de ce segment ont progressé de 2,4% (333 MDH), atteignant 14,4 MMDH contre 14,1 MMDH un an plus tôt.

Repli du premier trimestre : retour d’un cycle ou choc inédit ?

En réalité, ce repli avait déjà laissé entrevoir ses premiers signes dès le mois de janvier. Ce mois-là, le secteur automobile enregistrait une contraction de 10% en glissement annuel. Toutefois, à ce stade, il demeurait prématuré d’en tirer des conclusions solides, toute analyse risquant de manquer de rigueur méthodologique. La tendance s’est confirmée en février, avec une nouvelle baisse de 8,2%, accentuant les signaux d’essoufflement.

Ainsi, à la clôture du premier trimestre, période suffisamment longue pour permettre une analyse fiable, la contre-performance du secteur se confirme : les exportations du secteur automobile (tous segments confondus), ont reculé de 7,8% par rapport au premier trimestre 2024.

S’agit-il d’un simple phénomène cyclique et propre au secteur, ou bien d’une tendance nouvelle et étrangère à la dynamique observée au cours des années précédentes ?

Une tendance étrangère à la dynamique habituelle des premiers trimestresL’analyse des exportations automobiles lors des premiers trimestres des quatre dernières années (2021, 2022, 2023 et 2024) confirme qu’il s’agit d’une tendance en même temps inédite et étrangère à la dynamique passée.

La dernière baisse des exportations automobiles sur un premier trimestre remonte à l’année 2020 (-25,3%), sous l’effet du choc lié à la crise sanitaire du Covid-19.

En effet, à fin mars 2021, les exportations automobiles avaient bondi de 38,9%. En 2022, le premier trimestre s’était également soldé par une nette progression, atteignant 6,9%. Cette dynamique haussière s’est poursuivie en 2023 et 2024, avec des hausses respectives de 44,8% et 13,1% au cours des trois premiers mois de l’année.

Il s’agit donc bel et bien d’une baisse étrangère à la dynamique habituelle du secteur. Mais comment l’expliquer ?

Depuis février, Médias24 a tenté de joindre plusieurs responsables du secteur afin d’expliquer les causes sous-jacentes du recul des exportations que connaît le secteur automobile en ce début d’année. Nos sollicitations sont restées sans réponses.

La demande européenne et la transition énergétique fragilisent l’automobile marocaine

En attendant que les responsables prennent la parole sur cette tendance qui suscite déjà quelques inquiétudes. Les premières explications tendent vers une baisse de la demande européenne.

Selon l’Association des constructeurs européens d’automobiles, au premier trimestre 2025, les ventes de voitures essence et diesel ont enregistré des baisses marquées, avec des reculs à deux chiffres dans la quasi-totalité des principaux marchés européens.

Ainsi, étant donné que les véhicules thermiques représentent le cœur des exportations automobiles marocaines vers l’Europe, à première vue, la baisse de la demande européenne constitue un facteur important, voire déterminant, dans la baisse des exportations enregistrée au premier trimestre 2025.

À titre d’exemple, en 2023, les exportations vers l’Europe ont connu une forte hausse de 44,8%. Cette dynamique s’est appuyée sur une demande européenne robuste en véhicules thermiques au premier trimestre 2023, avec une croissance des ventes, de 18,6% pour l’essence et de 11,8% pour le diesel.

En 2024, le rythme des exportations a ralenti (+13,1%), alors que la demande européenne bascule : -10,2% pour l’essence et -18,5% pour le diesel à fin mars.

La corrélation se confirme au premier trimestre 2025 avec une chute de 7,8% des exportations automobiles marocaines. En parallèle, les ventes européennes continuent de se contracter : -20,7% pour les véhicules essence et -25,5% pour les diesel sur la même période, marquant ainsi la deuxième année consécutive de baisse des ventes de voitures thermiques en Europe.

Alors, pourquoi la demande en véhicules thermiques commence-t-elle à décliner en Europe ? Les véhicules thermiques cèdent du terrain face à l’essor de l’électrique et de l’hybrideL’analyse de la dynamique des parts de marché en Europe fait apparaître un recul significatif des motorisations thermiques, au profit des véhicules électriques et hybrides.

