Abdennebi Manar, l’ex-directeur général de l’Aviation civile au Maroc, a souligné par la même occasion qu’après le Covid-19, « les professionnels craignaient une rupture dans la croissance du trafic aérien, mais la réalité a été différente. Le secteur a connu une très forte reprise ».
« Il est donc nécessaire d’actualiser les prévisions de trafic et de redimensionner les infrastructures aéroportuaires en conséquence, tant sur le plan physique que fonctionnel », a-t-il également souligné.
Et d’ajouter : « L’une des leçons majeures de la période Covid est l’importance de la digitalisation. Elle permet d’améliorer la fluidité des aéroports et de réduire l’impact sur le trafic en cas de crises comme celle de 2020. Le secteur aérien a été le premier touché par la pandémie, il a donc été décidé pour les années à venir de renforcer deux axes prioritaires, à savoir la digitalisation et l’optimisation de l’emploi au sein des aéroports ».
En effet, les retards et encombrements sont souvent liés à des interventions humaines inefficaces. Des problèmes de maintenance non détectés ou des déplacements inutiles de personnel peuvent provoquer des retards conséquents. « Une digitalisation efficace, intégrée dès la construction des plateformes aéroportuaires, des pistes et des terminaux, permet d’intervenir immédiatement et de réduire ces délais ».
« Les expériences menées jusqu’à l’année dernière ont démontré qu’une telle approche permet de réduire de 30% le temps d’accès à l’avion et de près de 60% les temps d’attente. Ces gains représentent une véritable alternative pour augmenter la capacité des aéroports sans nécessiter l’agrandissement des infrastructures physiques », a-t-il conclu.