Le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Rachid El Khalfi, a déclaré que « les autorités poursuivront, dans le respect de la responsabilité institutionnelle, les mesures de protection de la sécurité et de l’ordre publics, en faisant preuve de retenue et en évitant toute provocation, d’une part, et en respectant scrupuleusement les textes légaux et règles professionnelles, d’autre part ».

S’exprimant sur les événements et les violences survenues le 30 septembre, le porte-parole du ministère rappelle que certaines régions du Royaume ont connu « des manifestations et attroupements dans l’espace public, organisés en dehors du cadre légal, en réponse à des appels anonymes diffusés via les réseaux sociaux ».

« Il convient enfin de souligner que toutes les personnes reconnues coupables d’actes ou de comportements tombant sous le coup de la loi feront l’objet d’un traitement rigoureux et ferme, conformément aux dispositions légales en vigueur, et que toutes les responsabilités et conséquences juridiques seront établies dans le cadre des procédures judiciaires, sous la supervision du parquet compétent », poursuit-il.

« Les forces publiques sont intervenues pour disperser ces rassemblements en veillant strictement au respect des dispositions juridiques et professionnelles régissant leur travail. Le recours à ces interventions, dans certains cas, était la dernière option face à une minorité d’instigateurs et de fauteurs de troubles, après épuisement de toutes les autres voies.

« Les interventions sécuritaires reposent sur trois axes essentiels. Il s’agit de la gradualité et la modération, sachant que le recours à la force n’a eu lieu qu’à des niveaux très bas, et ce après épuisement de tous les moyens pacifiques. Il était question, en fait, de la dispersion des attroupements avec les moyens conventionnels et les sommations légales.

« Ces interventions ont été proportionnelles à travers l’usage de moyens appropriés et limités, sans faire recours à des mesures excessives.

« Les interventions modérées ont été précédées par de multiples mesures ayant pour but d’éviter toute confrontation, comprenant des sommations légales et des alertes.

« Le recours à l’intervention dans certains cas était le dernier choix après épuisement de tous les autres moyens en vue de faire face à une minorité d’instigateurs et de fauteurs de troubles.

Et de conclure : « Tout en veillant à porter ces éléments à la connaissance de l’opinion publique nationale, le ministère de l’Intérieur réaffirme que les autorités publiques ont toujours été et resteront engagées à assumer leur devoir de manière responsable, en préservant l’ordre public et en garantissant l’exercice des droits et libertés, y compris la liberté de manifestation pacifique, dans son cadre légal et réglementaire ».