Israël a juré de détruire le Hamas après l’attaque sans précédent menée par ce mouvement contre le sol israélien le 7 octobre et a lancé une offensive dévastatrice dans la bande de Gaza.
Chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, la soixantaine, était basé à Doha. Il avait participé mardi à Téhéran à la cérémonie d’investiture du président iranien Massoud Pezeshkian, un réformateur.
L’Iran est un proche allié du Hamas et du Hezbollah libanais, dont un commandant a été « éliminé » selon l’armée israélienne dans une frappe menée par ses forces aériennes mardi soir dans la banlieue sud de Beyrouth.
« (Notre) frère, le dirigeant, le mujahid Ismaïl Haniyeh, le chef du mouvement, est mort dans une frappe sioniste contre sa résidence à Téhéran après sa participation à l’investiture du nouveau président » iranien Massoud Pezeshkian, a écrit dans un communiqué le Hamas.
Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique iranienne ont annoncé que « la résidence d’Ismaïl Haniyeh, chef du bureau politique du Hamas, a été touchée à Téhéran, et (…) lui et l’un de ses gardes du corps sont tombés en martyrs », selon un communiqué sur leur site d’information Sepah.
Ils n’ont pas précisé dans l’immédiat les causes de « l’incident » et annoncé l’ouverture d’une enquête.
Sollicitée par l’afp, l’armée israélienne n’a pas fait de commentaire.
– « Lâche assassinat » –
Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a condamné dans un communiqué le « lâche assassinat » du chef politique du Hamas.
Moussa Abou Marzouk, un responsable du bureau politique du Hamas, a déclaré dans un communiqué que cet « acte lâche, ne restera pas sans réponse ».
Ismaïl Haniyeh, qui avait rejoint le Hamas en 1987, s’était fait connaître en 2006 en devenant Premier ministre de l’Autorité palestinienne après la victoire surprise de son mouvement aux législatives.
Il avait été élu chef du bureau politique du Hamas en 2017, succédant à Khaled Mechaal, et vivait en exil volontaire au Qatar.
Dans son offensive à Gaza, l’armée israélienne avait tué plusieurs membres de la famille d’Ismaïl Haniyeh, dont trois de ses fils et quatre petits-enfants.
Début juillet, l’armée israélienne avait dit que « de plus en plus de signes » laissaient présager que le chef de la branche armée du Hamas, Mohammed Deif, avait été tué dans une frappe qu’elle avait menée dans la bande de Gaza. Mais aucune confirmation de sa mort n’a été annoncée.
(Avec Afp)