Selon les données arrêtées à fin juin 2025 par le ministère de l’Économie et des finances, le déficit budgétaire s’est établi à 31 MMDH, contre 27,5 MMDH à la même période de 2024, soit une aggravation de 3,5 MMDH en glissement annuel.
Les recettes ordinaires ont atteint 195,2 MMDH, en hausse de 17,7% par rapport à 2024. Cette évolution a été portée par une dynamique robuste des recettes fiscales (16,6%), notamment les impôts directs avec une forte performance de l’impôt sur le revenu et de l’impôt sur les sociétés.
Les recettes non fiscales ont également progressé significativement de 36%, tirées par une hausse remarquable des « autres recettes » 63,9%.
Côté dépenses, l’enveloppe globale s’élève à 226,2 MMDH à fin juin, en augmentation de 16,9% par rapport à l’année précédente. Les dépenses de biens et services ont augmenté de 20,7%, en raison notamment de la hausse des dépenses de personnel de 10,8% et des autres biens et services (38,6%).
La charge de la dette a progressé de 11,7%, tirée par la composante intérieure (21,2%), tandis que les charges de compensation ont reculé de 27,5%.
Les dépenses d’investissement se sont établies à 49,9 MMDH, en hausse de 6%. Ce niveau, combiné à la progression des charges ordinaires, explique le creusement du déficit budgétaire à 31 MMDH.
Voici, en infographie, la situation détaillée des finances publiques arrêtée à fin juin :
