La Bourse de Paris se maintenait en baisse jeudi après-midi (-0,23%), face à des résultats d’entreprises contrastés, mais limitait la casse à la faveur d’indicateurs américains meilleurs que prévu.
A 15H40 (14H40 GMT), l’indice CAC 40 perdait 10,20 points à 4.386,71 points, dans un volume d’échanges de 2,2 milliards d’euros. La veille, il avait perdu 0,40%.
Le marché parisien, qui a ouvert à l’équilibre avant de faiblir, reste sur deux séances de baisse d’affilée, liées à des prises de bénéfices après avoir atteint un sommet depuis septembre 2008 en début de semaine.
« Le marché était revenu sur des niveaux élevés au-dessus de 4.400 points et manquait de catalyseurs pour aller encore plus haut », rappelle Andrea Tuéni, analyste chez Saxo Banque.
Le CAC 40 limitait toutefois ses pertes grâce à des indicateurs américains favorables.
Les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de façon inattendue pour la semaine close le 22 février et les commandes de biens durables ont accusé un recul un peu moins prononcé que prévu en janvier, même si celles de décembre ont été nettement révisées en baisse.
Dans la foulée, Wall Street a ouvert à l’équilibre.
Auparavant, le marché parisien avait peu réagi au ralentissement de l’inflation en Allemagne en février, à 1,2% contre 1,3% le mois précédent.
Même si cette baisse « est due à des facteurs temporaires, elle met sans le moindre doute la pression sur la BCE pour qu’elle agisse lors de sa prochaine réunion », la semaine prochaine, souligne Johannes Gareis, économiste chez Natixis.
Les analystes sont convaincus que la Banque centrale européenne (BCE) devra réagir à la baisse continue de l’inflation, qui fait courir le risque de déflation à terme.
Enfin, la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen, doit s’exprimer dans l’après-midi devant la Commission bancaire du Sénat, un rendez-vous prévu il y a deux semaines mais reporté en raison du mauvais temps à Washington.
« On n’attend pas de changement de ton radical mais il faudra voir si elle s’exprime sur les derniers indicateurs américains plutôt décevants », qui sont mis sur le compte du mauvais temps par les marchés, selon M. Tuéni.
Le marché parisien était par ailleurs animé par une série de résultats d’entreprises diversement reçus par les investisseurs.
Veolia prenait 7,29% à 13,68 euros, en dépit de résultats 2013 contrastés, mais meilleurs que prévu hors exceptionnels. Le groupe a par ailleurs confirmé Antoine Frérot au poste de PDG.
Dans son sillage, Suez Environnement gagnait 3,44% à 14,57 euros.
Eiffage gagnait 3,40% à 51,06 euros grâce à un bénéfice net en forte hausse en 2013 et un objectif d’une « nouvelle progression » de ses résultats cette année.
Vallourec progressait (+4,39% à 39,85 euros), porté par un bénéfice net 2013 en hausse de 18,6%.
GDF Suez prenait 5,72% à 18,56 euros malgré une perte en 2013 dans un contexte difficile en Europe. Le groupe a toutefois relevé la prévision de son résultat hors exceptionnels pour 2014.
Plastic Omnium grimpait (+10,79% à 24,43 euros), après des résultats 2013 en hausse et des perspectives encourageantes pour 2014.
La Fnac gagnait 8,89% à 26,95 euros après être repassée dans le vert en 2013.
En revanche, Areva chutait (-13,28% à 18,94 euros) après avoir creusé sa perte nette en 2013, plombée par des provisions liées au réacteur EPR en construction en Finlande.
Ipsos lâchait 7,58% à 31,33 euros, en raison d’une chute de son bénéfice net en 2013 en raison d’une charge exceptionnelle.
Essilor perdait 3,00% à 76,49 euros, malgré un bénéfice net en hausse de 1,6% en 2013.
CGG lâchait 7,50% à 11,22 euros après être tombé dans le rouge en 2013.
Bull perdait 4,05% à 3,79 euros. La société a annoncé un bénéfice net quasiment divisé par trois en 2013.
Latécoère lâchait 6,82% à 14,49 euros après avoir plongé dans le rouge en 2013.
Enfin, les résultats de Toupargel était sanctionnés (-3,53% à 7,93 euros) au contraire de ceux de Valneva (+7,83% à 7,85 euros).
Euronext (CAC 40)