Les affrontements des derniers mois ont aussi exacerbé les tensions régionales entre Israël et « l’axe de la résistance », rassemblement de mouvements armés comprenant notamment le Hamas palestinien, le Hezbollah libanais et les Houthis yéménites.
Au moins 36 militaires syriens ont été tués dans une frappe israélienne qui a visé vendredi à l’aube la région d’Alep, dans le nord de la Syrie, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).
D’après cette ONG basée au Royaume-Uni et qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie, la frappe a notamment visé « des dépôts de missiles relevant du Hezbollah libanais », qui combat aux côtés du régime syrien. Contactée par l’AFP depuis Jérusalem, l’armée israélienne a répondu « ne pas commenter » ces informations.
Dans la bande de Gaza, le ministère de la Santé du Hamas a fait état de « dizaines de morts » lors de combats et de raids aériens notamment à Rafah (sud).
« Famine imminente »
Outre le bilan humain et ces destructions, la guerre a provoqué une catastrophe humanitaire dans le territoire palestinien assiégé, où la majorité des 2,4 millions d’habitants sont désormais menacés de famine selon l’ONU qui déplore une aide insuffisante pour répondre aux besoins de la population.
« Il n’y a pas un autre endroit dans le monde où un aussi grand nombre de personnes font face à une famine imminente », a résumé sur X le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations unies.
Israël doit « veiller sans délai » à ce que soit assurée « sans restriction et à grande échelle, la fourniture par toutes les parties intéressées des services de base et de l’aide humanitaire requis de toute urgence », a déclaré jeudi la Cour internationale de justice (CIJ) basée à La Haye.
Saisie par l’Afrique du Sud, la juridiction avait ordonné en janvier à Israël de faire tout son possible pour empêcher un « génocide » dans le territoire palestinien, Israël jugeant « scandaleuses » de telles accusations.
Dans la nuit, le Hamas s’est félicité de la décision de la CIJ et a demandé sa « mise en œuvre immédiate » afin qu’elle ne devienne pas « lettre morte ».
(Avec AFP)