Au premier trimestre 2025, les véhicules électriques ont représenté 15,2% de la part de marché totale dans l’Union européenne, marquant une nette progression par rapport aux 12  % enregistrés au premier trimestre 2024. Les véhicules hybrides ont connu une forte croissance, atteignant une part de marché de 35,5%.

À fin mars 2025, les motorisations thermiques ne représentaient plus que 38,2% des ventes, contre 48,3% un an plus tôt, 51,8% à la même période en 2023, et 54,1% en 2022*. Cela reflète une tendance structurelle de désengagement progressif des consommateurs européens vis-à-vis des véhicules à moteur thermique.

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* : La part des motorisations thermiques à fin mars 2022 peut être consultée via le même lien que celui de l’année 2023, en sélectionnant l’année 2022 à l’aide du curseur prévu à cet effet.

Commerce extérieur : le secteur automobile enregistre la 3e chute consécutive au premier trimestre 2025

Selon le dernier bulletin de l’Office des changes, le déficit commercial du Maroc continue de se creuser, atteignant -71,6 milliards de dirhams à fin mars 2025, soit une aggravation de +16,9% par rapport à la même période en 2024. Cette détérioration s’explique par une hausse des importations de 6,9%, qui se sont établies à 187,7 milliards de dirhams, alors que les exportations n’ont progressé que de 1,5%, pour totaliser 116,1 milliards. Parmi les secteurs les plus en recul, l’automobile enregistre son troisième mois consécutif de baisse par rapport à l’année précédente, confirmant une dynamique négative depuis le début de l’année.

Les importations en hausse de 6,9% à fin mars…

Les importations de biens se sont établies à 187,7 MMDH, contre 175,6 MMDH à fin mars 2024, soit une augmentation de +12,1 MMDH. Cette hausse est portée par :

  • Les produits finis de consommation (+8,7%), en particulier les médicaments (+20,2%) et les cycles/motocycles (+78,7%).

  • Les produits alimentaires (+9,4%), avec une explosion des achats d’animaux vivants (+1.405 MDH) et de maïs (+660 MDH), malgré une baisse des importations de blé (-36,9%).

  • Les produits bruts (+27,6%), tels que le soufre, les déchets métalliques et l’huile de soja.

  • Une facture énergétique quasi stable (+0,5%), où la hausse des achats de gaz et d’électricité est compensée par la baisse des gas-oils.

… et des exportations qui peinent à suivre

Les exportations ont progressé timidement de 1,5%, atteignant 116,1 MMDH, contre 114,4 MMDH en mars 2024. Ce léger gain s’explique par :

  • Une performance remarquable des phosphates et dérivés (+18,2%), en particulier les engrais naturels et chimiques.

  • La croissance du secteur aéronautique (+15%) et des exportations agricoles.

  • À l’inverse, le secteur automobile recule de 7,8%, principalement en raison de la baisse des ventes du segment construction (-23,7%). Ce repli n’est pas isolé, puisqu’il fait suite à des baisses déjà enregistrées en janvier (-10,9)  et février (-8,2) 2025  par rapport aux niveaux de 2024, confirmant une tendance baissière persistante sur le premier trimestre.

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Le nouveau Peugeot 5008 débarque au Maroc

Premier modèle d’une série de nouveautés attendues sur le marché marocain en 2025, le nouveau 5008 combine polyvalence, modernité et confort avec une ambition claire : redéfinir les standards du segment des grands SUV généralistes.

Un nouveau look, plus affirmé, plus stylé

Visuellement, le nouveau Peugeot 5008 tranche radicalement avec son prédécesseur. La marque au lion assume pleinement son nouveau langage stylistique, inauguré récemment sur le 3008, et le décline ici dans une version plus massive, plus imposante. Ce SUV revendique sa stature, tout en restant élégant, grâce à une silhouette fluide qui ne surcharge pas l’œil. Avec ses 4,79 mètres de long et un empattement allongé, le 5008 se distingue désormais sur la route.

