A Casablanca-Settat, la campagne agricole retrouve des couleurs grâce aux précipitations

À l’instar de plusieurs régions du Royaume, Casablanca-Settat a bénéficié de précipitations significatives qui ont redonné un nouvel élan à la campagne agricole.

Avec une moyenne régionale atteignant 186,8 mm à la date du 25 décembre, ces pluies, bien que marquées par des disparités territoriales, traduisent une amélioration notable de la situation pluviométrique.

Elles laissent par la même occasion entrevoir des perspectives encourageantes pour l’ensemble des filières agricoles. Ces précipitations ont concerné l’ensemble des provinces de la région, avec des niveaux variables selon les territoires. 

« La province de Benslimane s’est particulièrement distinguée en enregistrant le cumul le plus élevé, atteignant 306 mm », précise un communiqué de la direction régionale de l’agriculture Casablanca-Settat.  

Globalement, les volumes enregistrés représentent une hausse significative de 196 % par rapport à la même période de la campagne agricole précédente, qui n’avait totalisé que 63 mm, et une augmentation de 18 % comparativement à une campagne agricole normale (158 mm).

Hassain Rahaoui, directeur régional de l’Agriculture à Casablanca-Settat, a souligné que ces pluies constituent un démarrage encourageant de la campagne agricole actuelle.

« Elles renforcent l’optimisme des agriculteurs quant à la résilience des terres face aux effets de la sécheresse et confirment le rôle stratégique du secteur agricole comme levier du développement économique et social », assure-t-il.

Ces apports hydriques ont également favorisé l’amélioration des réserves en eau des barrages et des nappes phréatiques, avec des retombées directes sur les activités agricoles et pastorales.

Sur le plan des réalisations agricoles, les superficies labourées ont atteint, à la date du 25 décembre, environ 948.729 hectares, soit 94 % du programme arrêté :  

– Les céréales d’automne occupent 676.268 hectares, répartis entre le blé tendre, le blé dur et l’orge, représentant près de 77 % des objectifs fixés ; 

– Les cultures fourragères, quant à elles, ont dépassé 74.575 hectares, soit 81 % du programme ; 

– La mise en place des légumineuses alimentaires se poursuit sur une superficie de 45.000 hectares.

9.000 ha de betterave sucrière et 17.440 ha de cultures maraîchères d’automne

Par ailleurs, le programme de la betterave sucrière a été entièrement réalisé sur plus de 9.000 hectares, principalement dans les provinces d’El Jadida et de Sidi Bennour, qui affichent également une forte dynamique en matière de cultures maraîchères, notamment la pomme de terre. 

À l’échelle régionale, les superficies consacrées aux cultures maraîchères d’automne ont atteint 17.440 hectares, dépassant ainsi les prévisions initiales, tandis que la mise en œuvre du programme de maraîchage d’hiver, portant sur plus de 16.300 hectares, est en cours.

Les retombées positives de ces précipitations s’étendent à l’ensemble des filières agricoles et pastorales.

« Elles ont permis d’améliorer l’humidité des sols, de créer des conditions favorables aux semis et à la germination, et d’encourager l’élargissement des superficies consacrées aux cultures bour de saison, notamment les céréales, les légumineuses et les cultures fourragères destinées à l’alimentation du cheptel », précise Hassain Rahaoui. 

Ces pluies ont également favorisé la régénération des parcours naturels et contribué à réduire la pression sur les aliments du bétail, allégeant ainsi les charges financières des éleveurs. 

Concernant les cultures irriguées, les récentes pluies devraient améliorer la croissance des cultures maraîchères d’automne et d’hiver, grâce à l’augmentation de la biomasse végétale et à la réduction temporaire des besoins en irrigation. 

Elles permettront également de limiter la pression sur les ressources en eau souterraines, de renforcer l’approvisionnement des marchés locaux et de contribuer à une relative stabilité des prix. 

Les arbres fruitiers bénéficieront eux aussi de ces apports hydriques, avec des perspectives d’amélioration de la productivité par rapport aux saisons précédentes marquées par un déficit pluviométrique prolongé.

Distribution d’eau et d’électricité à Casablanca-Settat : la SRM avance, le Groupement reste bloqué

Le Groupement des collectivités territoriales « Casablanca-Settat pour la distribution » a adopté, ce 15 octobre en session ordinaire, son projet de budget pour l’année 2026. « Il s’agit d’un budget estimatif », a expliqué sa présidente, Nabila Rmili, « qui devra être validé par le ministère de l’Intérieur, bien que le Groupement ait déjà obtenu son accord de principe ».

Toutefois, à l’instar de 2025, ce budget ne pourra être exécuté qu’après la désignation du directeur du Groupement et de ses fonctionnaires, et donc d’un organigramme clair.

L’exécution du budget du Groupement suspendue au recrutement de son directeur

En effet, le budget de près de 15 MDH adopté par le Groupement fin 2024 au titre de l’année 2025 n’a pas encore été exécuté, d’après Nabila Rmili. « Il a été visé par le ministère de l’Intérieur, mais il n’a pas été transféré au Groupement, puisque, selon les lois en vigueur, la présidente ne peut signer et exécuter le budget en même temps, ni le programme d’investissement qui en découle, et les marchés nécessaires à son exécution », a-t-elle précisé.

