Dans un communiqué, la Coordination syndicale a indiqué accueillir favorablement cette invitation, « même si elle intervient avec retard ». Elle rappelle avoir tenu, dès la rentrée sociale, une réunion de ses secrétaires nationaux consacrée aux évolutions du système de santé, au dialogue social et au suivi de l’exécution de l’accord du 23 juillet 2024 signé avec le gouvernement.

Le secteur connaît une recrudescence des protestations dénonçant la dégradation des services publics de santé et réclamant leur amélioration. La Coordination met en garde contre la tendance à rendre les professionnels de santé responsables de ces dysfonctionnements, rappelant qu’ils sont « structurels et liés aux politiques publiques menées depuis des décennies ». Elle appelle à des mesures concrètes pour garantir le droit à la santé pour tous, tout en valorisant les ressources humaines et en améliorant leurs conditions de travail.

S’agissant de la réunion avec le ministre, la Coordination insiste sur la nécessité d’accélérer la mise en œuvre de l’accord du 23 juillet 2024, en particulier :

  • l’adoption de l’amendement du décret de 2017 relatif au statut des infirmiers et techniciens de santé, incluant trois revendications : ajout d’années de bonification, création du statut de « haut cadre de santé » et intégration des administrateurs infirmiers ;
  • la modification du décret relatif aux infirmiers auxiliaires pour y intégrer l’ajout d’années de bonification ;
  • l’adoption du décret sur l’indemnité des programmes de santé ;
  • la finalisation du dispositif sur l’amélioration des conditions de promotion, à travers un décret spécifique ou intégré aux statuts particuliers ;
  • la révision du décret relatif aux indemnités de garde et d’astreinte, avec une hausse de leur valeur, leur extension aux catégories techniques et administratives, et la suppression de « l’anomalie de l’indemnité de rendement » ;
  • la publication du décret sur la mobilité, concernant l’ensemble des fonctionnaires du secteur (groupements sanitaires territoriaux, Agence du sang, Agence des médicaments, administration centrale et autres établissements publics de santé) ;
  • l’adoption des textes relatifs à l’indemnisation pour l’encadrement et la supervision des stages ;
  • la résolution du dossier des diplômés de l’École nationale de santé publique et des médecins du travail ;
  • la mise en place du décret créant un nouveau statut pour les assistants de santé, incluant notamment les techniciens du transport sanitaire, les ambulanciers et les assistants en soins.

La Coordination revendique également :

  • la représentation de toutes les catégories professionnelles dans les conseils d’administration des groupements sanitaires territoriaux ;
  • l’élaboration du statut de l’Agence du sang et de l’Agence des médicaments ;
  • la tenue d’une réunion avec le directeur du groupement sanitaire territorial de Tanger-Tétouan-Al Hoceïma pour examiner le démarrage de ses activités, son organisation et sa structuration, en veillant à ce que les responsabilités soient attribuées selon des critères de compétence, transparence et objectivité ;
  • une rencontre avec le directeur de l’Agence du médicament et des produits de santé.