Depuis le lancement des classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE) en 2015, puis l’ouverture du secondaire qualifiant en 2017, le Lycée Mohammed VI d’excellence (LM6E) de Benguérir a accueilli plusieurs promotions d’élèves issus de différentes régions du Royaume.
Entre 2017 et 2026, 724 bourses d’excellence sous conditions de ressources ont été accordées à d’anciens élèves poursuivant leurs études dans les grandes écoles françaises, selon les données communiquées par l’établissement. Ces bourses visent à accompagner des parcours académiques dans des filières sélectives à l’international.
Toujours selon le LM6E, l’évolution du nombre de bénéficiaires sur cette période, avec une hausse notable à partir de 2020, s’explique à la fois par l’élargissement du nombre d’élèves éligibles et par la structuration progressive des dispositifs d’accompagnement financier.
Le recrutement en CPGE repose sur des critères académiques sélectifs, combinés à une logique de représentativité géographique à l’échelle nationale. L’établissement indique accueillir des élèves provenant de la quasi-totalité des provinces du Royaume et de milieux sociaux variés.
Concernant les débouchés, le LM6E fait état de résultats réguliers aux concours nationaux et internationaux. Chaque année, environ la moitié des élèves de CPGE intègrent des écoles d’ingénieurs françaises parmi les plus sélectives, tandis que l’autre moitié rejoint des établissements marocains de référence, notamment dans le domaine de l’ingénierie.
Au-delà de l’intégration des grandes écoles, l’établissement souligne que plus de 15% des anciens élèves issus des CPGE sont engagés dans un doctorat ou exercent dans des activités de recherche, au Maroc ou à l’étranger.
L’ouverture du secondaire qualifiant en 2017 a complété ce dispositif par une préparation académique en amont. En 2025, la prise en charge financière des élèves atteignait 99,6%, selon les chiffres communiqués. Le recrutement national permet, par ailleurs, d’assurer une diversité territoriale peu fréquente dans les établissements à forte sélectivité. La proportion de filles s’élève à 78%, un indicateur que l’établissement associe à l’attractivité des filières scientifiques auprès des jeunes femmes.
Dix ans après son lancement, le LM6E a engagé une phase de déploiement territorial. Initialement implanté à Benguérir, le modèle a été étendu à d’autres villes, notamment Rabat et Laâyoune, dans l’objectif affiché d’élargir l’accès à ce type de formation sur le plan géographique.