« De plus, pour l’exécution du budget 2025, le ministère de l’Intérieur nous a demandé d’en détailler l’affectation, chose qui sera difficile à ce stade de l’année ».

Le délai de dépôt des candidatures a été fixé pour le 2 novembre

« Un appel à candidatures a bien été lancé par le Groupement pour le recrutement de son directeur. Le dernier délai de dépôt des candidatures a été fixé pour le 2 novembre prochain. À ce stade [au 15 octobre 2025, ndlr], aucune candidature n’a encore été déposée. D’ici là, même si l’on arrive à nommer le directeur du Groupement, il sera difficile de préparer les affectations du budget 2025. Nous sommes déjà en fin d’année, on n’aura donc pas assez de temps pour le faire ».

Ainsi, « tous les projets réalisés de la Société régionale multiservices (SRM) Casablanca-Settat pour la distribution – liée par un contrat de gestion au Groupement – au titre de l’année 2025 ont été réalisés grâce à des moyens alloués par la commune de Casablanca« , ajoute la présidente, qui déplore cette situation.

« Une telle situation ne peut perdurer davantage », a-t-elle souligné. « C’est anormal de continuer à travailler ainsi, après un an de l’entrée en service de la SRM ». La désignation d’un directeur du Groupement et de son équipe devient donc urgente.

Et d’ajouter : « Dès que le directeur du Groupement sera nommé, nous lancerons une campagne pour recruter ses cadres et fonctionnaires. Je pense que d’ici la session de février, tout sera mis sur les rails, ce qui nous permettra de recevoir et d’exécuter le budget au titre de l’année 2026″.

Nabila Rmili a également précisé que le Groupement dispose enfin de son siège. « En collaboration avec le ministère de l’Intérieur, nous avons pu obtenir le nouveau siège du Groupement à Diouri. Nous avons déjà prévu un budget pour son équipement, mais nous solliciterons aussi l’appui de la SRM à cet effet ».

Le budget de 2026 du Groupement pris en charge par l’Intérieur

Il est à noter que le budget du Groupement de « Casablanca-Settat pour la distribution » sera pris en charge par le ministère de l’Intérieur durant ses trois premiers exercices, soit jusqu’en 2027.

« D’ici là, la participation des 156 collectivités territoriales constituant le Groupement ne lui sera pas transférée. Elle est estimée à un peu plus de 10,5 MDH. Ce n’est qu’à partir de 2027 que ce transfert commencera à s’effectuer », a précisé la présidente.

Dans le détail, le budget du Groupement au titre de l’année 2026 est estimé à 15,004 MDH. Il a été voté à la majorité ce 15 octobre. Il doit à présent être visé par le ministère de l’Intérieur.

Ci-dessous ses principales rubriques :

– Frais d’hébergement et de restauration au profit des membres du Groupement, dont la majorité se déplacent des différentes provinces et préfectures de la région Casablanca-Settat : 1 MDH ;

– Contrat d’abonnement aux services d’eau et électricité (nouveau siège) : 10.000 DH ;

– Frais de transport : 100.000 DH ;

– Salaires et indemnités des fonctionnaires (lorsqu’ils seront recrutés) : 2 MDH…

« Le ministère de l’Intérieur ne nous transférera pas la totalité du budget« , explique Nabila Rmili, « mais simplement les rubriques remplies dans ce projet de budget ». « Par ailleurs, nous préférons recevoir ce budget après la nomination du directeur du Groupement pour pouvoir l’exécuter ».

Elle a également précisé que le président du Groupement [elle-même, ndlr] et ses vice-présidents ne seront pas indemnisés puisqu’ils occupent déjà d’autres postes au niveau d’autres conseils (de la ville notamment), pour lesquels ils sont déjà indemnisés.

SRM : plusieurs projets dans le pipe

Rappelons que les services d’eau, d’électricité et d’assainissement sont actuellement gérés par la SRM Casablanca-Settat pour la distribution, dans le cadre d’un contrat de gestion de 30 ans, conclu en 2024 avec le Groupement.

Présent lors de cette session ordinaire, son directeur, Youssef Ettazi, a fait le point sur les principales réalisations courant 2025, ainsi que sur les principaux projets prévus pour 2026.

Il a d’abord rappelé que la société a travaillé, durant sa première année d’exercice, sur la base d’un plan d’urgence élaboré par ses équipes pour résoudre les problèmes urgents dans la région. Le plan directeur final du secteur est en cours de finalisation d’après Nabila Rmili.

Une campagne de recrutement de 600 personnes a été lancée par la SRM

Le directeur de la SRM a aussi annoncé qu’une campagne de recrutement de 600 personnes avait été lancée pour renforcer son équipe.

