Le conseil régional de Casablanca-Settat a adopté à l’unanimité (48 voies pour) ce 7 juillet, lors de sa session ordinaire, une décision autorisant son président, Abdellatif Maâzouz, à engager les démarches nécessaires et à prendre toutes les mesures requises pour permettre à la région de bénéficier de l’emprunt obligataire prévu à la rentrée.
1 MMDH sur 10 ans
Rappelons-le, la région a décidé de recourir aux marchés des capitaux pour lever des fonds afin de réaliser des projets inscrits dans le cadre du Plan de développement régional (PDR) 2022-2027.
L’appel d’offres pour cette opération a été lancé en juin 2024. Il consiste en l’étude et l’assistance à la préparation et au placement d’un emprunt obligataire de 1 milliard de DH (MMD) pour le conseil de la région, et ce, sur une durée de dix ans.
Ce marché a été remporté en novembre dernier par le groupement solidaire CDG Capital SA, Attijari Finances Corp et Upline Corporate Finance pour 1,5 MDH.
« Ce groupement s’est, par la suite, chargé de réaliser le roadshow de cette opération », a annoncé Abdellatif Maâzouz.
« Nous pensions émettre cet emprunt obligataire en avril dernier, mais nous avons constaté que des ressources financières restaient disponibles. Il n’y avait donc aucune raison de procéder à cette émission à ce moment-là. »
Un taux d’intérêt de 3,92% et un délai de grâce de deux ans
« D’un autre côté, en mars dernier, il y a eu une baisse du taux directeur de Bank Al-Maghrib, ce qui nous a permis d’avoir un taux de base plus faible de 2,72% et, ainsi, un taux d’intérêt de 3,92%, avec une prime de risque de 120 points de base ».
Et le président du conseil régional d’ajouter : « Le taux d’intérêt le plus bas dont nous disposons actuellement est de 5,4%. Celui obtenu dans le cadre de cette opération est donc très interessant ».
« Cet emprunt sera émis à la rentrée [soit en septembre prochain, ndlr], en espérant qu’il y aura une détente sur le taux directeur de Bank Al-Maghrib lors de son conseil trimestriel prévu en septembre, ce qui nous permettra de baisser davantage ce taux ».
Notons que la région a bénéficié d’un délai de grâce de deux ans dans le cadre de cette opération.
