À l’ouverture de la journée du 3 octobre, les contrats futurs sur l’or « futures » se négociaient à plus de 3.888 dollars l’once, un niveau inédit.

Depuis quatre jours, le métal jaune enchaîne des records quotidiens, sans montrer le moindre signe d’essoufflement. Il s’agit de la septième semaine consécutive de hausse.

La veille, le 2 octobre, les « futures » avaient même franchi le seuil de 3.923 dollars, renforçant l’idée que le cap des 4.000 dollars n’est plus qu’une question de temps.

Les autres métaux précieux ont suivi une trajectoire similaire. L’argent est resté stable autour de 47 dollars l’once, après une progression hebdomadaire de 2,3%, et le platine a cédé 0,6% à 1.567 dollars.

Les moteurs de l’or : Fed, emploi et incertitude budgétaire

Cette envolée trouve ses racines dans un double moteur. D’abord, les derniers chiffres de l’inflation aux États-Unis ont ravivé la conviction que la FED procédera à une nouvelle baisse de 25 pb des taux directeurs lors du meeting prévu fin octobre, après avoir déjà réduit les taux en septembre.

Les marchés, privés de statistiques officielles en raison du shutdown et contraints de se tourner vers les données privées, jugent désormais hautement probable un nouvel assouplissement monétaire.

Dans le même sens, les rapports sur l’emploi ont montré un net affaiblissement du marché du travail américain, accentuant la pression sur la Fed pour agir.

L’autre moteur de la hausse réside dans l’incertitude, alimentée notamment par le blocage budgétaire. Si les marchés actions semblent avoir choisi d’ignorer l’impact immédiat d’un shutdown, jugé limité au regard des précédents, l’or a profité de ce climat de tension institutionnelle.

Mais, cette prime de risque a été tempérée par l’optimisme boursier, nourri par l’engouement autour de l’intelligence artificielle et par la perspective d’un cycle monétaire plus accommodant.