Le CHU Mohammed VI d’Agadir se dote de sa première plateforme de chirurgie robotique

Le lancement de ce projet s’est concrétisé par la réalisation effective de premières interventions chirurgicales robotiques menées avec succès par des équipes médicales, paramédicales et techniques marocaines.

La chirurgie robotique repose sur l’utilisation du robot chirurgical de dernière génération  »Revo-i », offrant une vision tridimensionnelle haute définition (3D) et un contrôle précis des gestes chirurgicaux, a expliqué Imad Ziouziou, professeur en urologie, lors d’un point de presse tenu à l’occasion du démarrage de ce projet.

Cette technologie permet d’améliorer la sécurité et la précision des interventions, de limiter les complications postopératoires et de favoriser un rétablissement plus rapide des patients, a-t-il précisé.

Le chirurgien demeure pleinement responsable de l’acte opératoire, le robot constituant un outil d’assistance avancé au service de la performance médicale, a-t-il insisté, notant que l’adoption de cette technologie s’inscrit dans une phase initiale progressive et encadrée, garantissant une utilisation optimale et sécurisée, et concerne plusieurs spécialités chirurgicales sous la supervision de compétences nationales reconnues.

La mise en œuvre de ce projet a nécessité la constitution d’une équipe marocaine pluridisciplinaire hautement qualifiée, composée de chirurgiens, d’anesthésistes, d’équipes infirmières et de techniciens spécialisés ayant bénéficié d’un programme de formation certifié, alliant enseignement théorique et pratique, au sein du CHU Mohammed VI d’Agadir.

Cette démarche vise à garantir une exploitation optimale et sécurisée du système  »Revo-i », tout en consolidant durablement les compétences nationales.

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’un investissement public d’un montant de 26.349.840 dirhams.

Cette avancée majeure marque une première à l’échelle du continent africain, à travers l’intégration du système de chirurgie robotique avancé ‘‘Revo-i » au sein d’un établissement public.

(Avec MAP)

L’AMMPS alerte sur des risques d’insuffisance rénale aiguë liés à certains produits de lissage capillaire

Des données scientifiques internationales ont mis en évidence que l’acide glyoxylique, absorbé par voie cutanée, peut se transformer en cristaux au sein de l’organisme, susceptibles de s’accumuler dans les reins et de provoquer des atteintes rénales, explique l’Agence dans une note d’information.

Face à ces risques, l’AMMPS recommande aux professionnels de la coiffure de s’abstenir d’utiliser des produits de lissage capillaire contenant cette substance. Elle appelle également les utilisateurs à consulter immédiatement un médecin en cas de symptômes inhabituels, survenant pendant ou après un lissage capillaire, tels que des nausées, une fatigue intense ou des douleurs lombaires.

Par ailleurs, l’Agence invite les professionnels de santé à renforcer leur vigilance face à d’éventuels cas d’insuffisance rénale aiguë associés à ces pratiques esthétiques, et à interroger les patients sur une utilisation récente de produits de lissage capillaire en présence de signes cliniques compatibles.

L’AMMPS rappelle enfin que tout événement indésirable survenant après l’utilisation d’un produit cosmétique, y compris les produits de lissage capillaire, doit être systématiquement déclaré à l’Agence dans le cadre du dispositif national de cosmétovigilance.

Le CESE plaide pour une stratégie nationale de l’économie du soin au Maroc

Longtemps invisible et peu reconnue, l’économie du soin a été au centre d’une rencontre organisée par le CESE.

Intervenant lors de cette rencontre, Abdelkader Amara, président du Conseil, a souligné que les services disponibles, publics ou privés, restent insuffisants, mal répartis sur le territoire et incapables de répondre aux besoins croissants.

Les programmes existants pour les enfants, les personnes âgées, les femmes ou les personnes en situation de handicap restent fragmentés et centrés sur des réponses institutionnelles ou sanitaires, laissant les familles assumer l’essentiel, malgré la fragilité de ces solidarités.

Majoritairement assuré par les femmes, ce travail de soin a des conséquences économiques et sociales importantes. Il accentue les inégalités de genre, fragilise les parcours professionnels et limite la participation des femmes à la vie économique et sociale.

Selon le Haut-Commissariat au Plan, intégrer ce travail non rémunéré dans les comptes économiques pourrait faire croître le PIB national de 19%, dont 16% seraient imputables aux femmes.

