Le procès en appel de l’affaire de la famille Jerando s’est ouvert le 9 juillet devant la Cour d’appel de Casablanca. Cette première audience, consacrée à des points de procédure, a été renvoyée au 23 juillet prochain pour permettre la préparation de la défense.
Lors de cette audience, la Cour a examiné une demande de mise en liberté provisoire introduite par Me Mustapha Aït Moussa, avocat de Aziz A. (condamné à deux ans de prison ferme en premier ressort). Il s’agit de l’un des sept suspects dans cette affaire.
Mais sa demande a été rejetée. Aziz A. reste ainsi en détention préventive, en attendant la reprise des débats.
Jusqu’à trois ans de prison ferme
Pour rappel, cette affaire concerne plusieurs membres de la famille Jerando ainsi que d’autres proches. Le 21 mai dernier, le tribunal correctionnel de Aïn Sbaâ a condamné sept individus à des peines allant de deux mois de prison avec sursis à trois ans de prison ferme.
Les condamnés ont également été tenus de payer solidairement les frais judiciaires, avec contrainte par corps au minimum.
L’affaire avait été très médiatisée et avait été marquée par une conférence de presse du ministère public qui en a détaillé les contours. Selon le parquet, ces personnes aidaient Hicham Jerando à faire du chantage et à diffamer des individus de la manière suivante :
- en lui fournissant des numéros de téléphone marocains utilisés pour créer des comptes sur les réseaux sociaux en vue de menacer des gens ;
- en l’assistant dans la modification et le montage de plusieurs vidéos, ainsi que la diffusion de fausses informations ;
- en recevant l’argent envoyé par les victimes de chantage ;
- en recevant ou en prospectant des affaires dont Hicham Jerando allait parler.
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