La Bourse de Paris s’affichait en petite hausse (+0,16%) vendredi matin, dans l’attente de l’inflation en zone euro pour février, qui pourrait relancer les spéculations sur une éventuelle action de la Banque centrale européenne (BCE).
A 09H31, l’indice CAC 40 prenait 6,63 points à 4.403,02 points. La veille, il avait terminé à l’équilibre (-0,01% à 4.396,39 points), après une séance très indécise.
« L’inflation sera sous la loupe en Europe » vendredi, annonce Chris Weston, analyste chez IG.
La première estimation de l’inflation en zone euro est attendue stable en février par rapport au mois précédent.
Mais « les chiffres provisoires d’hier sur l’inflation en Allemagne, plus faibles que prévus, suggèrent (…) qu’il y a un risque non négligeable que l’inflation en zone euro effectue encore une baisse surprise », avertissent les économistes de Crédit Agricole CIB.
Le risque d’une éventuelle déflation, cette spirale à la baisse des prix accompagnée d’une déprime de l’activité, agitent depuis plusieurs semaines certains observateurs.
« Une nouvelle faiblesse de l’inflation pourrait bien être le signal dont la BCE a besoin pour envisager sérieusement de prendre des mesures additionnelles (de soutien à l’économie) lors de sa réunion de la semaine prochaine », juge Michael Hewson, analyste chez CMC Markets.
Les marchés spéculent depuis le début d’année sur une action à laquelle la BCE a jusqu’ici rechigné. Elle reconnaît un niveau bas des prix, mais table sur une reprise économique qui permettrait de les faire remonter naturellement à moyen terme.
Les investisseurs guetteront aussi la publication du taux de chômage pour janvier dans la zone euro.
Les ventes au détail de l’Allemagne ont quant à elles augmenté de 2,5% le mois dernier, nettement plus que prévu.
Aux Etats-Unis, la croissance du quatrième trimestre 2013 doit être révisée à la baisse, mais les investisseurs garderont surtout un oeil sur la confiance des consommateurs américains en février, l’activité économique dans la région de Chicago pour le mois et les promesses de ventes de logements en janvier.
Enfin, plusieurs analystes estiment que les tensions en Ukraine restent « sous-estimées » par les marchés.
Euronext (CAC 40)