Barrage Al Wahda : l’ABH du Sebou procède à un lâcher d’eau contrôlé

L’agence du bassin hydraulique de Sebou a décidé de procéder à une opération de lâcher d’eau au niveau du barrage Al Wahda, le plus grand barrage du pays, doté d’une capacité de 3,8 milliards de mètres cubes. Ce lâcher, qui devrait atteindre un débit de 250 mètres cubes par seconde (m³/s), est prévu ce jeudi 29 janvier 2026 à partir de 15 heures.

En coordination avec les autorités locales, les dispositions de sécurité nécessaires ont été activées au niveau de l’aval du barrage pour que l’opération se déroule avec fluidité.

Cette opération de lâcher n’est pas aléatoire. Elle suit un protocole technique préétabli pour la gestion des eaux de retenue des barrages en période de crue, afin d’assurer la sécurité des ouvrages et de réduire le risque d’inondation des zones aval.

Le barrage d’Al Wahda connaît une situation exceptionnelle de remplissage, depuis le 21 janvier 2026, avec des apports journaliers qui ont dépassé 100 millions de mètres cubes par jour, atteignant environ 209 millions de mètres cubes au cours des dernières 24 heures, ce qui représente l’équivalent de la consommation annuelle de la plus grande ville du Maroc, Casablanca.

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Ces apports ont permis de porter le volume de la retenue de ce barrage à 80 % de sa capacité, soit une réserve d’environ 2,8 milliards de mètres cubes. Ce niveau, qui n’avait plus été atteint depuis mars 2018, constitue à lui seul plus d’un tiers des réserves des barrages marocains. Ces derniers connaissent une amélioration significative de leur situation hydrique et s’apprêtent à dépasser très prochainement le seuil historique des 10 milliards de mètres cubes.

Campagne céréalière : des pluies salvatrices, mais un verdict attendu en février-mars

Après sept années consécutives de sécheresse, les pluies abondantes de décembre 2025 et janvier 2026 ont permis de combler rapidement le déficit hydrique. Les réserves des barrages ont, pour la première fois depuis 2019, franchi le seuil des 9 milliards de mètres cubes, tandis qu’une végétation hivernale prometteuse s’installe.

Cette saison rompt avec le scénario de l’an passé, marqué par des pluies tardives (fin février-début mars 2025) qui avaient lourdement impacté les rendements céréaliers de la campagne 2024-2025. L’espoir renaît désormais de voir la production céréalière s’approcher des performances de la saison agricole 2020-2021, qui avait atteint un niveau record de 103,2 millions de quintaux.

Un nouveau rapport actualisé sur la conjoncture céréalière au Maroc a été récemment publié par le département de l’Agriculture des États-Unis (USDA), statuant sur les projections de la saison agricole en cours.

Évolution du couvert végétal au sud de Casablanca.

Une hausse des importations à l’automne, tirée par les incertitudes du début de saison

Lors de la dernière saison, le Maroc a produit 44 millions de quintaux de céréales, ce qui représente une hausse de 39% par rapport à la campagne 2023-2024, marquée par une sécheresse sévère. La production de la saison précédente reste toutefois bien inférieure à celle d’une année de bonne récolte, ce qui contraint le pays à se tourner davantage vers l’importation.

Concernant les importations de blé, les incertitudes en début de saison ont conduit à une augmentation de 14% des volumes importés entre juillet et octobre 2025, afin de reconstituer les stocks de sécurité. Durant cette période, l’origine des importations a significativement évolué ; les achats en provenance de Russie ont chuté de 66% et ceux d’Ukraine de 87%, tandis que les importations depuis les pays européens, notamment la France, ont augmenté de plus de 55%.

De leur côté, les importations d’orge ont chuté de 48% sur la période de début de campagne (juillet à octobre 2025) par rapport à la même période de l’année précédente.

En revanche, l’exportation du blé, sous forme de couscous et de pâtes, a augmenté de 10% en glissement annuel pour la période allant de juin à octobre. Le Sénégal et la Guinée affichent des hausses de 38% de leurs importations, le Sénégal devenant la première destination sur cette période.

Malgré l’amélioration, la prudence reste de mise jusqu’aux prochaines pluies de février

En s’appuyant sur les relevés satellitaires, l’évaluation estime que l’indice de végétation au sol reste inférieur à la moyenne (2001-2024) et qu’il nécessite encore des précipitations pour le développement des cultures. C’est pourquoi les pluies de février et mars 2026 seront décisives.

Évaluation des indices de végétation relatifs aux cultures du Maroc (données du satellite Modis).

Ces précipitations sont d’autant plus importantes que les semis de blé et d’orge ont été retardés et, dans certaines régions, n’ont été achevés qu’à la mi-janvier 2026. Ce délai devrait logiquement entraîner une augmentation des superficies céréalières, qui sont estimées à environ 4,5 millions d’hectares selon les premiers chiffres. La superficie définitive pourrait toutefois varier en fonction de la distribution des pluies et du nombre d’agriculteurs ayant semé tardivement.

Bien que ne dépassant pas la moyenne, la lecture temporelle de l’évolution des conditions de culture indique que les précipitations durant la mi-décembre et début janvier ont permis d’atteindre les conditions d’une saison moyenne, alors que la situation automnale était nettement au-dessous de la moyenne et était parallèle à l’évolution de la saison 2023-2024 marquée par le pic de la sécheresse.

Par rapport à la saison précédente, ce pic des conditions de cultures n’a été atteint qu’à partir de la mi-mars et début avril pour atteindre les conditions moyennes en mai 2025.

Évolution phénologique : les céréales profitent de conditions hivernales typiques

Les céréales d’hiver (blé, orge) se trouvent actuellement au milieu de leur cycle, dans les phases clés du tallage et de la montaison.  Cette étape devrait s’achever d’ici fin janvier pour laisser place, entre février et mars, aux phases d’épiaison et de maturation.

Le stade de la montaison, particulièrement exigeant en eau, se déroule sous d’excellents auspices. Plusieurs zones agricoles, notamment à vocation céréalière, affichent un cumul pluviométrique supérieur à la normale. À titre d’exemple, la région de Nouasseur (environs de Casablanca) enregistre un excédent dépassant les 100 millimètres.

Évolution du cumul pluviométrique à la station de Nouasseur du 28 décembre 2025 au 26 janvier 2026.

Le développement des cultures est également favorisé par une humidité des sols qui affiche une nette amélioration par rapport à la même période de l’année précédente.

Comparaison de l’évolution de l’humidité du sol par rapport à l’année dernière.

Au 22 janvier 2026, les relevés satellitaires mettent en évidence une forte anomalie positive d’humidité, oscillant entre 40% et 70% dans le nord-ouest du Royaume. Ce scénario rompt radicalement avec celui de l’an passé où, à la même date, des valeurs positives exceptionnelles n’étaient constatées que dans le Sud-Est en raison de pluies localisées, tandis que les régions de l’Atlantique nord subissaient des anomalies négatives de -30% à -40%, et que le reste du pays accusait des baisses allant jusqu’à -15%.

