La Bourse de Paris restait prudente (-0,36%) mercredi matin: malgré de bons indicateurs européens, les investisseurs restent méfiants concernant la situation en Ukraine.
A 12H18 (11H18 GMT), l’indice CAC 40 perdait 16,01 points, à 4.379,89 points, dans un volume d’échanges de 925 millions d’euros. La veille, il avait fortement rebondi (+2,45%) après les propos de Vladimir Poutine, jugés rassurants par les marchés.
« Les développements en Ukraine détermineront encore le sentiment du marché aujourd’hui », annoncent les économistes de Crédit Agricole CIB.
En Crimée, forces russes et ukrainiennes se font toujours face, sans heurts violents pour le moment.
« Si la situation reste complexe et source d?inquiétude, les différentes parties semblent vouloir éviter l?escalade militaire », note les stratégistes de Crédit Mutuel-CIC.
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie « ne permettra pas un bain de sang » en Ukraine. Le président russe Vladimir Poutine avait déjà estimé que l’envoi de troupes russes n’était « pas nécessaire pour le moment », mais s’était réservé le droit d’intervenir.
Washington maintient toujours la pression sur Moscou et agite la menace de sanctions diplomatiques et économiques.
Dans ce contexte, les indicateurs encourageants de la zone euro n’ont pas eu d’impact significatif sur le marché. L’activité privée a enregistré sa plus forte croissance en deux ans et demi en février et la croissance du produit intérieur brut de la zone a été confirmée en hausse de 0,3% au quatrième trimestre.
L’après-midi devrait quant à lui peindre l’image d’une « économie américaine sur de bons rails », reprend l’équipe de Crédit Mutuel-CIC.
« Le début de l?année 2014 a été marqué par une succession de statistiques décevantes », mais « la publication du Livre beige de la Fed, de l?indice ISM non manufacturier et de l?enquête ADP (sur l’emploi dans le secteur privé, NDLR) aujourd?hui donnera une meilleure visibilité sur la situation économique aux Etats-Unis », ajoutent les économistes.
Parmi les valeurs, Scor gagnait 1,26% à 25,01 euros, après un bénéfice net en hausse de 31% en 2013 et supérieur aux attentes.
Vivendi (-0,34% à 20,57 euros) a donné jusqu’à mercredi soir aux prétendants à un rachat de SFR, à savoir potentiellement Numericable (+0,03% à 30,47 euros) et Bouygues (-1,61% à 28,46 euros).
Bourbon engrangeait 1% à 21,73 euros. Le groupe a dit s’attendre à une nouvelle amélioration de sa rentabilité cette année.
Arkema lâchait 0,85% à 80,75 euros, pénalisé par l’abaissement de sa recommandation par Crédit Suisse. Seche Environnement (+0,6% à 33,6 euros) capitalisait lui sur le relèvement de la sienne par Société Générale.
Carrefour gagnait 2,12% à 27,23 euros, grâce à un bénéfice net 2013 en hausse de 2,4% en publié et un résultat opérationnel en progression de 5,3%, tiré par l’Amérique latine et la France.
Total perdait 0,79% à 46,65 euros, après que le groupe pétrolier algérien Sonatrach a décidé d’annuler un projet de construction d’une usine, en négociation depuis 2007, en raison d’un différend sur le prix du gaz.
Imerys prenait 1,04% à 66,33 euros, après avoir une nouvelle fois relevé son offre de rachat sur l’américain Amcol, au prix de 45,25 dollars par action, afin de contrer celle de son rival Mineral Technologies.
Technip cédait 2,09% à 69,95 euros, après avoir remporté un contrat auprès du groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell en Ecosse.
Albioma bondissait de 6,50% à 19,65 euros, grâce à un bénéfice net en hausse de 33% en 2013 et à sa première acquisition au Brésil.
Bastide Le Confort Médical prenait 2,86% à 15,09 euros, après avoir annoncé poursuivre son objectif de croissance externe après une hausse de 20,3% de son bénéfice net au premier semestre de son exercice décalé.
Devoteam montait de 1,64% à 17,39 euros. Le groupe a indiqué s’attendre à un résultat net en sensible progression en 2014.
GFI Informatique gagnait 1,45% à 4,9 euros, grâce un bénéfice net en hausse de 16,4% en 2013 et des résultats prévus en progression pour 2014.
Enfin, Carmat chutait de 5,94% à 89,36 euros, pour la reprise de sa cotation, suspendue mardi après le décès du premier patient ayant bénéficié de l’implantation de son coeur artificiel.
Euronext (CAC 40)