La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tanger a condamné le rappeur franco-marocain Maes, de son vrai nom Walid Georgey, à sept ans de prison ferme pour “constitution d’une bande criminelle”, “tentative d’enlèvement et de séquestration”, et “incitation à commettre des crimes et délits”. Le verdict est tombé le 25 novembre 2025, après onze mois de détention préventive.
Dans cette affaire, 11 personnes, dont Walid Georgey, sont impliquées. Certains ont écopé de peines plus lourdes que celle de Maes. Certains co-accusés étaient également poursuivis pour “trafic international de drogue” et “faux et usage de faux”.
De 1 an de prison à 10 ans de réclusion
Dans le détail, voici les autres peines prononcées :
- M.L. reçoit 10 ans de réclusion ;
- T.L. écope de 7 ans de prison ferme ;
- A.C., A.M.K., W.S. et M.E.F. reçoivent 5 ans d’emprisonnement, chacun ;
- M.E.M., M.Z., M.N.A.C. et I.D. obtiennent un an de prison avec sursis ainsi qu’une amende de 1.000 DH.
La Cour d’appel de Tanger a également imposé aux accusés le paiement solidaire des dépens, avec contrainte par corps, et ordonné la confiscation des objets saisis au profit de l’État. Elle lève également l’interdiction de quitter le territoire pour M.E.M.
Par ailleurs, les demandes de l’Administration des douanes, constituée partie civile, ont été jugées recevables par la Cour qui a également condamné M.L., A.C. et T.L. à verser 23,6 millions de DH solidairement, en guise de dédommagement.
Une précédente condamnation en France
Pour rappel, les autorités compétentes ont présenté le rappeur Maes au parquet de Tanger le 21 janvier dernier pour soupçon d’incitation au meurtre. À ce moment-là, plusieurs spéculations circulaient sur un éventuel lien entre cette affaire et une précédente condamnation en France.
Selon le quotidien français “Le Parisien”, Maes faisait l’objet d’un mandat d’arrêt dans un dossier de violences en réunion commises en 2018. Le tribunal correctionnel de Paris l’avait condamné par contumace en juin 2024 à dix mois de prison ferme et 10.000 euros d’amende, après ses absences répétées aux audiences de 2023 et 2024. Le quotidien précise que le rappeur vivait alors à Dubaï.
À ce stade, aucun élément ne relie la condamnation prononcée au Maroc à celle actée en France. Les deux décisions concernent des faits totalement distincts.