La face avant du 5008 fait peau neuve avec une calandre qui semble fusionner directement avec la carrosserie. Le nouveau logo du lion, à la fois plus discret et plus affirmé, se trouve encadré par des lignes nettes et une grille sans contours visibles. Cette nouvelle signature stylisée est parfaitement intégrée aux projecteurs ultra-compacts à technologie Pixel LED, qui viennent renforcer l’aspect technique et haut de gamme du véhicule. La signature lumineuse à trois griffes, caractéristique de la marque, est désormais plus fine et plus précise, conférant au 5008 une identité visuelle reconnaissable entre toutes.

À l’arrière, Peugeot mise sur une esthétique moderne avec un hayon vertical qui renforce l’aspect pratique et fonctionnel du véhicule. Ce choix stylistique permet d’augmenter l’espace intérieur tout en créant un effet visuel dynamique. Les feux arrière, eux aussi redessinés, adoptent la signature des trois griffes, maintenant reliées par un bandeau vitré qui traverse le hayon, apportant une touche contemporaine et élégante à l’ensemble. Ce design épuré offre un look distinctif et pratique, tout en conservant une certaine rigueur dans ses lignes.

Le Peugeot 5008 ne se contente pas d’être imposant, il est aussi réfléchi dans ses choix stylistiques. Les jantes de 19 pouces, présentes sur la version GT Mistral, affirment le caractère du SUV. Les choix de matériaux et de finitions, comme l’absence de chromes au profit de touches laquées en gris Météore ou noir Orbital, participent à un design plus sobre, mais toujours chic. Disponible en six teintes de carrosserie, dont le bleu Obsession et le gris Artense, le 5008 offre également un toit noir contrasté sur certaines versions, pour accentuer encore son côté dynamique.

Un intérieur moderne, malin et raffiné

À l’intérieur du nouveau Peugeot 5008, la marque fait la part belle à la simplicité et à l’élégance. Pas de fioritures inutiles, juste des matériaux de qualité – de l’aluminium brossé, du tissu chiné et des finitions rétro-éclairées – qui donnent une sensation de luxe sans en faire trop. Peugeot joue aussi la carte de la durabilité avec des plastiques recyclés bien intégrés. Résultat : un habitacle qui allie technologie de pointe et confort, sans perdre en praticité. Si l’intérieur est moderne et soigné, il est aussi conçu pour être utilisé au quotidien, avec une ergonomie qui facilite la vie du conducteur comme des passagers.

Le cœur de l’intérieur du 5008, c’est son tout nouveau Peugeot Panoramic i-Cockpit, qui réunit ergonomie et technologie de manière inédite. Composé d’un volant compact modernisé et d’un écran flottant de 21 pouces, il crée une expérience immersive pour le conducteur. L’affichage numérique incurvé fusionne instrumentation et écran tactile central, offrant une interface fluide et intuitive. Le système Peugeot i-Connect Advanced est au centre de cette technologie, facilitant la connectivité et la navigation grâce à sa reconnaissance vocale « OK Peugeot » et à l’intégration sans fil d’Apple CarPlay et Android Auto. Ce cockpit high-tech, à la fois pratique et futuriste, est un vrai régal pour les yeux.

Le 5008 met également un point d’honneur à offrir un espace où chaque fonction est à portée de main, tout en restant discrète et bien intégrée. Les i-Toggles tactiles, nouvelle génération, permettent de personnaliser jusqu’à 10 raccourcis, pour un accès rapide et intuitif aux fonctions les plus utilisées, comme la climatisation ou la musique. Ces commandes sont parfaitement intégrées dans la console centrale, elle-même repensée pour offrir une meilleure ergonomie, avec une conception plus moderne et épurée. Le design soigné de l’habitacle permet une gestion simple de la technologie, rendant l’expérience de conduite à la fois agréable et fluide.

En termes de confort, le 5008 fait fort. L’habitacle est conçu pour accueillir jusqu’à sept personnes, sans compromettre l’espace. Les passagers des rangs 2 et 3 bénéficient d’un espace généreux, avec une banquette coulissante 60/40 et des dossiers inclinables indépendamment, pour une modularité optimale. Le système Easy Access, qui facilite l’entrée dans le troisième rang de sièges, vient compléter l’offre en matière de confort et de praticité. Le volume du coffre peut dépasser les 900 litres, offrant une flexibilité impressionnante.