Comparaison de l’évolution du stress d’évaporation par rapport à l’année dernière.

Ces indicateurs favorables sont corroborés par les relevés d’évapotranspiration. Les données satellitaires mensuelles montrent des anomalies positives maximales indiquant que les gains hydriques (apports d’eau) l’emportent désormais sur les pertes (évaporation de l’eau et transpiration des plantes). Ce bilan hydrique positif diffère radicalement de la situation de l’année précédente, où les pertes l’emportaient largement sur les gains.

Sardines entre 30 et 40 DH/kg : comment le Maroc en est-il arrivé là ?

Le prix de la sardine est de nouveau sous les projecteurs, atteignant des niveaux record dans un pays pourtant riche en poissons pélagiques, dont elle est l’espèce reine.

Les cours oscillent désormais entre 30 et 40 DH/kg, du jamais-vu sur les marchés. Et cette tendance pourrait s’accentuer dans les prochains jours, sous l’effet conjugué des conditions climatiques extrêmes que connaît le Royaume et du repos biologique périodique instauré par le Département de la pêche.

Depuis le 1ᵉʳ janvier 2026, une période de repos biologique a été décrétée pour les pêcheries de surface le long de la côte atlantique, 46 jours pour la zone atlantique centrale (jusqu’au 15 février 2026 entre Taghnajet et le Cap Boujdour) et 60 jours pour la zone sud (jusqu’au 28 février 2026 au sud du Cap Boujdour).

Pour accompagner la raréfaction de l’offre, le Département a également anticipé la suspension des exportations de la sardine congelée et interrompu l’approvisionnement en sardine destinée à la production de farine de poisson.

Cependant, bien que prises en amont, ces mesures n’ont, à ce jour, produit aucun apaisement tangible sur le marché. Alors que le débat refait surface autour de ce poisson populaire dans l’assiette des Marocains, une question s’impose : quelles sont les causes réelles de cette flambée inédite de la sardine ? Facteurs naturels ou décisions humaines ?

Impact naturel : des stocks de pélagiques sous haute pression

Depuis 2022, le secteur halieutique marocain fait face à un signal d’alarme sans précédent. Le volume des captures de poissons pélagiques est tombé de 1,3 million de tonnes à seulement 909.750 t en 2025, soit une chute brutale d’environ 30% en seulement trois ans.

Cette baisse reflète la réduction des ressources halieutiques, sous la pression combinée de la pêche et du réchauffement climatique des océans, qui contraint notamment la sardine à migrer vers des eaux aux conditions plus favorables.

Les grandes concentrations de poissons pélagiques sont naturellement liées aux courants d’upwelling, qui remontent des nutriments essentiels à leur développement. Dans le cas du Maroc, c’est le courant d’upwelling canarien, au large de Safi et qui se prolonge vers le sud jusqu’au Sénégal, qui est à l’origine de la richesse pélagique du pays. Aujourd’hui, fortement impactée par les changements climatiques, cette chaîne alimentaire est fragilisée, ce qui impose une réduction des volumes de pêche.

La décision du département de la Pêche n’est donc pas un choix, mais une nécessité. Elle vise à préserver les ressources halieutiques, largement dominées par les poissons pélagiques (plus de 60%), et à assurer leur renouvellement.

La raréfaction de l’offre, une conséquence attendue du repos biologique

L’envolée des prix de la sardine s’explique en grande partie par la raréfaction de l’offre, conséquence directe du repos biologique instauré dans les principaux ports de production.

Au nord de Safi, les volumes de poissons pélagiques débarqués sont bien plus faibles que ceux des ports situés au sud de Safi. En 2025, le port de Mehdia plafonne ainsi à 13.947 t de pélagiques tandis que celui de Casablanca enregistre seulement 7.197 t. Ces chiffres sont quatre fois inférieurs aux rendements des ports d’Agadir ou de Safi, situés au centre du pays et qui font actuellement l’objet d’un repos biologique des petits pélagiques (sardine, anchois, maquereau…).

Les mercuriales portuaires confirment cette tendance. À El Jadida, la dernière vente de sardines enregistrée remonte au mercredi 21 janvier 2026, avec un prix plafond de 20,96 DH/kg et un prix moyen de 9,15 DH/kg. À Casablanca, pour la même date, le prix maximal s’établissait à 25,87 DH/kg, avec un prix plancher très proche de 16,30 DH/kg. À titre de comparaison, le prix plafond ne dépassait pas 16 DH/kg le 10 janvier 2025, soit une augmentation brutale de près de 10 DH/kg en seulement dix jours.

Au-delà des causes naturelles, la spéculation accentue l’envolée des prix de la sardine

Au vu des éléments précédents, un prix de vente aux consommateurs de 30 DH incluant une marge de 5 DH, soit environ un cinquième du prix de vente aux halles de pêches, semble cohérent avec la complexité des circuits de distribution.

Rappelons que dans les ports au nord d’Agadir, les sardines sont vendues aux enchères, tandis que dans ceux situés entre Agadir et Dakhla, elles sont écoulées à un prix fixe ne dépassant pas 3 DH/kg.

Dans ces conditions, une situation de surenchère est donc très probable, en raison de la raréfaction de l’offre à l’approche du mois de Ramadan.

La suspension des exportations de sardine congelée relève d’une volonté gouvernementale de réguler les prix. Toutefois, le calendrier de cette mesure, effective à partir du 1ᵉʳ février 2026, paraît peu compréhensible. Elle intervient alors que les grandes pêcheries sont déjà en plein repos biologique, et que la reprise de l’activité sur la côte atlantique centrale n’aura lieu que deux jours avant le ramadan.

Plusieurs options auraient été préférables. Par exemple, instaurer cette suspension avant le début du repos biologique, ou décaler la fin de celui-ci d’une semaine avant le ramadan pour contrer les pratiques spéculatives.

Si les fondements scientifiques du repos biologique sont indéniables, les mécanismes actuels semblent inefficaces pour empêcher la surenchère et protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.

La pénurie actuelle de l’offre est certes due à l’incapacité des ports du Nord à fournir des volumes importants. Mais elle résulte aussi des pratiques des intermédiaires, qui stockeraient la marchandise en attendant des conditions de marché plus favorables, qui ne sauraient être meilleures que le mois de ramadan.

Ce mois sacré représente une opportunité majeure pour ces acteurs de maximiser leurs profits, misant sur une préférence accrue pour la sardine fraîche et une forte augmentation du poisson congelé.

Pour en revenir aux causes naturelles, il est vrai que les sardines sont moins abondantes en début d’année, surtout entre janvier et mars. Mais cette rareté saisonnière alimente également l’appétit des acteurs intermédiaires.

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Gaz de Tendrara : mise en service réussie des deux puits de production

Après un premier flux de gaz naturel en décembre 2025, l’opérateur du champ de Tendrara, Mana Energy a réussi la mise en service des deux puits de production (TE-6 et TE-7) et leurs sections respectives dans le système de collecte de gaz (Gas Gathering System) ont été testées. Cette opération a été menée avec succès et en toute sécurité, a annoncé Sound Energy dans un communiqué publié ce 26 janvier 2026.

