La TGR vient de publier la situation des recettes et dépenses du budget général de l’État, sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises. En voici les principaux points.

Forte hausse des recettes brutes: +19,2%. Les recettes de la fiscalité continuent de battre tous les records de progression.

  • Les recettes douanières nettes (compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux de 58 MDH à fin juillet 2025) sont en hausse de 5,8%. Cette rubrique comprend la TIC sur les produits énergétiques (en net) en hausse de 14,2%. La TVA à l’importation en progression de 4,5%.
  • La TIC sur les tabacs en hausse de 12,6%.
  • l’accroissement des recettes nettes de la fiscalité domestique de 21,3%, compte tenu de remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux supportés par le budget général. Ces restitutions et remboursements se sont élevés à 11.255 MDH à fin juillet 2025 contre 8.030 MDH un an auparavant.
  • L’IS a augmenté de 31,9%. Ce chiffre tient compte de restitutions qui ont été de 3.004 MDH à fin juillet 2025 contre 1.697 MDH un an auparavant.
  • l’IR a progressé de 20,4%, compte tenu de restitutions qui ont été de 268 MDH à fin juillet 2025 contre 224 MDH un an auparavant. Les recettes de l’IR sur profits immobiliers ont connu une hausse de 15,7% par rapport à leur niveau à fin juillet 2024. Les recettes de l’IR à fin juillet 2025 comprennent un montant de 3,8 MMDH provenant de l’opération de régularisation volontaire de la situation fiscale du contribuable instituée par la loi de finances pour l’année 2024.
  • La TVA à l’intérieur est en hausse de 8,5%, compte tenu des remboursements supportés par le budget général qui ont été de 7 813 MDH à fin juillet 2025 contre 5.997 MDH un an auparavant.
  • La hausse des recettes non fiscales de 34,4% en raison notamment de l’augmentation des versements des comptes spéciaux du Trésor au budget général (14.470 MDH contre 8.748 MDH), des recettes de monopoles (9.346 MDH contre 5.124 MDH) et des fonds de concours (2.163 MDH contre 601 MDH).
  • On note l’absence pour le moment de recettes au titre de la privatisation et des produits de cession des participations de l’État, qui ont été de 1,7 MMDH un an auparavant.
  • Monopoles et participations
    Les recettes des monopoles et participations se sonbt élevées à 9.346 MDH à fin juillet 2025 contre 5.124 MDH à fin juillet 2024, en hausse de 82,4% ou +4.222 MDH.
    Les recettes à fin juillet 2025 ont été versées notamment par Bank Al-Maghrib (4 MMDH contre 2,6 MMDH), l’Agence de la conservation foncière (2,5 MMDH contre 2 MMDH) et OCP (2,2 MMDH alors qu’à fin juillet 2024 aucune recette n’avait été encaissée à ce titre).

Un taux d’émission des dépenses de 55%.

  • Une progression des dépenses ordinaires de 15,4%.
  • On note la hausse de 16,7% des dépenses de biens et services, résultant de l’augmentation de 11,5% des dépenses de personnel et de 25,1% des autres dépenses de biens et services ;
  • L’augmentation de 10,8% des charges en intérêts de la dette ;
  • Le recul de 19,2% des émissions de dépenses au titre de la compensation ;
  • La hausse de 39,7% des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux.
  • Hors dépenses ordinaires, on note une hausse des dépenses d’investissement émises de 10,5%, passant de 59,2 MMDH à fin juillet 2024 à 65,4 MMDH à fin juillet 2025, en raison de l’augmentation de 6,7% des dépenses des ministères et de 14,6% des dépenses des charges communes.

→ Les soldes du Trésor.

Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, l’exécution de la loi de finances fait ressortir :

  • un solde ordinaire positif de 16,4 MMDH contre un solde ordinaire positif de 7,6 MMDH un an auparavant;
  • un déficit du Trésor de 53,7 MMDH, compte tenu d’un solde négatif de 4,8 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’État gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 35,3 MMDH à fin juillet 2024 compte tenu d’un solde positif de 16,3 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA.

Notons que le gouvernement dispose encore de marges intéressantes pour faire baisser le déficit puisqu’il n’a pas encore actionné les privatisations ni les fameux financements innovants.

Finances publiques juillet 2025
Recettes et dépense du Trésor

 

 

 

 

 

 

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