Pour la décarbonation des ports marocains, l’Agence nationale des ports (ANP) a fait appel à l’INEE (Innovative Energy & Efficiency), première entreprise de services énergétiques (ESCO) autorisée au Maroc, pour piloter ses projets de transition énergétique, marquant ainsi le premier projet concret de l’INEE dans ce domaine après son homologation.
Une convention de partenariat a été signée le vendredi 20 juin 2025 à Casablanca, marquant la première concrétisation d’un projet mené par l’INEE. Cette collaboration permettra à l’ANP de déléguer à l’INEE la conception, le financement et l’exploitation de ses projets d’efficacité énergétique, afin d’accélérer et de garantir la réussite de la feuille de route de développement durable de l’ANP.
Par cette convention, l’INEE devrait accélérer la mise en œuvre de 4 principaux axes de développement :
- Développement de solutions d’énergies renouvelables adaptées aux infrastructures portuaires ;
- Optimisation énergétique et modernisation digitale des réseaux électriques ;
- Déploiement de solutions de mobilité durable ;
- Formation professionnelle et accompagnement aux certifications dans le secteur énergétique.
Selon les termes de la convention, la feuille de route de développement durable définie par l’ANP prévoit un travail sur la décarbonation portuaire en deux temps :
- Le premier cible les ports à forte dynamique logistique et énergétique, à savoir ceux de Casablanca, de Jorf Lasfar, d’Agadir, de Nador, de Mehdia et de Mohammedia.
- Le second étendra le programme de décarbonation aux autres ports, notamment Safi, M’diq, Tan-Tan, Laâyoune, Dakhla, Boujdour et Tarfaya.
À travers la première entreprise autorisée de services énergétiques (ESCO), le ministère de la Transition énergétique (MTEDD) met en œuvre l’application effective de la loi 47-09 relative à l’efficacité énergétique, dans le but d’exploiter le potentiel considérable que recèle le Maroc en matière d’économies d’énergie.
Rappelons que, depuis l’ouverture du marché de la moyenne tension, les industriels ont le choix entre deux options : s’approvisionner auprès de producteurs d’énergie verte via le marché libre, régi par la loi 13-09, ou opter pour l’autoproduction en installant leurs propres unités de génération renouvelable, tout en bénéficiant d’un accès régulé au réseau national.