Cette première mission d’un DG de l’AFD dans le cadre du mandat élargi de l’agence aux régions du Sud, annoncé par le président de la République française Emmanuel Macron en octobre 2024, « visait à écouter les priorités exprimées par les élus, les autorités et les populations locales et à préparer le déploiement de nouveaux programmes et projets de développement durable à fort impact social, environnemental et économique, en réponse directe aux besoins des habitants et dans le respect du droit international », précise un communiqué de l’AFD.

À Rabat, accompagné de Christophe Lecourtier, ambassadeur de France au Maroc, M. Rioux s’est entretenu avec la ministre de l’Économie et des finances, Nadia Fettah Alaoui, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita et avec le ministre de l’Intérieur, Abdelouafi Laftit, poursuit la même source.

Ces rencontres ont permis de « réaffirmer le soutien de l’AFD à la régionalisation avancée du Royaume ». Un échange a également eu lieu avec le gouverneur du Fonds d’équipement communal (FEC), Omar Lahlou, ainsi qu’avec la direction du groupe OCP.

Par ailleurs, une réunion a été organisée avec les autres partenaires techniques et financiers présents à Rabat. Pour compléter ce travail, un échange aura lieu à Paris, le 21 mai avec Mbarka Bouaida, la présidente du Conseil régional de Guelmim-Oued Noun et présidente de l’Association des Régions du Maroc (ARM).

À Laâyoune, M. Rioux et sa délégation ont été accueillis par Abdeslam Bekrate, wali de la région Laâyoune-Sakia El Hamra, Sidi Hamdi Ould Errachid, président du Conseil régional, et Moulay Hamdi Ould Errachid, président du Conseil communal.

Un échange a également été organisé avec Mohammed Jifer, directeur du Centre régional d’investissement (CRI) de la région Laâyoune-Sakia El Hamra. Cette étape à Laâyoune a permis « d’engager un dialogue approfondi avec les élus, les autorités locales, et de rencontrer la population locale pour mieux comprendre leurs attentes et les défis spécifiques que pose le développement durable dans la région », souligne l’AFD.

La délégation a visité le port de pêche de Laâyoune ainsi que celui de Boujdour, gérés par l’Agence nationale des ports (ANP), qui constituent « des atouts essentiels pour la croissance économique régionale et la création d’emplois ». Les échanges avec les représentants régionaux de l’ANP ont mis en lumière « l’importance du développement de l’économie bleue et du verdissement des ports pour renforcer la résilience économique et écologique des infrastructures portuaires face aux effets du changement climatique notamment au bénéfice des populations de ces régions ».

A la Cité des métiers et des compétences (CMC) de Laâyoune, M. Rioux a échangé avec de jeunes actuellement en formation.

La mission s’est poursuivie à l’African Sustainable Agriculture Research Institute (ASARI) de l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), spécialisée dans l’agriculture durable, la lutte contre la désertification et la valorisation de la filière cameline.

À Dakhla-Oued Eddahab, M. Rioux a rencontré Ali Khalil, wali de la région, El Khattat Yanja, président du Conseil régional, Erragheb Hormatollah, président du Conseil communal de Dakhla, ainsi que Mounir El Houari, Directeur général du Centre régional d’investissement, en charge de l’attractivité pour le secteur privé. Une rencontre s’est également tenue avec Khalid Safir, directeur général de la Caisse de dépôt et de gestion.

Rémy Rioux s’est également entretenu avec Mimouna Essayed, présidente de la Commission régionale des droits de l’Homme et cinq membres de sa commission afin « d’évoquer les enjeux sociaux, humains et citoyens qui accompagnent le développement régional, notamment sur les migrations, la culture et la situation des plus vulnérables ».

La délégation a visité le chantier du grand port Dakhla Atlantique et le port de pêche ANP de Dakhla.

Tout au long de cette mission, les échanges avec les élus, les autorités, les acteurs économiques, les chercheurs, la Commission régionale des Droits de l’Homme (CRDH) et les citoyens « ont permis d’identifier des priorités claires qui orienteront les futurs engagements de l’AFD ».

Ces priorités, poursuit l’AFD dans son communiqué, incluent le développement de l’économie bleue, le verdissement des ports, la réhabilitation et la modernisation des réseaux d’eau et d’assainissement dans un contexte d’écosystème naturel fragile, en appui direct aux régions et aux sociétés régionales multiservices (SRM), ainsi que le développement économique et social en particulier pour les jeunes et les femmes.

Ces axes seront au cœur des nouveaux programmes et financements que l’AFD développera avec ses partenaires locaux dans une approche partenariale de long terme, de l’ordre de 150 millions d’euros pour 2025-2026.