Cette société travaille depuis le 1ᵉʳ octobre dernier avec les ressources humaines qu’elle a récupérées des régies qui étaient en service dans les différentes villes de la région, ainsi qu’avec celles de la Lydec, dont le nombre n’était pas suffisant pour couvrir les besoins de l’ensemble de la région. Dans certaines zones, des responsables étaient contraints de gérer deux préfectures ou plus, ce qui complique leur tâche. Il s’agit donc d’une opération importante qui permettra de structurer davantage l’organigramme de la SRM.

En ce qui concerne les réalisations de la société dans le secteur de la distribution de l’eau potable, Youssef Ettazi a précisé qu’à son arrivée, la situation hydrique de la région était critique. Plusieurs projets ont alors été mis en place pour y faire face, notamment :

– un système de transfert de l’eau dessalée depuis Jorf Lasfar (60 millions de m³ par an) ;

– le lancement des travaux de préparation au transfert de l’eau dessalée depuis la future station de dessalement de Casablanca (300 Mm³), un projet actuellement en cours de réalisation. Sur ce point, Nabila Rmili a rappelé « qu’à elle seule, la ville de Casablanca consomme 200 Mm³ par an. La région, dans son ensemble, a besoin de 350 Mm³ par an. Cette station nous transférera une production de 300 Mm³ par an. En ajoutant l’eau transférée à la région depuis le bassin de Bouregreg, nous pourrions disposer d’un excédent ».

– 17 stations monoblocs avec une capacité de production de 4 Mm3/an. 11 autres sont en cours de réalisation, ce qui permettra d’atteindre une capacité de production de 8 Mm3/an ;

– des bassins de stockage d’eau à Mansouria, Mejjatia et Médiouna, ainsi que huit autres dans les provinces d’El Jadida, Settat et Sidi Bennour notamment. D’autres sont en cours de réalisation à Hay Hassani, Dar Bouazza, Rahma et Jorf Lasfar. L’ensemble de ces infrastructures permettra à la région de stocker 1 Mm3 par an, ce qui est conséquent. Des études seront bientôt lancées pour en construire 19 autres dans différentes préfectures de la région. « Ces bassins de stockage sont très importants », a précisé Nabila Rmili. « Il permettront à la région de gérer les périodes de sécheresse ou encore les urgences ».

– 15 régulateurs de pression en plus du contrôle à distance des quantités d’eau distribuées à distance.

Dans le secteur de l’électricité, la SRM a notamment lancé un programme visant à mettre en place des postes de transformation électrique :

– à Yacoub El Mansour, où le taux d’avancement des travaux atteint 79% ;

– à El Jadida, où le taux d’avancement des travaux atteint 90%. Ce poste est prévu d’être opérationnel vers début 2026 ;

– à Benslimane, encore au stade de l’appel d’offres ;

– deux autres postes sont prévus d’être construits, ainsi que l’élargissement de cinq postes existants.

« Ces infrastructures permettront d’améliorer la capacité de desserte électrique de la région », d’après Youssef Ettazi. La société a également changé 600 poteaux d’électricité, et prévoit d’en changer 2.500 autres en 2026.

Pour ce qui est de l’assainissement, le directeur de la SRM a souligné que six stations de traitement des eaux usées sont en cours de réalisation ou d’étude, ce qui permettra à la région de réduire sa pollution de 9 Mm3 par an.

En parallèle, il prévoit l’élargissement de 7 autres stations. « Ce programme permettra notamment de fournir à la région une capacité totale de 17 Mm3 d’eau d’irrigation ».

« Le plan de travail de la SRM pour l’année 2026 sera adopté en fin d’année, lors de son conseil d’administration », a conclu Nabila Rmili, « ce qui nous permettra d’avoir une vision claire sur ses projets futurs ».

Casablanca-Settat : cinq zones logistiques, 11,75 MMDH d’investissement et 80.000 emplois (Maâzouz)

« Pour l’emploi et l’investissement, l’objectif de la région Casablanca-Settat est de faciliter aux investisseurs la réalisation de leurs projets, en leur offrant les conditions nécessaires, notamment en matière de foncier« , a indiqué Abdellatif Maâzouz. La région a ainsi mis en place différentes zones logistiques et économiques sur son territoire.

« Le foncier représente, en effet, la principale contrainte pour les porteurs de projets, en particulier dans notre région, où les terrains sont coûteux ».

« Conscients de cet obstacle, nous avons pris l’initiative de mobiliser du foncier à des prix très bas par rapport au marché, afin de lever ce frein et de permettre aux investisseurs de lancer leurs projets plus rapidement ».

708 hectares mis à la disposition de 5 provinces

« À ce jour, 708 hectares ont été mis à la disposition de cinq provinces », a souligné le président de la région. « Ils sont répartis entre les provinces de Mohammédia, El Jadida, Médiouna, Nouaceur et Casablanca. »

« Les superficies varient selon les sites, et la valeur globale de ces terrains est estimée à 4,8 milliards de DH, dont 1 MMDH financé par la région ».