« Les puits TE-6 et TE-7 ont été mis en débit avec succès dans le cadre de la mise en service du réseau de collecte de gaz, et nous attendons avec intérêt la mise en service de la génération de l’énergie par gaz », a déclaré Majid Shafiq, CEO de Sound Energy.

Pour répondre aux besoins énergétiques du site de Tendrara, l’électricité est conçue pour être produite grâce à sept groupes électrogènes à gaz d’une puissance de 2.260 kVA chacun, ainsi qu’à deux groupes diesel de 1.600 kVA.

Dans les prochaines semaines, les générateurs à gaz seront mis en service et testés avec du gaz naturel provenant de l’un des puits de développement de la phase 1 de Tendrara, après séparation des liquides. Une fois mise en service, elle permettra de remplacer progressivement le diesel, plus coûteux, et ainsi de réduire significativement les coûts d’exploitation et les émissions de gaz à effet de serre du site.

D’autre part, le ministère de la Transition énergétique a approuvé la prolongation de la période d’exploration du permis d’Anoual, jusqu’au 7 septembre 2028, avec un engagement ferme de forer un puits ciblant principalement les réservoirs du Trias (représentant l’analogue des champs de gaz en Algérie).

Conformément à l’article 24 du code des hydrocarbures, l’extension de la période de validité nécessite la cession d’une partie de la zone couverte par les permis d’exploration. Le périmètre est ainsi passé de 8.873 km² à 5.031 km² et la surface rendue devient libre à la recherche.

« L’approbation de la prolongation des permis d’exploration d’Anoual est également très positive, car elle garantit davantage de temps et de clarté pour faire progresser un programme d’exploration bien défini sur une zone très prometteuse dans l’est du Maroc », a expliqué Majid Shafiq.

Stratégique, le forage du puits M5 présente pourtant des chances de succès 50/50. Il pourrait néanmoins révéler un gisement contenant au moins 9 milliards de mètres cubes de gaz initialement en place.

Le forage, dont le financement est déjà entièrement sécurisé, sera majoritairement pris en charge par la filiale énergétique de Managem. La participation de Soud Energy est, quant à elle, plafonnée à 2,57 millions de dollars américains. En cas de succès, Managem devrait acquérir un jeu de données sismiques 3D de 150 km² et forer un puits d’exploration supplémentaire.

Sur le point d’atteindre la production commerciale, le champ devrait produire initialement jusqu’à 100 millions de mètres cubes de gaz par an pendant une durée d’exploitation de dix ans (phase I de développement). Dans une seconde phase, la production annuelle devrait être portée à 400 millions de mètres cubes. Ce gaz naturel est destiné à alimenter la production d’électricité. Il sera transporté via le gazoduc Maghreb-Europe (GME) qui fera également l’objet d’un projet de développement dans le cadre de la feuille de route nationale de gaz naturel.

Le diktat de Pékin ou comment la Chine force la baisse des prix du fer

Contrairement à plusieurs métaux stratégiques, le cours du fer a enregistré une chute progressive en ce début d’année 2026, alimentée par les craintes d’une offre excédentaire. Cette baisse pourrait porter un coup dur aux principaux pays producteurs, notamment l’Australie où le secteur minier est principalement porté par les revenus d’exportation du minerai de fer.

La Chine, premier importateur de ce minerai, constitue le moteur de la demande mondiale en tant que premier producteur d’acier. Récemment, les volumes de ses stocks portuaires ont atteint des niveaux inédits alors que la production d’acier a baissé.

Une déstabilisation des prix du fer est prévue à partir de 2026

Depuis 2024 et jusqu’à la fin de 2025, le cours du minerai de fer est resté relativement stable, porté par une grande demande des aciéries chinoises. Cette stabilité n’a pas empêché des volatilités périodiques du cours de ce minerai, en baisse ou en hausse, mais celui-ci se situe généralement autour de 100 dollars la tonne (à plus ou moins 10 dollars près).

Cependant, comme pour tous les métaux stratégiques, des pénuries d’approvisionnement peuvent causer des flambées vertigineuses des prix, comme ce fut le cas en 2021 lorsque le cours du fer a doublé, dépassant le seuil de 200 dollars la tonne.

En 2026, les estimations de la plateforme Platts prévoient un cours du fer sur le marché de Singapour, en moyenne autour de 100 $/tonne sèche au début de 2026, avant de prévoir une diminution des prix de fer à teneur élevée en dessous de ce seuil au moins à partir du deuxième trimestre de l’année 2026.

De même, Bloomberg, qui a sondé plusieurs analystes du marché, estime que le cours en 2026 devrait passer d’une médiane de 100 dollars la tonne au premier trimestre 2026 à 90 dollars au deuxième trimestre 2027.

La Chine resserre la demande mondiale en fer

Par sa position, la Chine choisit d’exercer un contrôle sur les prix de ce métal. Depuis un certain temps, elle est en pourparlers avec plusieurs grands mineurs (BHP, Fortescue, Rio Tinto, Vale), à travers une stratégie qui devrait porter ses fruits dès 2026.

Cette stratégie stipule qu’une seule compagnie chinoise, China Mineral Resources Group, consolide le pouvoir de négociation des aciéries chinoises à travers des négociations contractuelles qu’elle entretient exclusivement avec les fournisseurs mondiaux du minerai de fer.

Sous la contrainte de perdre un marché important, la compagnie minière australienne BHP, qui possède l’une des plus grandes mines de fer à ciel ouvert au monde, a déjà accepté des prix inférieurs à ceux du marché, cédant aux pressions chinoises, bien qu’elle estime que ces mesures soient limitées et temporaires.

De son côté, la Chine estime que cette stratégie est légitime pour sécuriser à long terme ses importations, indispensables pour satisfaire ses besoins en ce métal dont elle dépend fortement pour son secteur sidérurgique, moteur de sa croissance industrielle.

Ainsi, contrairement aux autres métaux, le pouvoir de négociation dans le cas du fer se trouve exceptionnellement du côté du consommateur. Or, la Chine est la seule à pouvoir imposer ses conditions grâce à sa position sur le marché, représentant à elle seule une demande dix fois supérieure à celle de tout le marché européen.

En 2026, une offre excédentaire portée par l’entrée en production de la mine de Simandou (Guinée)

La force de négociation chinoise est portée par l’entrée en production de la grande mine de fer de Simandou en Guinée, qui constitue une alternative d’approvisionnement capable de livrer de grands volumes du minerai de fer de haute qualité. Une première livraison inaugurale de 200.000 tonnes a récemment été réceptionnée en Chine par voie maritime, alors qu’un deuxième minéralier est déjà en route pour assurer la seconde livraison.

Entrée en production en novembre 2025, cette mine est capable de produire 120 millions de tonnes du minerai de fer à haute teneur (65%) annuellement et devrait présenter un impact stratégique sur le prix du fer à mesure qu’elle intensifie ses opérations.

