L’Allemagne, la France et l’Italie affichent notamment de fortes baisses.

Ces marchés majeurs font aussi baisser les ventes européennes sur l’ensemble du premier semestre (-1,9%).

Les modèles à essence (-21,2%) et diesel (-28,2%) ont fortement reculé au premier semestre, remplacés par les modèles hybrides (+17,1%) qui représentent désormais plus d’un tiers du marché (34,8%).

Les voitures 100% électriques continuent aussi leur progression mais à un rythme plus modéré (+22%) que ces dernières années, avec une forte poussée en Allemagne comme en Belgique grâce à des avantages fiscaux.

Les électriques représentent 15,6% du marché européen.

« Nous sommes encore loin d’atteindre une adoption massive », a commenté l’ACEA, qui demande une révision des normes d’émissions de CO2 (qui conditionnent les ventes d’électriques). « Les consommateurs restent clairement prudents, et des mesures plus robustes pour encourager la demande resteront un élément crucial pour accélérer la transition. »

« La baisse notable des nouvelles immatriculations est également très préoccupante pour les constructeurs, à un moment où nous faisons déjà face à un environnement commercial de plus en plus imprévisible et à d’autres menaces pour la compétitivité », a poursuivi l’ACEA dans un communiqué.

Les voitures hybrides rechargeables (avec un moteur à essence et une batterie de taille modérée que l’on branche pour la recharger) ont connu un léger rebond (+19,5%) grâce à une fiscalité avantageuse dans certains pays et représentent 8,4% des ventes au premier semestre.

Le groupe Stellantis, numéro 2 européen, subit l’essentiel de la baisse en juin (-16,1% soit 30.000 ventes de moins), notamment sur ses marques Fiat et Citroën, en plein renouvellement de leur gamme.

Le leader Volkswagen suit la baisse du marché (-7,8%). Le numéro 3 Renault résiste (-0,5%) mais a quand même revu ses objectifs annuels à la baisse à cause de difficultés sur le marché des utilitaires.

Les groupes Toyota et Hyundai-Kia affichent aussi près de 10.000 ventes de moins en juin, et des parts de marché en baisse au premier semestre.