Predator Oil & Gas a annoncé, dans un communiqué publié ce 1ᵉʳ aout 2025, les résultats des tests réalisés dans le puits MOU-3, situé dans la licence de Guercif.

Ces tests, qui ont commencé le 21 juillet 2025 et ont duré 10 jours, n’ont pas réussi à surmonter les dommages causés aux formations du réservoir de gaz naturel. Selon Predator, les programmes de boues et les pratiques de forage ne sont pas optimaux compte tenu de la nature de la géologie du réservoir actuellement établie.

La compagnie britannique ajoute que les puits MOU-1, MOU-2, MOU-3 et MOU-4, ainsi que les essais de certains puits ont été conçus sur la base des forages historiques dans le bassin du Gharb.

« Bien que la perforation ait été un succès, elle n’a pas encore permis de réparer complètement les dommages causés à la formation et de permettre au puits de couler. La montée en pression dans le puits est surveillée afin de déterminer si, avec le temps, les dommages peuvent être réparés », a déclaré Paul Griffiths, directeur général de Predator Oil & Gas.

Malgré ces tests non concluants, Predator est confiante en sa capacité à débloquer les ressources gazières de Guercif en cherchant à minimiser les dommages à la formation en respect avec la capacité du réservoir à produire des hydrocarbures en utilisant des fluides de forage spécialisés, si nécessaire, et en forant aussi loin que possible pour équilibrer les paramètres afin de compenser les zones de sable fin et meuble, susceptibles de s’éroder.

Pour cette fin, un nouveau puits, MOU-6, sera programmé et conçu pour atténuer les dommages causés à la formation et sera déterminant pour évaluer la productivité potentielle du puits et les performances du réservoir à plusieurs niveaux.

« Nous chercherons à exécuter le programme de forage MOU-6 le plus tôt possible cette année afin de maintenir l’élan », a annoncé Paul Griffiths.

Ce qu’il faut retenir :

  • La présence du gaz biogénique est incontestable et attestée par le flux du gaz lors du forage du puits Mou-3 en 2023.
  • Le défi de Predator réside dans la manière d’extraire ce gaz d’une manière sécurisée et durable.
  • À la lumière des derniers résultats de Mou-3, Predator Oil and Gas estime avoir trouvé la solution et va programmer un nouveau forage, Mou-6, avant la fin de l’année 2025.
  • À ce jour, les ressources certifiées sont modestes, de nature biogénique et qui, en raison de leur volume limité, ne sont pas adaptées à la production d’électricité, mais plutôt pour des usages sous forme de gaz naturel comprimé (CNG) destiné à l’industrie.