Comme l’avait mentionné Médias24 dans un précédent article, huit nouvelles aires protégées, représentant une superficie totale de 507.000 hectares, sont en cours de création. Ces projets ont été officialisés par des décisions gouvernementales publiées dans le Bulletin officiel en date du 16 juin 2025.
Il s’agit de six parcs naturels et de deux réserves (une réserve naturelle et une réserve biologique) :
- Parc naturel de Beni Snassen : situé entre les provinces de Berkane et Oujda-Angad, il couvre une superficie de 16.474 ha.

- Parc naturel de Bouhachem : s’étendant sur les provinces de Tétouan, de Larache et de Chefchaouen, il couvre 81.503 ha.

- Parc naturel de Tamga : situé dans la province d’Azilal, il s’étend sur 14.000 ha.

- Parc naturel de Jbel Grouz : établi dans la province de Figuig, il représente la plus vaste aire parmi les nouvelles créations, avec pas moins de 178.900 ha.

- Parc naturel de Chekhar : localisé dans la province de Jerada, il s’étend sur 66.300 ha.

- Parc naturel du Plateau central : situé dans la province de Khémisset, il couvre 148.880 ha.

- Réserve biologique de Sidi Boughaba : située dans la province de Kénitra, elle se déploie sur une superficie de 613 ha.

- Réserve naturelle de l’archipel d’Essaouira : située dans la province d’Essaouira, elle couvre 47 ha.

Pour rappel, le Maroc dispose d’un réseau de 10 parcs nationaux, représentant les principaux écosystèmes du pays sur une superficie totale de 772.000 ha. Il s’agit de : Toubkal (1942), Tazekka (1950), Souss Massa (1991), Iriqui (1994), Ifrane, Talassemtane, Haut Atlas oriental, Al Hoceima (2004), Khenifiss (2006) et Khénifra (2008).
À ce réseau s’ajoutent 154 sites d’intérêt biologique et écologique (SIBE), couvrant 2,5 millions d’hectares. Une partie d’entre eux ont été intégrés au réseau national, les autres bénéficient de mesures spécifiques de conservation, selon l’Agence nationale des eaux et forêts (ANEF).
Le Maroc compte également :
- 38 zones humides classées Ramsar, couvrant 300.000 ha.
- 29 réserves de faune avec des populations semi-captives.