La Caisse nationale des organismes de prévoyance sociale (CNOPS) a annoncé qu’à compter du 1er décembre 2025, elle ne reconnaîtra plus les ordonnances préétablies d’analyses de biologie médicale dans le traitement des dossiers de soins.
Dans une correspondance adressée au président du Conseil national de l’Ordre des médecins, le directeur par intérim de la CNOPS alerte sur la généralisation de cette pratique, consistant à utiliser des ordonnances préremplies où les médecins cochent simplement les analyses à effectuer.
Si cet outil vise à simplifier et accélérer la prescription, il présente, selon la CNOPS, des risques importants, notamment celui de voir des examens non justifiés médicalement ajoutés par les patients eux-mêmes ou prescrits sans lien direct avec leur état de santé.
L’organisme explique que cette mesure s’inscrit dans sa démarche de « maîtrise médicalisée des dépenses de soins, en particulier celles liées aux analyses de biologie médicale, qui représentent une part significative des remboursements ».