La Chine, qui s’approvisionne habituellement auprès des mines australiennes de Pilbara, ne pourrait se passer totalement du minerai australien, car la liaison maritime avec la Guinée dure environ 45 jours. Cependant, le rapport de force penche en faveur de Pékin depuis sa décision de centraliser les négociations d’achat, ce qui lui confère un pouvoir de négociation accru, d’autant plus que la Chine est le principal marché mondial, avec une demande en acier d’environ un milliard de tonnes de minerai par an, faisant du marché chinois le plus grand porteur de la demande en minerai de fer.

La Chine limite les exportations sur plusieurs types d’acier

À l’opposé, les mesures de restriction chinoises concernant les exportations de matériaux stratégiques (argent, phosphates, cuivre) concernent également plusieurs types d’aciers. Cette décision s’inscrit dans l’ambition de Pékin de mieux maîtriser les chaînes d’approvisionnement en amont de plusieurs industries clés, telles que celle des véhicules électriques.

D’autre part, un accident meurtrier survenu dans une aciérie chinoise située à Baotou en Mongolie intérieure devrait entraîner un renforcement des inspections dans l’ensemble des aciéries chinoises.

En 2025, la production d’acier en Chine s’est établie à environ 961 millions de tonnes en 2025 et devrait continuer sa baisse en 2026, au moins durant le premier trimestre de 2026. S’ajoutant aux négociations en cours sur le fer, cette vague de contrôles devrait ralentir la production et réduire temporairement la demande de minerai de fer, et ce malgré des stocks actuellement très élevés.

De son côté, la production marocaine de minerai de fer reste limitée à un seul gisement, situé dans la région d’Ouixane à Nador. L’entreprise chinoise China Railway Construction Corporation (CRCC) a réussi à redémarrer l’exploitation de ce gisement et a réussi à exporter vers la Chine environ 30.250 tonnes de minerai en 2024.  

ONHYM Opens New Offshore Block for Hydrocarbon Exploration

ONHYM has succeeded in promoting a new hydrocarbon exploration block off the Atlantic coast, between Assilah and north of Kenitra.

Location of the « Gharb Deep Offshore » block, the subject of the petroleum agreement between ONHYM and Murphy Oil Corporation.

An oil agreement was signed on Wednesday, January 21, 2026, in the presence of Amina Benkhadra, Director General of ONHYM, and Christopher C. Olson, Vice President of Murphy Oil Corporation, granting the exploration permit as stipulated by Chapter III of the Hydrocarbons Code.

Covering an area of 16,989.9 km², the offshore block open for exploration consists of ten permits and is located west of the Rissana and Lixus blocks, held by the British company Chariot Energy.

In addition to its proximity to the Anchois gas field, with estimated resources of 18 billion cubic meters of natural gas, this new exploration area borders offshore the Rissana block with strong potential for additional gas resources. This prospectivity is also supported by geological continuity onshore, represented by the SDX Energy gas fields and further north by the Chariot discoveries in the Loukos license.

Potential identified within the exploration permits held by Chariot

Listed on the New York Stock Exchange, U.S. company Murphy Oil Corporation has a significant portfolio of hydrocarbon production in the United States and Canada. In 2024, its production totaled 177,000 boe/d (barrels of oil equivalent per day), with mainly gas in its onshore fields and oil in its offshore permits.

In Africa, Murphy Oil released the results of an exploration well drilled in its offshore exploration block in Ivory Coast. Although it yielded oil quantities, they were deemed insufficient for commercial production.

However, the company believes that these results, while negative, confirm the presence of an active oil system and plans to refine its analysis to identify a producing target in Ivory Coast.

In the midst of the legislative process, ONHYM’s transformation into a public limited company is expected to give this strategic institution new momentum. The future entity will operate under the supervision of the National Agency for Strategic Management of State Holdings (ANGSPE), with the aim of establishing efficient governance capable of stimulating exploration and exploitation of mineral and oil resources.

 

L’ONHYM ouvre un nouveau bloc offshore pour l’exploration des hydrocarbures

L’ONHYM a réussi à promouvoir un nouveau bloc d’exploration d’hydrocarbures au large de l’Atlantique, entre Assilah et le nord de Kénitra.

Localisation du bloc « Gharb Deep Offshore », objet de l’accord pétrolier entre l’ONHYM et Murphy Oil Corporation.

Un accord pétrolier a été signé ce mercredi 21 janvier 2026 en présence d’Amina Benkhadra, directrice générale de l’ONHYM, et de Christopher C. Olson, vice-président de la compagnie américaine Murphy Oil Corporation, pour l’octroi du permis de recherche tel que stipulé par le chapitre III du Code des hydrocarbures.

D’une superficie de 16.989,9 km², le bloc offshore ouvert pour l’exploration est composé de dix permis de recherche et se situe à l’ouest des blocs Rissana et Lixus, détenus par la compagnie britannique Chariot Energy.

En plus de sa proximité avec le champ gazier d’Anchois, dont les ressources sont estimées à 18 milliards de mètres cubes de gaz naturel, cette nouvelle zone d’exploration jouxte, en offshore, le bloc Rissana au grand potentiel de ressources gazières additionnelles. Cette prospectivité est confortée également par la continuité géologique à terre (onshore), matérialisée par les champs gaziers de SDX Energy et, plus au nord, par les découvertes de Chariot sur la licence Loukos.

Les potentialités identifiées au sein des permis d’exploration détenus par Chariot.

Cotée en Bourse de New York, la compagnie américaine Murphy Oil dispose d’un important portefeuille de production d’hydrocarbures aux États-Unis et au Canada. En 2024, sa production d’hydrocarbures a totalisé 177 000.bep/j (barils équivalent pétrole par jour), avec principalement du gaz dans ses champs onshore et du pétrole dans ses permis offshore.

En Afrique, Murphy Oil vient de communiquer les résultats d’un puits d’exploration foré dans son bloc d’exploration offshore en Côte d’Ivoire. Bien qu’il ait livré des quantités d’huile, celles-ci se sont avérées insuffisantes pour une production commerciale.

Toutefois, la compagnie estime que ces résultats, bien que négatifs, prouvent l’existence d’un système pétrolier actif et compte affiner ses résultats pour trouver une cible productrice en Côte d’Ivoire.

En plein circuit législatif, la transformation de l’ONHYM en société anonyme doit conférer à cette institution stratégique une nouvelle dynamique. La future société sera placée sous la tutelle de l’Agence nationale de gestion stratégique des participations de l’État (ANGSPE), afin d’instaurer une gouvernance efficiente, capable de stimuler l’exploration et l’exploitation des ressources minières et pétrolières.

Campagne d’exploration 2025 : Aya Gold and Silver matérialise le potentiel de croissance de ses actifs

La compagnie minière Aya Gold and Silver a dévoilé les résultats de ses travaux d’exploration menés en 2025 sur ses deux principaux actifs miniers, la mine de Zgounder et le gisement de Boumadine.

« Plus de 175.000 mètres de forage, combinés à des technologies de pointe, ont été essentiels à ces résultats et à l’identification de nouvelles opportunités », a déclaré Benoît La Salle, président et chef de la direction d’Aya.