« Ce dispositif devrait générer près de 11,75 MMDH d’investissement et créer plus de 80.000 emplois », a-t-il déclaré, soulignant que « notre objectif principal reste la création d’emplois »

Ce dispositif devrait générer près de 11,75 MMDH d’investissement et créer plus de 80.000 emplois

Dans le détail, il s’agit de :

322 ha mobilisés pour la zone logistique et industrielle de Zenata (province de Mohammédia), pour une enveloppe budgétaire de 2,8 MMDH, financée à hauteur de 250 millions de DH (MDH) par la région. L’investissement prévu d’être généré par cette zone s’élève à 6 MMDH, ainsi qu’à la création de 25.000 emplois.

250 ha mobilisés pour la zone logistique de Laghdira (province d’El Jadida), pour 1,045 MMDH (dont 325 MDH financés par la région). 3 MMDH d’investissements sont prévus d’être générés par cette zone, ainsi que la création de 50.000 emplois.

4 ha mobilisés pour la zone logistique d’Arrachad (province de Médiouna), pour 153 MDH (dont 83 MDH financés par la région). Un investissement de 450 MDH est prévu d’être généré par cette zone, en plus de 1.000 emplois.

70 ha mobilisés pour la zone logistique d’Ouled Saleh (province de Nouaceur), pour 550 MDH (dont 150 MDH financés par la région). 1.7 MMDH d’investissement sont prévus d’être générés par cette zone, ainsi que 1.400 emplois. 

10 ha mobilisés pour la zone logistique d’Ahl Loughlam (Casablanca) pour 207 MDH (dont 106 MDH financés par la région). 3.000 emplois sont prévus d’être créés au niveau de cette zone, laquelle devrait générer 600 MDH d’investissement. 

« Une avancée majeure »

« Il s’agit pour nous d’une avancée majeure« , a souligné Abdellatif Maazouz. « Ces zones ne sont plus à l’état de projets théoriques. Certaines ont déjà été lancées, d’autres sont prêtes à accueillir des investisseurs, et plusieurs sont en cours d’aménagement ».

« La zone industrielle de Laghdira à El Jadida, à proximité de Casablanca, est stratégique. Il en est de même pour la zone logistique de Zenata, qui s’étend sur 320 hectares et accueille des activités logistiques et industrielles. Elle constitue un véritable levier de compétitivité pour les investisseurs, Zenata étant située près de la métropole casablancaise, à proximité immédiate de ses principaux pôles économiques ».

« Quant à la zone logistique d’Oulad Saleh, à 18 km de Casablanca, elle vient répondre à la problématique de la logistique, aujourd’hui cruciale. Un autre projet, à Oulad Errachad, au cœur d’une vaste zone résidentielle, est consacré exclusivement aux petites et très petites entreprises. Il se situe dans la province de Médiouna ».

« La zone d’Ahl Loughlam, à Sidi Bernousi, est quant à elle déjà prête. Elle abrite aujourd’hui une centaine de locaux dédiés aux industries du textile et du cuir. Leur location a démarré à des prix très accessibles. Près de la moitié des locaux sont déjà loués, et les premiers aménagements ont commencé ».

« Nous avons par ailleurs œuvré pour l’intégration des artisans issus du secteur informel, qui étaient exposés à des risques tels que les incendies ou les inondations », a fait savoir Abdellatif Maazour. « Ces artisans ont été relogés dans des espaces aménagés à Lahraouiyine, à Médiouna et à Oulad Azzouz, dans la province de Nouaceur. Cela concerne 384 unités au total ».

« Enfin, nous avons réhabilité la zone économique de Sidi Bernoussi et Aïn Sebaâ, à travers un investissement de 123 MDH. Cette zone regroupe environ 2.000 entreprises. L’enjeu est de ne pas abandonner ces territoires historiques, situés au cœur même de Casablanca », a-t-il conclu.

À Casablanca-Settat, 17 stations mobiles de dessalement de l’eau de mer déjà opérationnelles

« Sur 33 stations dont nous disposons, environ 17 sont déjà opérationnelles et sont dédiées à l’approvisionnement de plusieurs provinces, en dehors de Casablanca, en eau potable », a expliqué, le lundi 16 juin, le président de la région, Abdellatif Maâzouz, lors d’une rencontre avec les journalistes.

« C’est un projet que peu de personnes connaissent, mais je peux vous assurer qu’il a permis d’éviter la pénurie d’eau potable dans certaines provinces ».

« Ces stations sont déployées en dehors de la grande station de Casablanca, prévue pour être opérationnelle vers fin 2026 ou début 2027, ou encore de la station de dessalement de l’Office chérifien des phosphates (OCP) [à El Jadida, ndlr], dont une partie de l’eau dessalée produite est transférée à Casablanca. D’ailleurs, sans l’aide de cette dernière, on aurait connu, vers fin août 2024, des pénuries dans la métropole ».

« L’objectif de ces unités mobiles est donc d’approvisionner les habitants en eau potable. À ce jour, environ 125.000 familles en ont bénéficié. Le travail se poursuit pour l’opérationnalisation des autres unités », conclut-il.

En termes de répartition géographique, comme le montre la carte ci-dessous, ces unités sont déployées dans les sept provinces suivantes : Médiouna (deux stations), Nouaceur (deux stations), Mohammédia (une station), Benslimane (une station), Berrechid (quatre stations), Settat (quatre stations), Sidi Bennour (deux stations) et El Jadida (quatre stations).

