Quinze ans de réclusion pour six individus condamnés dans l’affaire d’agression sexuelle du jeune Bachir.
Son histoire avait ému et mobilisé les Marocains en août dernier. Connue sous le nom du “Drame d’El Jadida”, l’affaire concerne le jeune Bachir, 13 ans, sexuellement agressé par plusieurs individus lors du moussem de Moulay Abdellah Amghar, entre le 11 et le 15 août 2025.
À l’époque, et selon plusieurs proches de la victime, le jeune garçon avait réussi, malgré ses souvenirs flous dus à la consommation involontaire de stupéfiants, à reconnaître neuf de ses bourreaux sur quatorze individus avec qui il partageait une tente lors du Moussem. Seuls cinq avaient été placés en détention.
100.000 DH de dédommagement
La Cour d’appel d’El Jadida a reconnu, ce mardi 2 décembre, six individus coupables d’attentat à la pudeur sur mineur avec violences et de facilitation de la consommation de stupéfiants.
La juridiction a prononcé quinze ans de réclusion pour chaque accusé, assortis des dépens, avec une contrainte par corps au minimum.
Les six condamnés doivent également verser, solidairement, des indemnisations civiles :
- 1 dirham (symbolique) à l’Organisation marocaine des droits de l’homme ;
- 1 dirham (symbolique) à l’Observatoire national des droits de l’enfant ;
- 100.000 dirhams à Zohra M., au nom de son fils mineur Bachir A.
Le jeune Bachir, originaire de Youssoufia, est décrit par ses proches comme vivant dans une situation de précarité. Orphelin de père, il vit avec sa mère qui souffre de troubles mentaux, selon plusieurs témoignages.
Pour rappel, dès les premiers jours suivant l’éclatement de l’affaire, et sur instruction de la Princesse Lalla Meryem, présidente de l’Observatoire national des droits de l’enfant, le Dispositif national psychotrauma de l’enfant est intervenu pour accompagner le mineur.