Une délégation du polisario s’est récemment rendue à Washington dans le cadre de contacts avec des responsables américains, alors que le dossier du Sahara marocain connaît une phase de recomposition diplomatique marquée par l’implication des États-Unis.

D’après différentes sources médiatiques, le négociateur américain a clairement fait savoir à la délégation que le référendum n’était plus envisagé comme option politique, et que le plan d’autonomie proposé par le Maroc constituait le seul cadre de discussion soutenu par Washington. Cette position s’inscrit dans la continuité de la reconnaissance américaine de la souveraineté du Maroc sur son Sahara et dans l’approche qualifiée de « réaliste et pragmatique ».

Aucun élément public ne fait état d’une ouverture à d’autres scénarios ni d’un infléchissement de la ligne américaine sur ce dossier, ce qui expliquerait l’absence de résultats concrets à l’issue de la visite du polisario à Washington.

Des négociations directes évoquées à partir de février

Parallèlement, plusieurs sources issues de milieux séparatistes indiquent que des discussions directes pourraient débuter au début du mois de février, impliquant les différentes parties concernées, dans un format distinct du cadre onusien classique.

Ces mêmes sources reconnaissent toutefois que les États-Unis n’envisageraient aucune autre issue que celle fondée sur le plan d’autonomie marocain, ce qui limiterait de facto le périmètre des discussions à cette option.

Un récit médiatique algérien en décalage

Dans ce contexte, certains médias algériens ont commenté la visite du polisario à Washington en la présentant comme un échec imputé à une prétendue « imposition » de la position marocaine par les États-Unis. Ces analyses, fortement idéologisées, relèvent davantage d’un positionnement éditorial que d’éléments factuels nouveaux, et ne s’appuient sur aucune annonce officielle américaine ou onusienne allant dans ce sens.

Sur les réseaux sociaux et dans certains cercles diplomatiques, cette phase est décrite comme une séquence décisive, marquée par une méthode américaine plus directe, des échanges discrets et une volonté d’accélération du processus. Dans ce cadre, le Maroc poursuit le travail d’actualisation et d’affinage de son plan d’autonomie, présenté comme la base politique du règlement.

Sans annonces formelles à ce stade, cette dynamique confirme néanmoins une évolution du dossier du Sahara marocain vers un cadre de discussions resserré, centré sur l’autonomie, avec un rôle moteur des États-Unis et une marginalisation progressive des options précédemment évoquées.