L’islamologue va faire appel de sa première condamnation pour viol en Suisse devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), ont indiqué ses avocats à l’AFP. « La défense prend acte de la décision du Tribunal fédéral et la conteste. (…) Le dernier mot appartiendra désormais à la Cour européenne des droits de l’homme », ont-ils indiqué dans un communiqué.

Dans la nuit du 28 au 29 octobre 2008, Tariq Ramadan et une femme s’étaient rencontrés dans un hôtel de Genève. En 2024, la Cour de justice genevoise était « arrivée à la conclusion qu’il s’était alors rendu coupable de viol », le condamnant à trois ans de prison dont un an ferme, rappelle le Tribunal fédéral. Il avait été acquitté en première instance en 2023 par la justice genevoise.

La plaignante avait porté plainte dix ans après les faits, encouragée par les plaintes déposées par des femmes en France en 2017.