Selon un article de briefing publié par la revue américaine spécialisée dans l’analyse et les enjeux internationaux, World Politics Review, la dynamique du Maroc en faveur de la souveraineté marocaine sur le Sahara « semble inarrêtable » (seems unstoppable) ou « rien ne semble pouvoir l’arrêter ».

L’autrice, analyste en relations internationales, Alana Moceri, rappelle que ce conflit, entamé il y a un demi-siècle, a connu un tournant diplomatique en 2020, lorsque le président américain Donald Trump a reconnu le plan d’autonomie proposé par Rabat. Position qui a depuis été appuyée par l’Espagne, la France, le Royaume-Uni et l’Allemagne, rejoignant ainsi plus d’une centaine de pays membres de l’ONU favorables à ce plan.

Depuis 2020, Rabat a intensifié son offensive diplomatique en déplaçant le discours de l’angle sécuritaire vers un accent mis sur le développement économique. Parmi les projets phares figurent le port atlantique de Dakhla, d’un coût estimé à 1,2 milliard de dollars, et une autoroute à un milliard de dollars reliant Dakhla à Tanger. Le Maroc envisage également de relier ce futur hub aux États sahéliens enclavés — Mali, Burkina Faso et Niger — pour faciliter leur accès aux marchés mondiaux.

Pour World Politics Review, cette stratégie d’intégration économique porte déjà ses fruits sur le plan diplomatique. Le soutien britannique au plan d’autonomie s’inscrit dans une volonté de renforcer les échanges commerciaux et d’ouvrir de nouveaux marchés. La France, de son côté, a salué les efforts de développement et promis d’accompagner le Maroc « au bénéfice des populations locales ».

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