Après un premier flux de gaz naturel en décembre 2025, l’opérateur du champ de Tendrara, Mana Energy a réussi la mise en service des deux puits de production (TE-6 et TE-7) et leurs sections respectives dans le système de collecte de gaz (Gas Gathering System) ont été testées. Cette opération a été menée avec succès et en toute sécurité, a annoncé Sound Energy dans un communiqué publié ce 26 janvier 2026.

« Les puits TE-6 et TE-7 ont été mis en débit avec succès dans le cadre de la mise en service du réseau de collecte de gaz, et nous attendons avec intérêt la mise en service de la génération de l’énergie par gaz », a déclaré Majid Shafiq, CEO de Sound Energy.

Pour répondre aux besoins énergétiques du site de Tendrara, l’électricité est conçue pour être produite grâce à sept groupes électrogènes à gaz d’une puissance de 2.260 kVA chacun, ainsi qu’à deux groupes diesel de 1.600 kVA.

Dans les prochaines semaines, les générateurs à gaz seront mis en service et testés avec du gaz naturel provenant de l’un des puits de développement de la phase 1 de Tendrara, après séparation des liquides. Une fois mise en service, elle permettra de remplacer progressivement le diesel, plus coûteux, et ainsi de réduire significativement les coûts d’exploitation et les émissions de gaz à effet de serre du site.

D’autre part, le ministère de la Transition énergétique a approuvé la prolongation de la période d’exploration du permis d’Anoual, jusqu’au 7 septembre 2028, avec un engagement ferme de forer un puits ciblant principalement les réservoirs du Trias (représentant l’analogue des champs de gaz en Algérie).

Conformément à l’article 24 du code des hydrocarbures, l’extension de la période de validité nécessite la cession d’une partie de la zone couverte par les permis d’exploration. Le périmètre est ainsi passé de 8.873 km² à 5.031 km² et la surface rendue devient libre à la recherche.

« L’approbation de la prolongation des permis d’exploration d’Anoual est également très positive, car elle garantit davantage de temps et de clarté pour faire progresser un programme d’exploration bien défini sur une zone très prometteuse dans l’est du Maroc », a expliqué Majid Shafiq.

Stratégique, le forage du puits M5 présente pourtant des chances de succès 50/50. Il pourrait néanmoins révéler un gisement contenant au moins 9 milliards de mètres cubes de gaz initialement en place.

Le forage, dont le financement est déjà entièrement sécurisé, sera majoritairement pris en charge par la filiale énergétique de Managem. La participation de Soud Energy est, quant à elle, plafonnée à 2,57 millions de dollars américains. En cas de succès, Managem devrait acquérir un jeu de données sismiques 3D de 150 km² et forer un puits d’exploration supplémentaire.

Sur le point d’atteindre la production commerciale, le champ devrait produire initialement jusqu’à 100 millions de mètres cubes de gaz par an pendant une durée d’exploitation de dix ans (phase I de développement). Dans une seconde phase, la production annuelle devrait être portée à 400 millions de mètres cubes. Ce gaz naturel est destiné à alimenter la production d’électricité. Il sera transporté via le gazoduc Maghreb-Europe (GME) qui fera également l’objet d’un projet de développement dans le cadre de la feuille de route nationale de gaz naturel.