Pour Zahra Zaoui, membre du CESE et rapporteure de l’avis sur l’économie du soin, ce secteur représente un levier majeur pour le développement humain et social du Maroc. Elle plaide pour une stratégie nationale structurée et intégrée, capable de reconnaître la valeur du soin, de professionnaliser ses métiers, d’améliorer la qualité des services et de répartir équitablement les responsabilités entre familles, État, collectivités, professionnels et société civile.

Quatre axes

Le CESE propose ainsi la mise en place d’une Stratégie nationale du soin inclusive et durable, structurée autour de quatre axes principaux :

– Faire de l’économie du soin un enjeu national stratégique :

Il s’agit de structurer l’économie du soin à autrui en en faisant un enjeu national stratégique. Le CESE propose la création d’un mécanisme de gouvernance impliquant l’État, les collectivités, le secteur privé et la société civile, l’établissement d’un cadre juridique unique, l’intégration de l’économie du soin dans toutes les stratégies sectorielles, ainsi que la déclinaison territoriale de la stratégie pour un accès équitable aux services.

Le CESE insiste aussi sur la co-construction avec le secteur privé et la société civile, et sur la mise en place d’un système de suivi et de valorisation pour reconnaître économiquement le travail de soin, rémunéré ou non.

 – Valoriser les métiers du soin et reconnaître les professionnels :

Le Conseil recommande la structuration et la professionnalisation du secteur à travers une nomenclature nationale des métiers, un cadre de formation et de certification, ainsi que la garantie de conditions de travail décentes et d’une protection sociale universelle, y compris pour les travailleurs informels.

Le CESE insiste également sur la reconnaissance des aidants familiaux, via des congés spécifiques, des formations certifiantes, des dispositifs de répit et des compensations financières intégrées aux systèmes de protection sociale, tout en appelant à la régulation des services d’intermédiation afin d’en assurer la qualité et la transparence.

– Assurer une répartition équitable du soin à autrui :

Il préconise des investissements accrus dans les infrastructures sociales de base, notamment les crèches, les établissements médico-sociaux et les services à domicile, afin de réduire la charge du soin non rémunéré pesant principalement sur les femmes.

Le CESE recommande également l’élargissement des critères d’éligibilité des programmes sociaux dans le cadre du Régime de solidarité universelle, en intégrant systématiquement les besoins en soin des ménages. Il appelle par ailleurs à l’adoption de dispositifs favorisant la conciliation entre vie professionnelle et vie familiale, à l’instauration d’un cadre fiscal incitatif pour l’économie du soin et à l’octroi de subventions durables aux initiatives de soin de proximité.

 – Développer une économie du soin adaptée aux réalités marocaines :

Le Conseil encourage la mise en place de solutions innovantes et culturellement appropriées, favorisant notamment le maintien à domicile, les dispositifs d’accueil partagé et les modèles intergénérationnels.

Il recommande aussi l’encadrement des mécanismes de prise en charge solidaire, le lancement de programmes de recherche et d’innovation dédiés, la mobilisation de financements ciblés à fort impact social, ainsi que le développement d’innovations technologiques et sociales, notamment numériques, afin d’améliorer l’accès, la qualité et l’efficacité des services de soin.

La Fondation Yzza Slaoui reconnue d’utilité publique

Cette reconnaissance officielle intervient après des années d’engagement soutenu sur le terrain en faveur des populations les plus vulnérables au Maroc, selon le communiqué.

La Fondation structure son action autour de cinq piliers : infrastructures de développement et espaces de vie, accès aux services essentiels tels que la santé et l’éducation, développement des compétences et autonomisation communautaire, accès aux ressources vitales et solidarité humanitaire, ainsi que promotion de la culture et de la photographie.

L’accès au statut d’utilité publique permet à la Fondation de mobiliser la générosité publique de manière continue et offre à ses partenaires privés et institutionnels des avantages fiscaux liés au mécénat.

 »L’obtention de l’utilité publique est une reconnaissance institutionnelle qui nous oblige à l’excellence. Elle nous dote d’outils nécessaires pour passer à l’échelle supérieure et multiplier notre impact auprès des citoyens les plus vulnérables », a déclaré Madame Kenza Bensalah, présidente de la Fondation.

 »Nous tenons à exprimer notre reconnaissance aux autorités publiques pour la confiance, ainsi qu’à l’ensemble des acteurs qui nous accompagnent dans cette mission. Cela nous encourage à poursuivre nos efforts avec la même exigence de transparence et de dignité humaine », a conclu Mme. Bensalah.