Répartition géographique des stations mobiles de dessalement dans la région Casablanca-Settat
Source : Région Casablanca-Settat

Bus, RER, train régional et digitalisation… Abdellatif Maâzouz fait le point sur la mobilité à Casablanca-Settat

Dans un premier temps, « ce sont les villes de Benslimane, de Sidi Bennour et de Settat qui bénéficieront de ce programme, avec un total de 175 bus. Ces véhicules devraient être opérationnels d‘ici la fin de 2025« .

C’est ce qu’a annoncé Abdellatif Maâzouz, président du conseil régional de Casablanca-Settat, lundi 16 juin, lors d’une rencontre de communication avec les médias autour des projets en cours dans la région.

700 nouveaux bus pour le Grand Casablanca d’ici à 2028

Dans le détail :

– Benslimane sera dotée de 44 nouveaux bus pour une enveloppe budgétaire de 141,2 millions de DH (MDH) ;

– Sidi Bennour sera dotée de 31 nouveaux bus pour 53,9 MDH ;

– Settat sera dotée de 40 nouveaux bus pour 116 MDH.

« Ensuite, ce sera au tour de la ville d’El Jadida qui sera dotée de 115 nouveaux bus d’ici 2027« , pour une enveloppe budgétaire de 306,6 MDH.

« Enfin, 700 nouveaux bus seront rajoutés au Grand Casablanca d’ici 2028« , pour un budget total de 2,18 MMDH. D’après M. Maâzouz, « les 700 bus en circulation à Casablanca sont encore en très bon état. Certains ne sont pas encore exploités à 100%. C’est pour cette raison que d’autres villes de la région ont été priorisées ».

« Ces 700 nouveaux bus prévus profiteront au Grand Casablanca, qui inclut notamment les provinces et préfectures de Nouaceur, Mohammedia et Mediouna, et non seulement à la commune de Casablanca ».

« Dans le Grand Casablanca, aucune autorisation n’est délivrée pour les industries polluantes »

L’acquisition de ces bus intervient « dans le cadre d’un contrat-programme signé entre l’État et plusieurs régions, notamment celle de Casablanca, pour la mise en œuvre d’une gestion déléguée de nouvelle génération du transport urbain par bus », a par ailleurs précisé le président de la région. « C’est un programme dont la réalisation a déjà démarré dans notre région ».

Abdellatif Maâzouz (Parti de l’Istiqlal, majorité) s’est toutefois félicité de la qualité des bus circulant actuellement dans la métropole. « Ces véhicules ont grandement participé à la baisse du taux de pollution dans la région ».

Et d’ajouter : « nous avons d’ailleurs commencé à orienter les entreprises vers des activités industrielles non polluantes. Dans le Grand Casablanca, plus aucune autorisation n’est délivrée pour les industries polluantes ».

Mobilité ferroviaire : un RER et deux lignes régionales en préparation

Au sujet de la mobilité dans la région, le président de la région de Casablanca-Settat a rappelé que d’ici 2030, « on aura deux types de nouveaux trains. Le premier, que l’on appelle RER, ainsi que le train régional ».

Et de préciser : « le RER reliera Benslimane à Nouaceur, en passant par Casablanca, Bouskoura et autres… Il s’agit, au total, d’environ 18 stations ».

« En ce qui concerne le train régional, qui est également nouveau dans la région, une première ligne démarrera à Casablanca et se dirigera vers El Jadida, tout en s’arrêtant dans les stations entre ces deux villes. La seconde ligne reliera pour sa part Casablanca à Settat, et s’arrêtera également au niveau des stations entre ces deux villes. Il s’agit de 5 à 6 stations pour chacune des deux lignes ».

« À terme, on aura un schéma de mobilité intercommunale et intracommunale qui permettra un déplacement plus fluide ».

Une plateforme en préparation pour guider les usagers dans leurs trajets

Pour conclure, M. Maâzouz a annoncé que, dans le cadre de la digitalisation des processus, une plateforme qui permettra de guider les usagers dans leurs trajets est en cours de préparation. « Elle permettra aux usagers de savoir, depuis leurs téléphones, quels sont les moyens de transport à utiliser (taxi, bus, train, RER…) pour se déplacer d’un point à un autre, ainsi que le prix que ce déplacement leur coûtera ».

« Tout ceci est en cours de préparation, en se basant sur l’expérience marocaine, mais aussi sur des conventions internationales. Nous disposons d’ailleurs d’une convention avec la région Île-de-France dans ce sens. Paris est très avancé dans le secteur de la mobilité et on aimerait profiter de son expérience ».

Maraîchage, légumineuses, fourrages… Le point sur les cultures de printemps à Casablanca-Settat

L’activité agricole dans la région Casablanca-Settat ne s’estompe pas avec l’arrivée de l’été. Car les cultures d’hiver et d’automne font place aux productions printanières, dont le maïs grain, les fourrages, essentiels pour nourrir le cheptel, et les légumineuses alimentaires. Sans oublier les cultures maraîchères à l’importance socio-économique indéniable. 

