Le retrait de sept licences sanitaires et la suspension de onze autres interviennent dans le cadre des opérations d’inspection menées durant la campagne 2024-2025, qui ont également abouti à l’élimination de 41 tonnes d’huile non conforme et à la transmission de 73 dossiers d’infractions aux autorités compétentes.
Interrogé par Médias24 sur les raisons de ces décisions, l’ONSSA cite plusieurs types de non-conformités constatées lors des tournées d’inspection effectuées dans les unités de production autorisées sur le plan sanitaire.
Il s’agit notamment du non-respect des normes d’hygiène dans les locaux de production, de transformation, de manipulation ou d’entreposage des produits ; de l’utilisation de substances non autorisées ou non conformes, comme des pesticides interdits ou un dépassement des limites maximales de résidus dans les produits végétaux.
L’Office cite également des problèmes de traçabilité, des insuffisances dans l’étiquetage ainsi que des manquements au système d’autocontrôle interne que chaque établissement est tenu de mettre en œuvre.
En cas de non-conformité, les services de l’ONSSA établissent un rapport d’inspection détaillant les infractions relevées. L’autorisation sanitaire de l’établissement peut alors être suspendue temporairement, le temps de corriger les anomalies constatées. Si les corrections ne sont pas effectuées dans le délai imparti, l’ONSSA procède au retrait définitif de l’autorisation, précise encore l’Office.
À ce jour, 779 unités disposent d’un agrément sanitaire, selon les données communiquées par l’ONSSA.
« Aucune huile d’olive marocaine rappelée en Europe »
L’Office dément les informations relayées récemment à propos du rappel d’une prétendue cargaison d’huile d’olive marocaine en Europe pour cause de résidus de chlorpyrifos, un insecticide interdit.
L’ONSSA précise que le cas évoqué en Belgique remonte à 2024 et qu’il ne concernait pas un produit identifié comme marocain. En effet, l’Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca) avait constaté l’absence de données d’étiquetage obligatoires, notamment le numéro de lot et la date de péremption, rendant impossible la traçabilité de l’origine du produit. « Aucune preuve n’a permis d’établir que cette huile provenait du Maroc », souligne l’ONSSA.
Des vérifications ont été effectuées par les services de l’Office dans l’unité de production mentionnée dans les rumeurs, concluant à la conformité des produits aux normes sanitaires en vigueur. L’ONSSA assure qu’aucune cargaison d’huile d’olive exportée depuis le Maroc n’a été renvoyée.
L’Office indique avoir multiplié les contrôles sur les résidus de pesticides dans les fruits et légumes, y compris les olives. Le nombre d’échantillons analysés est passé de 1.536 en 2020 à 6.635 en 2025, soit quatre fois plus en cinq ans.