Hybride simple, économique et intelligent

Le nouveau Peugeot 5008 mise sur une formule efficace : un moteur essence trois cylindres 1.2 litre, associé à un système hybride léger 48V. La puissance cumulée atteint 136 chevaux, transmise aux roues via une boîte automatique DCT6 à double embrayage. Le tout dans un SUV de 1.740 kg, soit l’un des plus légers de sa catégorie. Ce poids contenu profite directement aux performances et à l’agilité, avec une conduite plus réactive que ce que l’on pourrait attendre d’un véhicule sept places.

Grâce à son moteur électrique intégré, le 5008 peut rouler jusqu’à 50% du temps en ville en mode 100% électrique, sans que le conducteur ait besoin d’y penser. Moins de bruit, plus de douceur, et une expérience de conduite étonnamment sereine pour un SUV familial. Avec une consommation mixte annoncée à 5,8 l/100 km, c’est surtout la baisse de 20% par rapport à un bloc essence classique qui retient l’attention.

Ce choix de motorisation illustre bien la philosophie du nouveau 5008 : ne pas tomber dans la démesure, mais proposer une solution moderne, pertinente et économique. Le moteur électrique vient prêter main forte sans jamais alourdir la conduite, tandis que la boîte DCT6 assure des passages de rapports rapides et sans heurts. Pas besoin de câble ni de prise : ici, l’hybride se fait discret, mais efficace.

Le nouveau Peugeot 5008 s’articule autour de deux finitions : Allure, à partir de 365.000 DH, et GT Mistral, proposée à 445.000 DH en prix de lancement.

Zeekr s’installe au Maroc : la nouvelle ère de la mobilité électrique premium

Zeekr fait ses premiers pas sur le marché marocain avec une ambition claire : s’imposer comme une référence dans le segment premium 100% électrique. Ce lancement, porté par Tractafric Motors, marque l’entrée d’un nouvel acteur qui vient renforcer une offre encore peu représentée, celle de véhicules 100% électriques haut de gamme, à la fois technologiques, performants et pensés pour une clientèle moderne. Avec son ADN tourné vers l’innovation et son design affirmé, Zeekr vise directement les automobilistes urbains en quête d’une expérience de conduite inédite.

C’est Tractafric Motors, distributeur bien établi au Maroc, qui prend les commandes de cette arrivée. Fort de son expérience dans l’automobile et de son réseau structuré, le groupe a identifié une opportunité claire : celle d’introduire une marque premium 100% électrique capable de répondre aux attentes d’une clientèle urbaine exigeante.

« Zeekr incarne une nouvelle vision de la mobilité haut de gamme : 100% électrique, technologique, ambitieuse. Nous sommes fiers d’introduire cette marque au Maroc, avec l’objectif clair de l’installer durablement parmi les références du segment premium », a déclaré Marouane Tarafa, président du groupe Optorg.

Zeekr se distingue par son approche novatrice dans le secteur automobile. Avec des véhicules 100% électriques, la marque met en avant des performances impressionnantes et un design soigné, fruit de la collaboration avec des équipes spécialisées en supercars.

Deux modèles Zeekr au Maroc

Pour son lancement au Maroc, Zeekr introduit deux modèles phares : le Zeekr 001, un coupé sportif électrique, et le Zeekr X, un SUV compact. Ces véhicules se distinguent par leur approche moderne de la mobilité électrique, alliant technologie avancée et design futuriste. Le Zeekr 001 est conçu pour ceux qui recherchent une conduite dynamique, alors que le Zeekr X cible les automobilistes en quête d’un véhicule polyvalent.

Zeekr 001

Premier modèle de la marque à fouler le sol marocain, le Zeekr 001 se distingue par son design singulier de shooting brake, une silhouette rare dans l’univers des véhicules électriques. Avec ses 4,95 m de long, sa posture basse (1,56 m) et ses lignes dynamiques, il revendique une identité sportive assumée, aussi à l’aise sur autoroute que sur circuit.

Trois finitions sont proposées : Long Range, Premium et Flagship, chacune taillée pour des profils de conducteurs différents.