Les précipitations enregistrées pendant les mois de mars et avril ont été utiles pour le semis de ces grandes cultures de printemps. Alors que la saison des pluies est à conjuguer au passé, les eaux souterraines prennent le relais pour en assurer le cycle de production qui peut s’étendre jusqu’à la fin juillet pour certaines d’entre elles. 

Surtout que les zones de production agricole de la région n’ont quasiment plus de dotation agricole à partir des barrages relevant du bassin hydraulique d’Oum Er-Rbia. Et en particulier l’édifice d’Al Massira. 

Medias24

La deuxième plus grande retenue d’eau du pays par sa capacité de stockage (2,6 milliards de mètres cubes) a vu ses réserves drastiquement chuter ces dernières années sous l’effet combiné de la pénurie d’eau et de la surexploitation. Au point que ce vendredi 13 juin, son taux de remplissage n’atteint pas les 5% (4,9%), l’équivalent de 129,8 millions de mètres cubes. 

A la lumière de ces éléments, la hausse de 33% du cumul pluviométrique (256 mm) dans la région Casablanca-Settat par rapport à la campagne précédente (192 mm) a eu un effet bénéfique sur les semis des cultures de printemps, mais aussi en termes de recharge des nappes phréatiques. 

« La province d’El Jadida se distingue par un cumul pluviométrique de 357 mm, supérieur à celui enregistré dans les autres provinces de la région », ajoute la Direction régionale de l’agriculture Casablanca-Settat. Une bonne nouvelle puisque la province accueille une majorité des 8.425 hectares de betteraves sucrières plantées dans la région.

Certes, il s’agit d’une culture irriguée, mais selon la DRA Casablanca-Settat, « les précipitations ont permis d’économiser au moins deux tours d’irrigation, atténuant ainsi la pression sur les nappes phréatiques ».

Les résultats de l’opération d’arrachage, qui a été lancée le 31 mai, n’ont pas encore été annoncés.

Les cultures printanières tirent aussi avantage de ces précipitations. Sur les 187.000 hectares que couvrent ces cultures à l’échelle nationale, comme indiqué le mardi 10 juin par le ministre de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, Ahmed El Bouari, 35.673 hectares ont été emblavés dans la région Casablanca-Settat. Ils se répartissent comme suit : 

– 26.764 ha de maïs grain ; 

– 5.521 ha de cultures fourragères de printemps (luzerne, maïs fourrager, sorgho) ; 

– 3.051 de légumineuses alimentaires (pois chiches et haricots secs). 

Enfin, la superficie du maraîchage de printemps s’élève à 7.783 hectares, dont les pommes de terre (1.637 ha), les tomates (1.074 ha) et les oignons (496 ha). Pour conclure, les précipitations des mois de mars et avril sont tombées à point nommé dans le cas de l’arboriculture, car elles ont coïncidé avec des phases physiologiques sensibles, notamment la période de plantation et la sortie de dormance des oliviers. 

« Ces conditions laissent entrevoir une amélioration du rendement oléicole par rapport à la campagne précédente, fortement impactée par la sécheresse », conclut la DRA Casablanca-Settat. 

https://medias24.com/2024/11/09/zoom-sur-la-campagne-agricole-dans-la-region-casablanca-settat/

Régions concernées, tracés et stations : en images, voici ce que l’on sait du projet de RER déjà en cours de réalisation

Le Maroc s’engage dans une transformation majeure de sa mobilité urbaine et interurbaine, avec l’extension de la Ligne à grande vitesse (LGV) jusqu’à Marrakech, mais aussi le lancement de l’ambitieux projet du Réseau express régional (RER).

Ce dernier, en particulier, vise à améliorer la connectivité dans trois régions du Maroc : Casablanca-Settat, Rabat-Salé-Kénitra et Marrakech-Safi.

Mené en parallèle de la LGV, ce projet de RER a pour objectif de décongestionner les réseaux ferroviaires existants et de répondre à la demande croissante en transports en commun, laquelle est appelée à augmenter davantage durant la période de la Coupe du monde 2030 que le Maroc coorganisera avec l’Espagne et le Portugal.

Les travaux du RER déjà lancés, en parallèle de la nouvelle LGV

Selon nos informations, les travaux du RER sont déjà en cours et avancent en parallèle avec ceux de l’extension de la LGV. Le projet devrait être opérationnel à l’horizon 2030, affirment nos sources. Les partenaires mobilisés sur ce chantier se sont alors engagés à le finaliser dès 2029.

Jusqu’à présent, seules les régions Casablanca-Settat et Rabat-Salé-Kénitra étaient concernées par le projet. Désormais, la région Marrakech-Safi vient s’ajouter à cette dynamique.

Les deux premières régions sont déjà dotées des services de bus et de tramway. À Casablanca, le busway est opérationnel depuis 2024. Ce service est prévu pour être déployé bientôt à Rabat et à Marrakech. La mise en service du RER viendra ainsi améliorer davantage la mobilité au niveau de ces trois régions, offrir une solution de transport rapide et efficace, faciliter les trajets quotidiens des usagers entre les principales villes, mais aussi libérer la capacité sur les réseaux ferroviaires classiques.

