« Vous pourrez de nouveau m’appeler Mao Lakhdar ! » Le commentaire pourrait être celui du célèbre styliste marocain, qui voit la justice commerciale mettre fin à un véritable cauchemar.

Le tribunal de commerce de Fès, statuant sur une plainte de Mohamed Lakhdar pour « nullité de l’enregistrement de la marque ‘Mao Lakhdar’ », vient de lui donner raison et de lui rendre justice.

Mardi 13 mai, cette juridiction a ordonné la radiation de la marque ‘Mao Lakhdar’ des registres de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC). La partie adverse a été condamnée à verser des dommages de 50.000 dirhams à l’artiste.

Depuis plus de deux décennies, Mao Lakhdar sublime le caftan marocain auquel il a grandement contribué à redonner ses lettres de noblesse de par le monde.

En 2022, Mao Lakhdar décide de rentrer au Maroc, retour qu’il concrétise, artistiquement, par une nouvelle collection baptisée justement « Come Back« . Un retour aux sources contrarié par une malencontreuse découverte.

Le styliste apprend qu’il n’a plus le droit d’utiliser son propre nom, celui-ci ayant été enregistré comme nom de marque sur les registres de l’OMPIC par l’un de ses associés dans une société (SARL). Un dépôt que Mohamed Lakhdar affirme n’avoir ni validé ni anticipé, témoignait-il dans un précédent article.

« Je n’ai jamais imaginé qu’un jour on m’interdirait d’utiliser mon propre nom », nous confiait le créateur.

« Il s’agit évidemment d’un enregistrement illégal, car les composantes de la marque sont un pseudonyme et un patronyme, donc des éléments relevant des droits de la personnalité », nous expliquait son avocat.

Ce dernier invoque l’article 137 de la loi sur la propriété industrielle, qui interdit d’adopter comme marque un signe portant atteinte à des droits antérieurs, notamment le nom ou le pseudonyme d’une personne. En outre, il est évident que Mohamed Lakhdar bénéficie de l’antériorité de l’usage en tant que griffe de mode.

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