« Lors de la réunion de haut niveau à Ankara, nous avons discuté avec nos partenaires turcs des moyens de diversifier nos exportations et d’augmenter le niveau d’investissement des opérateurs turcs au Maroc », nous a déclaré une source autorisée avant de revenir sur les prochaines étapes.
Un forum au Maroc et une réunion BtoB à Istanbul
Concernant la demande du Maroc de stimuler ses exportations, notre interlocuteur a affirmé qu’après avoir évalué les chiffres de la balance commerciale en leur faveur, les responsables turcs se sont dits prêts à consentir des efforts. Les modalités seront annoncées en septembre prochain, lors d’un forum avec les opérateurs turcs des secteurs public et privé qui se tiendra au Maroc.
Cet événement, qui comptera la présence du ministre turc du Commerce extérieur, permettra, selon lui, d’avancer sur les discussions avant une réunion B2B prévue à Istanbul entre les hommes d’affaires des deux pays pour booster les exportations du Maroc et améliorer ses chiffres.
Exportations agroalimentaires et investissements turcs dans le secteur du textile marocain
En attendant ces événements, notre source affirme que deux éléments essentiels ont été discutés à Ankara, à savoir de permettre au Maroc d’exporter plus de produits agroalimentaires comme les haricots qui manquent au marché turc, et d’inciter ses opérateurs à investir davantage dans le Royaume pour y produire des matières premières nécessaires à la confection des produits textiles.
« Sachant que nos 12 accords de libre-échange stipulent que nos exportations doivent comporter au moins 60% d’intrants produits sur place, nous avons demandé aux industriels turcs de multiplier les investissements dans notre secteur du textile », a précisé notre interlocuteur, en rappelant que le Maroc manque de matières premières nécessaires (tissu, fils, boutons, fermeture éclair, braguettes…).
Le déficit commercial devrait diminuer à partir de 2026
L’implantation d’entreprises turques permettra de développer les exportations du secteur textile, mais aussi d’équilibrer la balance commerciale, qui se mesure également par la part des investissements.
Optimiste quant à la bonne volonté des autorités turques, notre source avance que les discussions qui se poursuivront jusqu’en septembre devraient aboutir à des compromis dans une approche win-win.
Tout en précisant que l’Accord de libre-échange ne sera pas révisé, il estime que les exportations marocaines vers la Turquie et les investissements turcs au Maroc devraient augmenter dès 2026.