Zgounder : indices polymétalliques prometteurs aux abords de la mine

À proximité de sa mine de Zgounder, située dans les communes d’Askaoune et de Taouyalte, Aya a étendu son périmètre d’exploration en ajoutant six nouveaux permis, ce qui a porté la superficie totale de la zone d’exploration de Zgounder à 378,8 km².

Cette expansion stratégique vise à identifier de nouvelles ressources minières aux alentours du gisement principal. L’objectif est d’augmenter les réserves actuelles, estimées actuellement à environ 73 millions d’onces d’argent et, ainsi, d’étendre la durée de vie de la mine au-delà des 11 ans prévus.

Au cours de l’exercice 2025, Aya a réalisé un total 28.495 m de forages, un volume qui dépasse largement l’objectif annuel qui était fixé entre 20.000 et 25.000 m à Zgounder.

En profondeur, les forages ont confirmé une minéralisation argentifère étendue sur 250 m, présentant des teneurs exceptionnellement élevées. Les résultats les plus marquants incluent une intersection présentant une teneur de 1.756 g/t d’argent sur 4,5 m, dont une partie enrichie de 6.800 g/t d’argent sur 1 m.

Au niveau de la mine à ciel ouvert, qui contribue de façon significative à la production actuelle, les forages ont validé la continuité de la minéralisation vers le sud et le nord. Cette zone présente des intersections à haute teneur avec des épaisseurs plus importantes qu’en profondeur, comme en témoigne le sondage ayant révélé 1.001 g/t d’argent sur une épaisseur de 28 m, dont une portion titrant  2.787 g/t d’argent sur une épaisseur de 7 m.

Parallèlement, les campagnes d’exploration se sont étendues aux zones périphériques dans un rayon de 500 m autour du gisement principal. Au nord de Zgounder, les forages ont ciblé un contact prometteur qui attend encore les résultats d’analyses. Dans le secteur d’Iriri, les analyses des sondages ont révélé des indices aurifères anormaux.

En revanche, les résultats d’analyse des sondages dans la zone de Tachakchte n’ont pas démontré de continuité minéralisée en profondeur. De même, les sondages effectués dans les zones d’Aït Nebdas Est et Ouest ont recoupé des intervalles argentifères anomaux, bien que leurs teneurs restent inférieures à celles observées en surface.

Boumadine : des minéralisations à hautes teneurs renforcent le potentiel du projet de la mine

Dans la région de Boumadine, située au sud de Tinejdad, Aya a consolidé son périmètre en 2025 par l’ajout de 10 nouveaux permis d’exploration. Cette acquisition porte la superficie totale de la zone d’exploration de Boumadine à 340,7 km².

Dans le cadre de la campagne d’exploration 2025, la compagnie a réalisé 569 forages totalisant 150.325 m sur le gisement principal de Boumadine et d’autres cibles environnantes.

Les résultats de ces forages ont permis de découvrir des minéralisations à très haute teneur, semblables à celles de Zgounder (supérieures à 1 kg/t), et constituent les plus importantes découvertes d’Aya sur ce projet.  À cela s’ajoute la découverte, dans la zone d’Asirem, d’un potentiel en or et en cuivre, avec des teneurs atteignant jusqu’à 12,20 g/t d’or et 4,1 % de cuivre.

Ces découvertes réalisées en 2025 n’ont pas été incluses dans l’évaluation économique préliminaire du projet de la mine de Boumadine, ce qui laisse entrevoir un potentiel de développement supplémentaire important pour ce projet minier dont le début de production est prévu vers 2030.

Contrairement à la mine de Zgounder, le gisement de Boumadine cible une ressource différente correspondant à des veines de sulfures. Après traitement, elles devraient permettre la production d’au moins quatre métaux, via l’exploitation de trois mines souterraines et de six mines à ciel ouvert.

Dès 2026, la compagnie devrait lancer les études de faisabilité afin de confirmer l’évaluation économique préliminaire (PEA). Celle-ci table sur des revenus totaux de 7 milliards de dollars (sur la base des cours de référence des métaux) et un retour sur investissement en 2,1 ans. Une finalisation positive de ces études de faisabilité pourrait permettre le lancement de la construction de la mine dès 2027.

2025, une année d’excellence opérationnelle pour Aya Gold and Silver

« En 2025, nos programmes d’exploration à Zgounder et Boumadine ont démontré notre leadership dans ce domaine, soutenu la croissance de nos actifs, produit des résultats exceptionnels et mis en évidence le potentiel d’accroître significativement la production d’onces à haute teneur à court terme », a souligné Benoît La Salle.

L’année 2025 s’est distinguée par des performances exceptionnelles d’Aya Gold and Silver, portées par un record de production annuelle de la mine de Zgounder, qui a franchi le seuil des 5 millions d’onces, et la réalisation de l’évaluation économique préliminaire (PEA) qui trace la voie vers la construction de la mine de Boumadine.

Forte de ces résultats, Aya Gold & Silver a annoncé, dans un communiqué publié le 20 janvier 2025, avoir atteint l’achèvement financier (financial completion) de son prêt de 100 millions de dollars contracté auprès de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).

Ce financement, dédié à l’expansion de la mine d’argent de Zgounder au Maroc, a permis de basculer vers un prêt corporatif à la suite de la mise en service réussie du projet d’expansion, ainsi que du respect des engagements financiers et du plan d’action environnemental et social.

Gaz de Guercif : Predator accélère les négociations pour son futur partenariat de développement

La compagnie britannique Predator Oil and Gas opte pour une levée de fonds de 4,5 millions de livres sterling par placement. Cette opération vise à financer le développement de ses activités pétrolières à Trinité-et-Tobago et de développement gazier au Maroc, annonce un communiqué de l’entreprise publié ce 20 janvier 2025.

« Nous avons saisi cette opportunité pour lever des fonds afin d’entreprendre des activités discrétionnaires additionnelles, de renforcer le bilan et de favoriser la croissance de la production », a déclaré Paul Griffiths, directeur général de Predator Oil & Gas.

Au Maroc, ce financement servira particulièrement à faire avancer les négociations avec un nouveau partenaire pour la création d’une coentreprise. Celle-ci prendra en charge l’exploitation du gisement de Guercif, une fois que Predator aura finalisé les travaux de certification.

Un montant de 100.000 livres sterling est spécifiquement alloué à cet objectif, dont 40.000 £ pour les négociations de partenariat et les accords juridiques liés à la coentreprise, et 60.000 £ pour la préparation de la demande de la licence d’exploitation.

Les négociations de partenariat progressent et visent désormais à définir les principes de financement du forage du puits MOU-6, les tests du puits ainsi que le développement gazier de la Phase 1, sous réserve du dépôt d’une demande de licence d’exploitation en 2026.

En effet, les ressources déjà certifiées de gaz naturel comprimé de Guercif sont évaluées à un volume ne dépassant pas 1,7 milliard de mètres cubes, alors que Predator pense qu’à travers le forage du puits MOU-6, des ressources gazières additionnelles de l’ordre de 12 MMm3 devront être déchiffrées.

La certification des ressources, condition sine qua non du partenariat, devrait confirmer le potentiel des ressources abritées dans la structure TGB-6, traversée par le puits MOU-3.