Le futur projet de RER s’étendra sur un linéaire total de 250 km, apprend-on, avec 35 stations concernées à travers les différentes régions ciblées.

En plus de renforcer la mobilité quotidienne des citoyens, les tracés du RER au niveau des trois régions intégreront la desserte de trois stades majeurs, à savoir le nouveau Stade de Casablanca au niveau de Benslimane, le Stade Moulay Abdellah de Rabat et le Grand Stade de Marrakech. C’est donc un atout stratégique en prévision du Mondial 2030 et des autres événements sportifs à venir.

Avec une fréquence minimale de 7 minutes et 30 secondes, ce réseau vise à offrir une solution de transport rapide, efficace et adaptée aux besoins croissants des usagers.

Une seule ligne Rabat-Salé-Kénitra, reliant Kénitra à Skhirat

Dans la région Rabat-Salé-Kénitra, on ne parle que d’une seule ligne de RER, qui s’étend sur 54 km. Elle reliera Kénitra à Skhirat, en passant par des pôles stratégiques tels que Salé, Rabat, Témara et Aïn Atiq, comme le montre le tracé ci-dessous.

Le trajet complet durera environ 1 heure et 10 minutes, avec 12 stations réparties tout le long du parcours. Une fréquence de passage toutes les 15 minutes est envisagée, garantissant une régularité suffisante pour répondre aux besoins des usagers et désengorger les axes routiers saturés de la région.

Dans cette région, l’Office national des chemins de fer (ONCF) prévoit 150.000 passagers par jour à l’horizon 2040. Il table également sur une part de marché de 37% en voyageurs-kilomètre. Le parcours moyen RER représentera sur cet axe plus de deux fois celui des autres transports en commun en site propre.

Trois lignes pour relier 18 stations à Casablanca-Settat

Dans la région Casablanca-Settat, le RER devra relier la ville de Mohammédia à Nouaceur, avec une desserte cadencée vers l’aéroport Mohammed V, une nouvelle liaison ferroviaire vers le Grand Stade Hassan II de Casablanca, et le renforcement des dessertes vers Settat et El Jadida.

Le réseau s’articulera autour de trois lignes, couvrant un linéaire total de 92 kilomètres. Le tracé reliera 18 stations, allant du stade de Benslimane jusqu’à Nouaceur, en passant par des pôles clés tels que Mohammédia Facultés, Mohammédia, Zenata, Sidi Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Mohammadi, Casa-Voyageurs, la nouvelle Médina, Mers Sultan, Oasis, Casablanca Sud, Sidi Maârouf et Bouskoura.

Dans le détail :

Selon le tronçon emprunté, la durée des trajets variera entre 32 minutes et 1 heure 11 minutes, avec une fréquence d’environ 15 minutes, pour un service cadencé et régulier, afin de désengorger l’agglomération casablancaise et ses environs.

Rien qu’à Casablanca, six nouvelles gares de RER seront construites, notamment à Bernoussi, Aïn Sebaâ, Hay Hassani et Mers Sultan. Leurs alentours seront aussi aménagés.

Sur le volet trafic, l’ONCF table sur 180.000 passagers par jour à l’horizon 2030 dans cette région. Par ailleurs, ce sont 41 à 53 millions de déplacements prévus par l’Office chaque année. En ce qui concerne la part de marché, l’ONCF table sur 27 à 32% en voyageurs-kilomètre.

À Marrakech-Safi, une seule ligne pour un temps de trajet estimé à 55 minutes

Dans la région Marrakech-Safi, le projet de RER prévoit également une seule ligne de 74 kilomètres, avec un temps de trajet estimé à 55 minutes.

Cette ligne desservira 6 stations : Benguérir, la Ville verte, Sidi Bouathmane, le Grand Stade de Marrakech, Marrakech Palmeraie et Marrakech Guéliz, comme le montre le tracé ci-dessous. Elle viendra ainsi renforcer la desserte ferroviaire entre les principaux pôles urbains de la région.

Les trains circuleront avec une fréquence de 30 minutes, permettant une meilleure régularité des déplacements quotidiens et contribuant à fluidifier la circulation entre les zones périurbaines et le centre de Marrakech.

Implantation de quatre grandes gares entre Casablanca et Marrakech

Un marché de conception architecturale, d’études techniques et de suivi de travaux de construction de quatre gares RER entre Casablanca et Marrakech a déjà été lancé. Il s’agit d’un concours en deux phases. La première a abouti à la présélection de 14 candidats. La seconde phase est pour sa part toujours en cours.

Les gares concernées sont celles de la Ville verte, de Sidi Bouathmane, de Sidi Ghanem et du stade de Marrakech. La gare RER de la Ville verte, dans la ville de Benguérir, sera située non loin de la gare existante de Benguérir et de la nouvelle gare LGV de la Ville verte, sur la route nationale 9.

Situation de la gare RER Ville verte – Source : ONCF

La gare de Sidi Bouathmane sera située dans la ville de Sidi Bouathmane, dans la région de Marrakech-Safi. Elle a pour but de dynamiser le potentiel de la zone industrielle de Sidi Bouathmane.

