Selon les déclarations accordées à EFE par la secrétaire d’État espagnole au Commerce, Amparo López Senovilla, le projet de l’usine de dessalement de Casablanca, qui sera la plus grande d’Afrique, implique le soutien combiné de trois instruments d’aide financière espagnols.
« L’Espagne soutient ce projet à travers des crédits octroyés par le Fonds pour l’internationalisation de l’entreprise (FIEM), l’Agence de crédit à l’exportation (Cesce) – qui couvre jusqu’à 80% d’une partie de l’opération – et le Fonds pour les investissements à l’étranger (FIEX) – qui est géré par l’intermédiaire de Cofides », a expliqué Amparo López Senovilla. Elle s’est rendue ce mercredi 7 mai à Casablanca pour assister à la cérémonie institutionnelle concernant l’accord financier de l’usine de dessalement de Casablanca, aux côtés de la ministre marocaine de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui.
Étaient également présents à l’événement le directeur général de l’Office national de l’électricité et de l’eau potable (ONEE), Tarik Hamane, l’ambassadeur d’Espagne au Maroc, Enrique Ojeda Vila, ainsi que plusieurs entrepreneurs espagnols et marocains.
Lors de son intervention, Amparo López Senovilla a qualifié le projet de « structurel », « ambitieux » et « pertinent », soulignant qu’il combine la gestion des ressources hydriques, qui améliorera l’approvisionnement urbain et agricole, avec l’innovation et la technologie, puisque l’infrastructure sera alimentée par des énergies renouvelables.
De même, la secrétaire d’État espagnole a réaffirmé l’engagement de son pays à continuer de soutenir « activement » le plan marocain de modernisation de ses infrastructures.
Pour sa part, la ministre marocaine a affirmé que l’usine de dessalement de Casablanca constitue « l’un des projets les plus emblématiques » de la stratégie marocaine de gestion durable de l’eau.
Cette stratégie s’inscrit dans une feuille de route qui prévoit la mobilisation de 1,7 milliard de m3 d’eau potable à partir d’une vingtaine d’usines de dessalement à l’horizon 2030, contre une capacité actuelle d’environ 320 millions de m3.
Selon une note du secrétariat d’État espagnol au Commerce, le soutien financier à ce projet se répartit entre un crédit de 250 millions d’euros (2,6 MMDH) accordé par le FIEM, qui permet la conception, la construction et l’exploitation de l’infrastructure, et le CESCE qui couvrira jusqu’à 80% de la deuxième tranche du financement, d’environ 70 millions d’euros (737,7 MDH). Quant au financement d’une partie de l’apport au capital social de la société de projet correspondant à Acciona, il se fera via un crédit de 31 millions d’euros (324,4 MDH) du fonds FIEX.