« Le cône TGB-6 au Maroc présente des similitudes géologiques avec les grands gisements de gaz biogénique de la Méditerranée orientale », a expliqué Paul Griffiths.

Précédemment, Predator Oil and Gas a annoncé être en négociations avec deux parties concernant le financement du projet de Guercif, dans le cadre d’une cession flexible, pour l’exploitation de gaz naturel comprimé destiné exclusivement à des fins industrielles (semblable à la production de gaz naturel au Gharb), et/ou dans une micro-unité de liquéfaction pour la production de gaz naturel liquéfié, selon un modèle semblable à celui de Tendrara, au sein de la licence onshore de Guercif.

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Le mois de janvier 2026 renoue avec la neige et le froid au Maroc

La transition entre 2025 et 2026 a été marquée par une couverture neigeuse exceptionnelle, accompagnée de précipitations intenses à travers tout le Royaume.

Entre le vendredi 16 et le dimanche 18 janvier, d’importantes chutes de neige ont touché plusieurs reliefs, provoquant des coupures de route, y compris dans des zones rarement enneigées comme le Jbel Ghorghiz, près de Tétouan.

Cette embellie climatique favorise les perspectives d’une bonne campagne agricole et redresse la situation hydrique : le volume stocké dans les barrages dépasse désormais les 8 milliards de mètres cubes, un niveau inédit depuis 2021.

Par ailleurs, ce manteau neigeux revêt une importance stratégique pour la recharge des nappes souterraines, lourdement impactées par sept années consécutives de sécheresse.

Évolution de la surface neigeuse du Maroc

Comparée à l’année précédente, la surface enneigée sur les reliefs de l’Atlas a considérablement augmenté, alors que janvier 2025 avait connu des jours de neige limités.

Avec un record de superficie atteint le 19 janvier et qui a couvert particulièrement le Moyen Atlas, l’imagerie satellite confirme qu’en 2026, la superficie est non seulement plus vaste de plus de 50 %, mais qu’elle s’inscrit aussi dans la durée.

Géographiquement, la neige s’est installée depuis décembre 2025 sur l’Atlas central et le Moyen Atlas, couvrant une zone allant de Talsint (Est) à Imintanoute (Ouest).

Comparaison de la superficie neigeuse entre janvier 2025 et janvier 2026 (la neige est représentée ici par une fausse coloration orange).

Sous l’effet de la tempête Francis, la surface couverte a d’abord bondi à 54.084 km². Après une première fonte ramenant ce chiffre à 41.446 km², l’enneigement oscille désormais autour de 25.000 km², soit une taille comparable à celle du Rwanda. À la suite des récentes intempéries, plusieurs sommets de l’Anti-Atlas ont également été recouverts de neige. C’est le cas des montagnes aux environs de Tafraout, près de Tiznit, et, plus à l’est, près de Boumalne Dadès et dans les sommets avoisinant Kalaat M’Gouna.

À l’image des barrages, dont les capacités ont atteint un taux de remplissage record, les superficies enneigées ont également atteint un maximum jamais enregistré depuis la saison 2020-2021.

Explications de la vague de froid actuelle au Maroc

Selon les données de la plateforme des données climatiques de Copernicus, l’année 2025 se classe comme la troisième année la plus chaude jamais enregistrée, juste derrière 2024.

Paradoxalement, ce début janvier 2026 confronte l’hémisphère Nord à une vague de froid extrême. L’Europe est frappée par des températures glaciales, tandis que l’Extrême-Orient russe subit des conditions historiques, dans la péninsule du Kamtchatka, où des chutes de neige « apocalyptiques » ont enseveli des bâtiments entiers, une intensité inédite depuis 60 ans.

Les scientifiques attribuent ces anomalies à une déstabilisation du vortex polaire arctique. Perturbé par le changement climatique, ce réservoir d’air froid, qui reste habituellement confiné au pôle Nord, se fragmente et descend vers les latitudes moyennes, impactant sévèrement l’Europe et jusqu’au sud de la Méditerranée.

Carte montrant les anomalies des températures à l’échelle du globe durant le mois de décembre 2025 (source : Copernicus).

Au Maroc, le mois de décembre 2025 a connu des températures inférieures aux normales de saison. Sur l’ensemble du pays, les températures enregistrées se sont situées en dessous de la moyenne mensuelle de la période de référence 1975-2025. Les anomalies les plus marquées, comprises entre -2 °C et -5 °C, ont été observées dans les régions du centre et du sud du pays.

Ce 17 janvier 2026, le Maroc a enregistré des anomalies de températures négatives par rapport à la moyenne des trois dernières années (d’après les données de Copernicus).

Cette tendance froide s’est poursuivie début 2026. Ce 17 janvier, les relevés de température dans les régions du nord, du centre et de l’oriental affichaient toujours une anomalie négative, cette fois-ci de -2 °C par rapport à la moyenne de la période 2023-2025.

Comparée aux hivers récents, la saison 2025-2026 marque un retour remarqué aux conditions hivernales

L’analyse des données satellitaires pour les premières semaines de janvier 2026 confirme cette tendance au refroidissement. Les températures diurnes de surface ne dépassent pas 20 °C dans le Sahara marocain, tandis que les zones du Nord et du Nord-Ouest affichent des moyennes comprises entre 10 et 15 °C. L’Oriental et le Rif enregistrent des valeurs entre 0 et 5 °C.

Sur la chaîne de l’Atlas, le gel est permanent avec des températures inférieures à 0 °C, atteignant des extrêmes de -16 à -21 °C en haute altitude.

Heatmap des températures moyennes diurnes au sol au Maroc (première quinzaine de janvier 2026).

Durant la même période, les températures nocturnes marquent un net refroidissement : elles dépassent rarement 15 °C dans le Sahara et oscillent entre 0 et 5 °C sur les zones côtières au nord d’Agadir. Dans l’Oriental et le Rif, le mercure avoisine ou descend sous les 0 °C. Les sommets atlasiques enregistrent quant à eux des minimas glaciaux, compris entre -15 et -26 °C.

Heatmap des températures moyennes nocturnes au sol au Maroc (première quinzaine de janvier 2026).

En 2024, l’examen des sols révélait des températures anormalement élevées pour la saison, avec des minima ne descendant pas sous les 6 °C en haute altitude et des moyennes de 15 à 25 °C dans le Centre et le Sud. L’année 2025 avait marqué un timide retour à la normale, malgré des anomalies chaudes ponctuelles, notamment en février et janvier (pic de 25,7 °C à Casablanca et de 25,8 °C à Rabat le 21 janvier 2025).

Le début d’année 2026 semble ainsi marquer un retour à des conditions hivernales plus normales. Toutefois, la position géographique du Maroc le rend particulièrement vulnérable aux événements climatiques extrêmes, dont la fréquence et l’intensité sont accentuées par le changement climatique. Cette vulnérabilité rend nécessaire une vigilance constante et une adaptation progressive de nos territoires face aux différents aléas.

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Le marché du plomb : une fausse accalmie avant la tempête ?