Égypte-Maroc : les chefs de la diplomatie réaffirment la solidité des relations bilatérales

Cet échange a réuni le ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’émigration et des Égyptiens à l’étranger, Badr Abdelatty, et son homologue marocain, Nasser Bourita, ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger. Il s’inscrit dans le cadre de la concertation et de la coordination régulières entre les deux pays frères.

Les deux responsables ont salué l’évolution positive des relations égypto-marocaines dans les domaines politique, économique et commercial, mettant en avant la solidité des liens historiques entre les deux nations.

Ils ont exprimé leur volonté commune de poursuivre le renforcement des partenariats bilatéraux, notamment dans les domaines politique, économique et de l’investissement, au service des intérêts partagés des deux pays.

L’entretien a également porté sur les préparatifs en cours pour la tenue prochaine de la Haute Commission mixte, prévue en présence des chefs de gouvernement des deux pays, dans l’objectif de donner une nouvelle impulsion à la coopération bilatérale.

Par ailleurs, les deux ministres ont échangé leurs points de vue sur plusieurs questions régionales et internationales d’intérêt commun, soulignant l’importance de maintenir une coordination étroite et d’intensifier les consultations durant la période à venir, afin de soutenir la sécurité et la stabilité régionales et de renforcer l’action arabe et africaine commune face aux défis actuels.

CAN Maroc 2025 : 6 milliards de vues numériques

Avec 5,2 milliards de vues de vidéos, la CAN Maroc 2025 a illustré l’ampleur de son rayonnement et l’enthousiasme exceptionnel des supporters africains, a indiqué la Confédération africaine de football (CAF), qui explique cette progression remarquable en grande partie par la mobilisation massive de la diaspora, qui a permis à la CAF de toucher de nouveaux publics à l’échelle internationale.

Les contenus liés au tournoi  »buts spectaculaires, moments décisifs, accès aux coulisses et réactions des supporters » ont circulé rapidement à travers frontières, langues et cultures, faisant de la compétition un rendez-vous sportif de portée mondiale, poursuit la CAF.

Le niveau d’engagement a également battu des records avec 285 millions d’interactions.

TikTok s’est imposée comme la plateforme phare de la dynamique numérique de la compétition, avec plus d’un million de vidéos publiées par les supporters sous le hashtag #TotalEnergiesAFCON2025, transformant la CAN en un véritable phénomène culturel au-delà des terrains.

Les célébrations originales, analyses tactiques, contenus humoristiques, musiques et tendances vestimentaires ont contribué à toucher un public plus jeune et diversifié, offrant au football africain une visibilité inédite.

Avec ces chiffres record et une communauté digitale dynamique, le tournoi établit une nouvelle référence dans la manière dont le football africain est vécu et célébré à travers le monde, conclut la CAF.

Bad Weather Disrupts Maritime Traffic at Tanger Med

Port authorities have indicated have indicated that maritime traffic within the Tanger Med port complex may face disruptions, or even temporary suspension, starting Tuesday, January 27, 2026, due to adverse weather conditions.

Updates will be issued in line with the evolving situation and the phased resumption of services.

Passengers are urged to check with their maritime companies for updates on their crossings.

5e Forum parlementaire Maroc-France les 29 et 30 janvier à Rabat

Le Parlement marocain abrite, les 29 et 30 janvier, les travaux de la 5e session du Forum parlementaire Maroc-France.

Cette session sera présidée, côté marocain, par le président de la Chambre des représentants, Rachid Talbi El Alami, et le président de la Chambre des conseillers, Mohamed Ould Errachid, et, côté français, par le président du Sénat, Gérard Larcher, et la présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet.

L’ordre du jour comprend quatre séances thématiques réunissant des parlementaires des deux pays, au cours desquelles seront débattues des questions stratégiques.

La première séance portera sur « Les nouveaux horizons de la coopération bilatérale », tandis que la deuxième abordera le thème de « La sécurité et la lutte contre le terrorisme et le crime organisé ». La troisième séance portera sur « Les droits des femmes et la participation à la vie publique », alors que la quatrième se penchera sur « La transition énergétique et les énergies renouvelables ».

Ces séances seront marquées par la participation significative de nombreux ministres et responsables des secteurs concernés du côté marocain. Le Forum connaîtra également une intense activité diplomatique et des entretiens bilatéraux entre les deux parties.

Cet évènement s’érige en plateforme stratégique de dialogue, de consultation et d’échange de points de vue entre les parlementaires marocains et leurs homologues français, en vue de coordonner les positions et d’examiner les différentes questions d’intérêt commun entre les deux pays.

