À Casablanca, les anciens habitants de Douar Bih expriment leur colère. En soutien à leurs doléances, la section Bernoussi de l’Association marocaine des droits humains (AMDH) s’est exprimée via un communiqué publié le 22 août.
Selon ce communiqué, les habitants de Douar Bih avaient reçu la promesse de quitter leur domicile pour s’installer dans le quartier Nassim, dans l’arrondissement de Moulay Rachid. “C’est donc sur cette base qu’ils ont accepté la démolition de leurs maisons et ont patienté plus de trois mois dans des conditions précaires”. Mais au moment de la distribution des logements, tout a changé.
Les habitants concernés confirment cet état de fait dans des déclarations à la presse. Selon ces derniers, le projet qui leur avait été présenté avant la démolition de leurs habitations était convenable. Mais il s’avère “complètement différent de celui qui leur est finalement proposé”.
Un projet différent ?
Selon l’AMDH, les autorités ont orienté les familles vers un autre quartier. Il s’agit du quartier Anaîm, dans la zone de Chichane. Les habitants décrivent cet endroit comme isolé et inadapté. Ils dénoncent l’absence d’infrastructures essentielles. “Pas d’écoles, pas de commerces et pas de transport à proximité. Les logements, eux, sont non seulement inachevés, mais ils ne répondent même pas aux critères d’un habitat digne”, selon les concernés.
Selon l’AMDH, chaque famille doit payer 100.000 DH pour obtenir son logement.
Comme dans les autres opérations de relogement, les citoyens s’acquittent de cette somme, tandis que l’État prend en charge le reste. Une avance de 20.000 DH est versée par les familles pour réserver le logement.
Ces familles rappellent qu’elles vivent déjà dans une grande précarité et que “les habitats proposés ne valent pas un tel investissement” de leur part.
En plus de la colère, les habitants expriment leur incompréhension et s’interrogent sur les raisons du changement du programme d’habitation qui leur a été proposé.
Un dossier à suivre…