L’année 2026 a débuté par la flambée de plusieurs métaux précieux et stratégiques, portée par l’or, l’argent et le cuivre.

Le cours du plomb, lui, a légèrement remonté après être passé sous le seuil des 2.000 dollars la tonne en novembre 2025. Marqué par une volatilité périodique, ce métal de base entre dans plusieurs segments de l’industrie, ce qui lui confère une place stratégique sur les marchés.

Évolution du cours du plomb dans le marché des métaux de Londres (LME).

Son allié chimique, l’étain, s’est quant à lui distingué par une montée puissante, dépassant le seuil des 50.000 dollars la tonne, alors qu’il dépassait rarement la barre des 35.000 dollars en 2024.

La production nationale : un ancrage historique à l’épreuve de la volatilité

 Le Maroc occupe une place prépondérante sur l’échiquier minier : il se classe au 20ᵉ rang mondial et s’impose comme le 2ᵉ producteur africain de plomb. L’histoire du secteur minier témoigne d’ailleurs du rôle central que ce métal a joué dans l’industrie nationale tout au long du siècle dernier.

Auparavant, le Maroc tirait profit non seulement de l’extraction de minerai, mais également de la valorisation à travers une fonderie qui n’a pas pu survivre à cause de la chute des cours des métaux. En 1960, il représentait plus de 21% de la valeur des produits miniers marocains, hors phosphates.

Aujourd’hui, le leadership national est assuré par la Compagnie minière de Touissit (CMT) via son site minier de Tighza. Cette mine historique fait figure d’exception, car elle est l’une des rares au Maroc à avoir maintenu une activité ininterrompue depuis 1956.

La mine de Tighza produit en moyenne 23.885 tonnes de concentré de plomb par an, auxquelles s’ajoute l’extraction de métaux associés tels que le zinc et l’argent.

En attente des résultats du quatrième trimestre de 2025, l’année 2025 affiche une dynamique positive avec une production de concentré ayant atteint 20.985 t sur la période de janvier à septembre 2025, soit une hausse de 15%. La conjonction de la flambée de l’argent et de la stabilisation des cours du plomb devrait logiquement permettre à la mine de réaliser de solides performances au quatrième trimestre 2025 et au premier trimestre 2026.

En seconde position, le groupe Managem, à travers son site polymétallique de Guemassa, complète l’offre nationale avec une production de 7.668 t de concentré de plomb.

Cours du plomb : une valeur boursière en deçà de sa valeur stratégique

En 2025, les cours du plomb se sont généralement situés en dessous du seuil de 2.000 dollars la tonne. Cette tendance marque un léger repli par rapport aux niveaux observés en 2024, où les prix se maintenaient généralement au-dessus de ce seuil.

Début 2026, les prix sur le marché des métaux de Shanghai (SMM) ont dépassé ceux de la bourse des métaux de Londres (LME).

D’après le marché des métaux de Shanghai, les stocks détenus par les sociétés minières et les fonderies ont chuté à leur plus bas niveau depuis 16 mois, une situation aggravée par des maintenances industrielles des fonderies qui limitent la production de lingots.

Cette situation s’explique principalement par la volatilité des stratégies commerciales des fournisseurs sur le marché chinois. Face à l’incertitude, certaines fonderies ont liquidé leurs stocks par crainte d’une baisse des prix, tandis que d’autres ont conservé leurs marchandises en anticipant une hausse.

S’ajoute à cela le fait que les acheteurs en aval se sont principalement approvisionnés via des contrats à long terme. Si certains ont profité des baisses de prix pour constituer des stocks, les transactions au comptant sont restées faibles. Cette faible activité s’explique notamment par l’optimisme des fournisseurs et leur réticence à vendre, limitant ainsi l’offre disponible sur le marché au comptant.

La volatilité du marché du plomb peut provoquer de soudaines pénuries d’approvisionnement. Ce fut le cas en 2018, lorsque le cours a dépassé 2.800 dollars la tonne, un impact fortement ressenti par les industriels marocains.

Contrairement à l’idée reçue qui limite son rôle à la fabrication des batteries, le plomb présente de nombreuses applications stratégiques dans l’industrie. En plus d’être utilisé comme alliage, il sert de précurseur pour la production de métaux critiques comme le cuivre, l’étain et le platine. Il joue également un rôle clé dans le recyclage des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) et compte plus de vingt applications essentielles dans les secteurs de l’industrie aérospatiale et de la défense.

Par ailleurs, son utilisation dans les batteries ne devrait pas décliner, malgré le développement de nouvelles technologies telles que les batteries LFP et NMC. Les batteries au plomb devraient représenter environ 7% de la demande dans le domaine du stockage stationnaire d’énergie (BESS) à l’horizon de 2035.

Dans le plomb, un concentré de valeur

Au Maroc, les indices plombifères sont abondants et présentent souvent un caractère polymétallique. Ils sont fréquemment associés au zinc et à l’argent, mais également à des métaux précieux (comme l’or ou le cuivre) ou critiques (nickel, cobalt, antimoine…).

Le projet minier de Boumadine, dont l’exploitation industrielle devrait débuter à l’horizon 2030, incarne une nouvelle génération de mines au Maroc axée sur l’exploitation de plusieurs métaux. L’unité de traitement prévue permettrait de produire trois types de concentrés : plomb, zinc et pyrite (sulfure de fer).

Par la suite, les concentrés à forte teneur en or et en argent pourraient être commercialisés directement auprès de fonderies spécialisées, ou traités localement.

À cet égard, des négociations sont en cours avec l’État pour la construction d’une fonderie dans la région de la mine. Cette infrastructure permettrait de séparer et de valoriser localement l’argent, l’or, le plomb et le zinc de Boumadine, captant ainsi la valeur ajoutée sur le territoire national au lieu d’exporter des concentrés bruts – un modèle où la marge bénéficiaire profite historiquement aux pays transformateurs.

En attendant l’aboutissement d’une fonderie, ces concentrés, quoique n’étant pas du métal pur, bénéficient d’un marché porteur en Chine. Leur haute commercialité est due à la présence de fonderies à grande capacité, spécialisées dans leur affinage en or ou en argent natif.

La compagnie canadienne a d’ailleurs démontré la rentabilité du projet récemment. Entre novembre et décembre 2025, le traitement de 13.498 t de stocks historiques (laissés par l’ancien exploitant du plomb) a livré des résultats probants. Avec des teneurs moyennes de 192 g/t d’argent et 2,87 g/t d’or, cette exploitation a permis de produire un total de 1.245 onces d’or (environ 38 kg) et 83.480 onces d’argent (environ 2,5 t).

Gaz naturel : le Maroc accélère ses importations et prépare la montée en puissance de la demande

Les importations marocaines en gaz naturel ont enregistré une évolution annuelle de 4,5%, d’après le dernier bulletin de la société espagnole de réserve stratégique de produits pétroliers (CORES). Durant le mois de novembre 2025, le Maroc a constitué la principale destination des exportations gazières espagnoles, constituant une part de 41,5%.