Sous sanctions de l’UE, le pétrolier Chariot Tide escorté vers Tanger Med

Un pétrolier sous sanctions de l’Union européenne pour avoir transporté du pétrole russe a été escorté jusqu’au port de Tanger Med, par un navire de sauvetage espagnol, a indiqué, mardi 27 janvier 2026, la marine marchande espagnole.

Le Chariot Tide, qui naviguait sous pavillon mozambicain et s’appelait jusqu’en novembre Marabella Sun, figure sur la liste des sanctions de l’Union européenne depuis novembre 2024 pour avoir aidé la Russie à exporter du pétrole.

Selon l’Union européenne, le navire a eu recours à  »des pratiques maritimes irrégulières et à haut risque  ».

Il est également soumis à des sanctions au Royaume-Uni, selon le gouvernement britannique.

Trafic maritime perturbé à Tanger Med en raison du mauvais temps

Le trafic maritime au sein du complexe portuaire de Tanger Med pourrait connaître des perturbations, voire une suspension temporaire, depuis le mardi 27 janvier 2026, en raison de conditions météorologiques défavorables, ont indiqué les autorités portuaires.

Des mises à jour seront communiquées en fonction de l’évolution de la situation et de la reprise progressive des services.

Les usagers sont invités à se rapprocher de leurs compagnies maritimes respectives pour toute information relative à leurs traversées.

La 23ᵉ édition d’Officine Expo-Pharma Africa Meeting les 30 et 31 janvier à Marrakech

Cette année, 15 délégations internationales (dont 11 africaines) et plus de 4.500 professionnels de santé sont attendus, avec 51 conférences, ateliers et tables rondes sur la prévention, l’innovation et le rôle du pharmacien dans le parcours de soins.

Le Village de l’Innovation mettra en avant start-up, nouvelles technologies et solutions concrètes pour la pharmacie de demain, autour de trois axes : digitalisation, expérience patient et bien-être mental.

Parmi les thèmes phares : la santé féminine, la prise en charge des patients sous psychotropes et la substitution médicamenteuse, illustrant les grandes évolutions du secteur.

Cette édition sera aussi l’occasion de renforcer les échanges entre pharmaciens, institutions et acteurs internationaux, tout en mettant en lumière le savoir-faire marocain et africain dans le domaine pharmaceutique.

L’ONMT poursuit son élan vers 26 millions de touristes à l’horizon 2030

Le conseil d’administration de l’Office national marocain du tourisme (ONMT) s’est réuni ce mardi 27 janvier sous la présidence de la ministre du Tourisme, de l’artisanat et de l’économie sociale et solidaire, Fatim-Zahra Ammor, pour faire le point sur le bilan 2025 et valider le plan d’action et le budget 2026.

Cette rencontre intervient dans un contexte de forte dynamique touristique. Le Maroc continue de battre des records et de dépasser les tendances mondiales, souligne l’ONMT.

« Ce que nous observons aujourd’hui dans le tourisme n’est pas le fruit du hasard, mais le résultat de décisions prises à des moments clés depuis 2021, sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI », a expliqué la ministre. « La feuille de route 2023-2026 en est l’exemple concret. Notre objectif est de construire un tourisme performant, durable et bénéfique pour tous les Marocains, partout dans le Royaume, en ville comme en zone rurale ».

En 2025, près de 20 millions de touristes ont visité le pays, soit une hausse de 14% par rapport à 2024. Les recettes touristiques ont atteint 124 milliards de DH à fin novembre, en progression de 19%, tandis que les nuitées globales ont augmenté de 9%.

La connectivité aérienne a joué un rôle clé dans cette dynamique : +12% de capacité, plus de 12 millions de sièges, nouvelles lignes long-courriers comme Atlanta-Marrakech et création de bases aériennes au Maroc.

Le marketing touristique a également été modernisé, avec une approche digitale et data-driven, combinant campagnes multicanales, marketing d’influence et contenus à forte valeur ajoutée. Cette stratégie a été mise en lumière lors de grands événements, comme la CAN 2025, à travers la campagne « Maroc, terre de football », qui a contribué à renforcer l’attractivité des territoires et la notoriété du Royaume.

Le conseil a validé le plan d’action 2026 et le budget associé, visant notamment 26 millions de touristes d’ici 2030, l’accélération de la digitalisation et de l’intelligence artificielle, ainsi qu’une croissance touristique responsable et durable.

Le rapport d’activité 2025 et le bilan financier de l’ONMT ont été approuvés par l’ensemble des administrateurs, tout comme les projets structurants prévus pour 2026, alignés avec la feuille de route du secteur.