Dans un communiqué, le Club des avocats au Maroc estime que les propos du président de la Fédération sénégalaise de football, accusant le Royaume du Maroc, dépassent largement le cadre de la critique sportive pour s’inscrire dans une logique de « calomnie institutionnelle ». En mettant en cause l’équité procédurale de la Confédération africaine de football (CAF), le dirigeant sénégalais porterait, selon les avocats, une atteinte directe à l’intégrité et à la crédibilité des instances africaines du football.
Le Club des avocats au Maroc souligne que les allégations formulées sont « dépourvues de toute substance probatoire » et portent gravement atteinte à l’honneur des institutions sportives marocaines et africaines. Il y voit une tentative de détourner l’attention d’échecs organisationnels internes, en alimentant une rhétorique de suspicion susceptible de fragiliser la cohésion du football africain.
Selon le communiqué, ces déclarations ne relèvent pas d’une opinion personnelle, mais constitueraient une violation manifeste des principes fondamentaux régissant le sport international.
Références explicites aux règlements de la FIFA et de la CAF
Sur le plan juridique, le Club des avocats rappelle que les propos incriminés seraient contraires aux obligations de neutralité, de loyauté et d’intégrité prévues par les articles 14, 15 et 16 du Code d’éthique de la FIFA, ainsi que par l’article 82 du Code disciplinaire de la CAF.
Les avocats évoquent également une possible qualification de diffamation et de comportement offensant, au sens de l’article 23 du Code d’éthique de la FIFA et de l’article 131 du Code disciplinaire de la CAF, exposant leur auteur à des sanctions pouvant aller d’amendes substantielles à des interdictions d’exercer toute activité liée au football pendant plusieurs années.
Le Club des avocats au Maroc annonce son intention d’activer les mécanismes de signalement prévus par les règlements internationaux, notamment l’article 60 du Code d’éthique de la FIFA et l’article 43 du Code disciplinaire de la CAF. Ces dispositions permettent à toute personne ou autorité de saisir officiellement les organes juridictionnels compétents afin qu’une enquête préliminaire soit ouverte.
En conclusion, le Club affirme qu’aucune frustration sportive ne saurait justifier des accusations mettant en cause la probité des institutions. Il met en garde contre des « sorties médiatiques irresponsables » susceptibles de nuire à la fraternité africaine et réaffirme que la dignité du football marocain ne peut faire l’objet d’attaques impunies.