En 2026, le rôle du gaz devrait évoluer alors que la demande en énergie continuera à croître, portée par de nouvelles demandes énergétiques et un contexte géopolitique incertain, dont une possible attaque américaine contre l’Iran qui pourrait bouleverser le Moyen-Orient.

Bien que plusieurs risques subsistent, S&P Global estime que la nouvelle année se matérialisera par une forte augmentation de l’offre de gaz naturel liquéfié (GNL) prévue sur le marché jusqu’à l’horizon 2030.

L’évolution de la demande nationale en gaz naturel

Au Maroc, la demande en gaz naturel est principalement soutenue par le secteur électrique. Ce dernier représente une part de 3,7% dans la consommation énergétique nationale, soit l’équivalent de 840.751 tonnes d’équivalent pétrole (TEP), mobilisant une puissance installée gazière de 860 MW en 2024.

S’agissant des approvisionnements extérieurs, sur la période allant de décembre 2024 à novembre 2025, les importations de gaz depuis l’Espagne ont totalisé 10,114 TWh, enregistrant ainsi une progression de 2,6%.

Parallèlement, la demande industrielle, notamment celle en gaz naturel comprimé (GNC), a connu des fluctuations liées à la production locale. Dans le bassin du Gharb, l’exploitation menée par la compagnie britannique SDX/ONHYM, qui approvisionnait plusieurs industriels, a vu sa production décliner progressivement. Alors qu’elle atteignait une moyenne annuelle de 50 millions de mètres cubes par le passé, elle n’a pas dépassé les 17 Mm³ en 2024.

En revanche, le gisement de Meskala continue de faire preuve de stabilité en fournissant un volume moyen d’environ 30 Mm³, exclusivement destiné à couvrir les besoins énergétiques du groupe OCP à Youssoufia.

À court terme (2026), de nouvelles alternatives sont en cours de développement pour relancer la production nationale. Parmi les projets les plus prometteurs figurent celui de Guercif, actuellement en phase de certification, et celui du Loukos, en cours de relance. Ces initiatives devraient permettre, à terme, d’augmenter à nouveau l’offre de gaz naturel pour l’industrie.

Augmentation progressive de la demande en gaz naturel au Maroc (source : MTEDD).

À l’horizon 2028, la concrétisation de la première phase des infrastructures gazières marquera un tournant majeur. Elle permettra de porter la demande annuelle à 5 milliards de mètres cubes. Cette hausse sera tirée par l’entrée en service de la centrale à gaz de Nador, ainsi que par la satisfaction de la demande industrielle de Mohammédia et de Kénitra, qui seront reliées via l’extension du gazoduc Maghreb-Europe (GME).

À l’horizon 2030, la demande en gaz naturel devrait grimper à 12 MMm³ grâce à la seconde phase de développement de l’infrastructure gazière. Celle-ci visera notamment à renforcer les capacités de réserve des centrales électriques à gaz et à assurer le raccordement du pôle industriel de Jorf Lasfar.

Un engagement américain à moyen terme pour le doublement de ses exportations de GNL

Certes, la production nationale ne peut actuellement satisfaire les besoins énergétiques du Maroc. Cependant, plusieurs opportunités internationales émergent et constituent justement le moteur de la feuille de route nationale du gaz (2024-2030).

L’année 2025 marque ainsi une étape importante dans l’épopée gazière de plusieurs pays africains. C’est le cas du Sénégal et de la Mauritanie, qui ont démarré la première phase d’exploitation du gisement GTA, tandis que le Sénégal s’apprête également à développer son champ de Yakaar-Teranga.

Outre-Atlantique, les États-Unis sont déterminés à consolider leur position de premier fournisseur mondial de gaz naturel liquéfié. La capacité totale de liquéfaction opérationnelle du continent américain s’élève déjà à 141,93 Mt/an. Ce chiffre considérable sera rapidement augmenté par les 85,73 Mt/an en cours de construction, avec un objectif total avoisinant 305,71 Mt/an, soit plus du double de la capacité américaine actuelle à l’échelle de 2033.

Cet engagement financier massif dans de nouvelles capacités de liquéfaction, qui se développe de manière intensive depuis une décennie à travers les Amériques, ne représente pas un simple cycle de prospérité éphémère. Il s’agit d’une transformation structurelle du marché mondial de l’énergie. Avec des centaines de millions de tonnes de nouvelles capacités prévues pour entrer en service entre 2025 et 2033, notamment dans le golfe du Mexique, le continent est en train de réécrire la carte énergétique mondiale.

C’est dans ce contexte que le Maroc entend tirer parti de cette dynamique. Grâce à sa position géographique par rapport à ces routes stratégiques du GNL, le développement des ports de Dakhla Atlantique et d’un terminal atlantique complémentaire (sur le site de Mohammédia ou de Jorf Lasfar), en plus du projet Nador West Med, permettra au pays de bénéficier de ces investissements américains massifs et de sécuriser ses approvisionnements.

Stratégie marocaine : flexibilité des approvisionnements face à la volatilité mondiale

L’essor exponentiel des terminaux d’importation et d’exportation de GNL, porté notamment par les États-Unis, ne diminue en rien la pertinence des projets de gazoduc. Pour preuve, deux banques américaines sont actuellement en pourparlers pour financer, à hauteur d’un milliard de dollars, un gazoduc transcontinental porté par des producteurs argentins.

Dans cette même dynamique, le projet titanesque du gazoduc Afrique Atlantique (GAA) prévoit une capacité de 30 MMm³ par an. Sur ce volume, 15 MMm³ seront destinés à l’Europe, tandis que l’autre moitié soutiendra la souveraineté énergétique de 13 nations, dont trois pays africains enclavés.

La viabilité économique du projet a d’ores et déjà été confirmée par des études techniques et financières réalisées par des cabinets internationaux. L’année 2026 marquera un virage stratégique avec la finalisation du financement et la boucle des décisions finales d’investissement (FID). Le début des travaux est estimé à 2027, pour une mise en service et un « premier gaz » (first gas) attendus en 2029 ou début 2030.

La première phase consistera, d’une part, à relier le Sénégal au Maroc et, d’autre part, à étendre le West African Gas Pipeline pour connecter le Nigeria à la Côte d’Ivoire. La seconde phase permettra ensuite d’interconnecter ces deux tronçons nord et sud, y compris avec les pays enclavés.

Cette dynamique s’inscrit dans un intérêt mondial continu pour le gaz en tant qu’énergie de transition. Les États-Unis, premier fournisseur mondial, illustrent cette tendance en continuant d’investir massivement dans les infrastructures d’exportation et dans l’exploration de nouveaux champs, notamment de gaz de schiste (gaz non conventionnel).

Au niveau national, l’exploration gazière au Maroc devrait poursuivre son développement. Si les projets avancent comme prévu en 2026, ils viendront renforcer davantage la stratégie marocaine du Gas-to-Power. À cet effet, la relance du champ d’Anchois pourrait jouer un rôle catalyseur. Son démarrage est susceptible d’attirer de nouveaux investissements, d’autant que la zone recèle d’autres potentiels gaziers. Ces réserves restent toutefois à confirmer par des forages, seule méthode capable de certifier la présence et la productivité réelle d’un gisement.