Wall Street rebondissait légèrement jeudi en mi-séance, soutenue par des commentaires jugés apaisants de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed) Janet Yellen malgré des indicateurs toujours sans éclat: le Dow Jones prenait 0,19% et le Nasdaq 0,24%.
Vers 17H00 GMT, le Dow Jones Industrial Average prenait 30,18 points à 16.228,59 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 10,26 points à 4.302,33 points.
L’indice élargi S&P 500 s’adjugeait 0,19%(+3,51 points) à 1.848,67 points, évoluant légèrement au-dessus de son record historique en clôture de 1.848,38 points atteint à la mi-janvier.
En légère baisse en début de matinée, les indices boursiers new-yorkais sont passés progressivement dans le vert au fil d’une intervention de la patronne de la banque centrale des Etats-Unis.
Mme Yellen s’exprimait dans le cadre d’un rapport semi annuel de politique monétaire devant la Commission bancaire du Sénat, un rendez-vous prévu il y a deux semaines mais reporté en raison du mauvais temps à Washington.
« Janet Yellen a dit exactement ce que le marché attendait, et n’a pas surpris, ce qui rassure » les investisseurs, a commenté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.
Mme Yellen a notamment estimé que les signes d’affaiblissement de l’économie constatés récemment pouvaient être en partie attribués à de rudes conditions hivernales, soulignant qu’il faudrait « un changement significatif » des perspectives économiques pour que la Fed décide de faire une pause dans la réduction de son aide à l’économie.
« Les opérateurs sont de plus en plus à l’aise avec l’idée d’un ralentissement progressif » des injections de liquidités de la Fed et espèrent qu’une amélioration des conditions climatiques entraînera une embellie du côté des statistiques, a relevé de son côté Michael James, de Wedbush Securities.
Des statistiques économiques en demi-teinte parues dans la matinée aux Etats-Unis avaient plongé le marché dans l’indécision.
Si les commandes de biens durables ont accusé un recul un peu moins prononcé que prévu aux Etats-Unis en janvier, un chiffre de bon augure pour l’activité industrielle américaine, sur le front très surveillé de l’emploi, les inscriptions hebdomadaires au chômage ont augmenté de façon inattendue pour la semaine close le 22 février.
Les investisseurs gardaient également un oeil sur la situation en Ukraine, au bord du gouffre financier et en pleine transition politique après la destitution samedi du président Viktor Ianoukovitch, alors que le Fonds monétaire international (FMI) a reçu jeudi une demande d’aide officielle à laquelle il est « prêt à répondre », selon sa directrice générale Christine Lagarde.
Le secteur de la distribution apportait aussi du soutien au marché, ont noté les analystes de la maison de courtage Charles Schwab, citant les revenus trimestriels « largement meilleurs que prévu » de la chaîne de magasins d’électronique Best Buy, et les pertes moins importantes qu’anticipé du groupe de distribution en difficultés JCPenney. Best Buy avançait de 5,81% à 27,32 dollars et JCPenney bondissait de 23,32% à 7,35 dollars.
Dans le même secteur, les magasins Kohl’s montaient de 2,48% à 55,79 dollars après des résultats trimestriels relativement conforme aux attentes des analystes. En revanche, Wall Street se montrait quelque peu déçue par les résultats et les prévisions du groupe LBrands, spécialiste de prêt-à-porter féminin et propriétaire de la ligne de lingerie Victoria’s Secret, qui cédait 0,25% à 56,43 dollars.
Le constructeur de voitures électriques Tesla, qui a détaillé mercredi un projet de « méga-usine » de batteries chiffré à 4 ou 5 milliards de dollars, baissait de 0,92% à 250,68 dollars.
Le numéro un mondial de l’hôtellerie Hilton, propriété du fonds d’investissement Blackstone, cédait 1,22% à 22,26 dollars après la parution de ses premiers résultats trimestriels depuis son retour en Bourse en décembre, qui ont fait état de bénéfices décevants.
Blackstone gagnait du terrain (+0,73% à 32,91 dollars) après l’annonce jeudi de son entrée dans le capital du groupe de luxe italien Versace, à hauteur de 20% pour de 210 millions d’euros.
Le marché obligataire progressait. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans reculait à 2,648% contre 2,673% mercredi soir et celui à 30 ans à 3,603% contre 3,635% à la précédente clôture.
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