En matière d’équipements, même la finition d’entrée de gamme est généreuse : toit panoramique fixe, sellerie en alcantara perforée, sièges électriques avec pack confort, caméras 360°, système audio Yamaha à 12 haut-parleurs, et double écran avec cockpit 8,8” et écran central 15,4”. La version Premium ajoute des jantes de 22 pouces, des modes de conduite avancés et un volant à réglage électrique avec mémoire. Quant à la Flagship, elle se démarque par une suspension pilotée, des portes à ouverture automatique, des jantes forgées 22 pouces, et un pack intérieur Z-Sport qui accentue encore le caractère exclusif du modèle.

Côté performances, le Zeekr 001 ne fait pas dans la demi-mesure : 0 à 100 km/h en 3,8 secondes, des records de drift et de slalom sur circuit, et une recharge ultra-rapide allant jusqu’à 200 kW en DC (de 10% à 80% en 30 minutes). La recharge AC peut atteindre 22 kW, soit un plein en 5h30 sur borne triphasée.

À bord, le raffinement est omniprésent : sellerie sport en cuir vegan et daim, inserts en alcantara sur la planche de bord, sièges massants et ventilés à l’avant, banquette arrière inclinable électriquement… Le tout complété par un affichage tête haute de 14,7 pouces, une caméra selfie, un assistant vocal intelligent et une compatibilité Apple CarPlay/Android Auto.

Le 001 repose enfin sur des bases techniques solides : suspension avant à double triangulation, suspension arrière multibras, freins à disques, pneus 21 ou 22 pouces selon version… Une machine à voyager vite, loin, et avec style.

Zeekr X : le SUV compact qui bouscule les codes

Pensé pour la ville, le Zeekr X joue la carte de la sportivité dans un format urbain. Ce SUV compact 100% électrique, long de 4,43 mètres, combine gabarit agile et design affirmé. Avec ses lignes tendues, ses jantes en aluminium de 20 pouces, ses poignées de porte affleurantes et ses portières sans cadre, le Zeekr X affiche un look futuriste et singulier qui ne passe pas inaperçu.

Sous le capot, la motorisation délivre 272 chevaux et 343 Nm de couple, permettant d’atteindre les 100 km/h en 5,6 secondes, ce qui en fait l’un des SUV compacts les plus rapides de sa catégorie. Compact ne signifie pas modeste : avec une autonomie de 445 km (WLTP), une capacité de recharge de 150 kW en DC (de 10% à 80% en moins d’une heure) et une recharge AC jusqu’à 22 kW, le Zeekr X est taillé pour la ville comme pour les trajets interurbains.

À bord, l’expérience utilisateur est au cœur du dispositif. L’intelligent B-Pillar permet d’afficher des informations utiles comme le statut de recharge ou l’autonomie avant même d’entrer dans le véhicule. L’habitacle propose une sellerie sport en cuir vegan perforé, des sièges à réglage électrique avec mémoire, un cockpit digital de 8,8”, un écran central de 14,6”, un affichage tête haute de 14,7”, et une connectivité complète Apple CarPlay et Android Auto. Sans oublier les équipements de confort et de sécurité dernier cri : caméras 360°, assistance à la conduite de niveau avancé, mode repos, chargeur à induction, détecteur de fatigue, et même commande gestuelle.

Avec son look tranché, sa technologie embarquée et ses capacités dynamiques, le Zeekr X vise une clientèle jeune, connectée, urbaine, à la recherche d’un SUV différent, électrique par conviction et premium par exigence.

La gamme Zeekr ne compte pas s’arrêter là. Dès le troisième trimestre, un nouveau venu viendra renforcer l’offre au Maroc : le Zeekr 7X, un SUV familial haut de gamme alliant puissance et polyvalence. Il bénéficiera d’une recharge ultra-rapide avec une capacité allant jusqu’à 200 kW en courant continu, permettant de récupérer 80% de batterie en seulement 13 minutes. Côté performances, la version Performance du 7X développera jusqu’à 639 chevaux, avec une transmission intégrale et une accélération de 0 à 100 km/h en 3,8 secondes, positionnant ce grand SUV parmi les plus performants de sa catégorie.