Predator Oil & Gas a dévoilé, ce 17 décembre, sa feuille de route pour l’année prochaine 2026. Au Maroc, son objectif phare reste le projet gazier de Guercif pour lequel elle opte de sécuriser les financements nécessaires pour son développement.
La compagnie britannique a indiqué qu’elle était en cours de discussion avec deux parties concernant un projet de développement, entièrement financé, de gaz naturel comprimé et/ou l’investissement dans une micro-unité de liquéfaction pour la production de gaz naturel liquéfié (semblable à Tendrara), dans la licence onshore de Guercif.

« Au Maroc, nous avons atteint, à l’issue du programme de travail de 2025, une position qui nous permet désormais de tirer parti de nos découvertes de gaz pour garantir un partenariat de financement en vue d’un programme d’appréciation et d’un potentiel programme de développement », a déclaré Paul Griffiths, CEO de Predator Oil & Gas.
À cet effet, Predator prévoit de finaliser, au premier trimestre 2026, un rapport révisé sur ses ressources, intégrant les études de 2025. Selon ses nouvelles interprétations, les ressources en gaz des structures MOU-1 et MOU-3, initialement estimées à 1,7 milliard de mètres cubes, devraient être révisées à la hausse.
La hausse des ressources gazières de Guercif repose sur le forage du puits MOU-6. Initialement prévu au quatrième trimestre 2025, ce forage n’a pas encore été réalisé et permettra de valider la présence ou l’absence d’une ressource supplémentaire de l’ordre de 12 MMm3.
La mise en œuvre de ces programmes de développement, orientés vers une cession progressive, est conditionnée à la réalisation préalable d’une étude d’impact environnemental et d’une étude d’ingénierie préliminaire. Pour Predator, ces études ont pour objectif de sécuriser, d’une part, les meilleures conditions de négociation pour la monétisation du gaz découvert et, d’autre part, l’adhésion des partenaires existants à une éventuelle décision finale d’investissement (FID) et au programme de développement subséquent.
Sous réserve de la finalisation d’un accord incluant un mécanisme de financement pour son projet gazier, Predator prévoit de déposer une demande de licence d’exploitation d’ici la fin du troisième trimestre 2026.
Rappelons qu’en 2025, la compagnie britannique a foré le puits MOU-5 sans y découvrir de gaz commercial, à l’exception de quelques traces d’hélium. L’évaluation post-forage de l’entreprise indique que le réservoir cible, le TAGI (source du gaz à Tendrara et des grands champs gaziers d’Algérie), n’a pas été atteint par ce forage.
Le volume de gaz découvert précédemment par Predator était modeste et ne justifie pas d’investir dans une unité de liquéfaction. La commercialisation sous la forme de gaz naturel comprimé (GNC), adapté à des fins industrielles, qui nécessite un investissement bien moindre, a été privilégiée. Cependant, si de nouvelles ressources se confirmaient via le forage du puits Mou-6, l’investissement dans une micro-unité de liquéfaction deviendrait plus rentable, d’autant que le projet est situé plus près du gazoduc Maghreb-Europe que le champ de Tendrara.