Situation de la gare RER Sidi Bouathmane. Source : ONCF

La liaison ferroviaire entre Benguérir et Marrakech effectuera ainsi une halte à Sidi Bouathmane et permettra, in fine, de fluidifier le flux de travailleurs de la zone industrielle du même nom, située à 35 kilomètres de Marrakech. Un atout logistique en plus, qui va densifier le réseau ferroviaire régional et donc remédier en partie à la faiblesse de l’offre de transport pour les voyageurs.

La gare de Sidi Ghanem sera, elle, située près de la zone industrielle de Sidi Boughanem, au nord-ouest de Marrakech. Plus exactement, elle sera construite au niveau de l’arrondissement Ménara, le long de la route de Safi (RN7).

Situation de la gare RER Sidi Ghanem. Source : ONCF

Enfin, la gare du Grand Stade de Marrakech se situera près du stade au nord de la ville, le long de la route nationale 9 (RN9) qui mène à Casablanca. Cette gare va servir davantage à desservir les voyageurs à destination du stade et y faciliter ainsi l’accès.

Situation de la gare RER du Grand stade de Marrakech. Source : ONCF

Composition fonctionnelle d’une gare RER

Selon les termes de ce même marché, l’ensemble des gares RER seront dédiées aux services RER ou RER/TNR. Le schéma type des gares RER se présente comme suit :

Les gares RER se positionneront ainsi comme des centres névralgiques du réseau de transport, intégrant les services majeurs, notamment de LGV, et potentiellement des TNR et des trains omnibus.

Elles seront conçues non seulement comme un hub de transport central et d’échange, mais aussi comme un lieu de confort et d’efficacité, répondant aux besoins diversifiés des voyageurs, tout en facilitant l’intermodalité entre les différents services ferroviaires et les autres modes de transport. Elles doivent, par ailleurs, intégrer modernité, respect de l’environnement et fonctionnalité des espaces.

Outre ce marché, un appel d’offres relatif à la réalisation des études de circulation et d’intermodalité au niveau des sites des gares RER a pour sa part été attribué à deux sociétés : CID et Novec.

Une feuille de route 2025-2027 entre les régions de Casablanca-Settat et d’Île-de-France

Paraphée par le président du Conseil de la région Casablanca-Settat, Abdellatif Maâzouz, et la présidente de la Région Île-de-France, Valérie Pécresse, cette feuille de route témoigne de la volonté partagée des deux régions de poursuivre et d’approfondir leur collaboration autour de plusieurs thématiques prioritaires telles que le développement économique et l’emploi, la mobilité et le transport, l’innovation, le digital et les start-ups, l’eau et l’environnement, la culture ainsi que l’appui institutionnel, peut-on lire dans un communiqué.

« Cette nouvelle feuille de route s’inscrit dans le prolongement du partenariat concret et profond qui nous lie depuis de nombreuses années. Les liens d’amitié tissés entre nos deux territoires sont très forts et nous permettent d’envisager l’avenir de notre coopération avec ambition », a souligné Mme Pécresse, dans un mot de circonstance.

« Aujourd’hui, nous donnons une nouvelle impulsion à cette coopération interrégionale. C’est une étape clé dans le renforcement des liens économiques, culturels et humains entre nos deux régions », a-t-elle indiqué.

Mme Pécresse a précisé que « depuis 2016, une quinzaine de projets ont été soutenus par la région Île-de-France à Casablanca-Settat pour un montant d’un million d’euros », permettant la réalisation de projets concrets dans des domaines essentiels tels que la formation des jeunes, le développement économique, l’aménagement urbain ou encore la transition numérique.

Ce partenariat, a-t-elle poursuivi, ambitionne désormais d’accompagner la mise en place d’un réseau régional de transport et de mobilité, en particulier en vue de la Coupe du monde 2030, de soutenir la digitalisation de l’administration, de promouvoir la culture et de favoriser les synergies entre les écosystèmes entrepreneuriaux des deux régions.

« La feuille de route que nous signons aujourd’hui s’inscrit parfaitement dans l’esprit du Programme de développement régional (2022-2027), fondé sur une vision axée sur l’innovation, la durabilité et l’inclusion sociale, et visant à faire de Casablanca-Settat une région accélératrice d’un développement territorial inclusif et durable, tant sur le plan économique qu’humain », a souligné le président du conseil de la région Casablanca-Settat.

Dans cette perspective, M. Maâzouz a noté que cette coopération portera sur plusieurs domaines clés, notamment le développement économique et l’emploi, à travers le renforcement des liens entre les entreprises, en particulier dans les secteurs de l’innovation, de l’intelligence artificielle, de l’entrepreneuriat, du sport et de la durabilité.

Il a également évoqué la mobilité et le transport, avec le déploiement d’un schéma régional à l’horizon 2029; la valorisation du patrimoine et la formation des talents dans les industries culturelles et créatives, en s’inspirant du modèle francilien; ainsi que l’appui institutionnel à travers l’échange d’expertises en organisation administrative, digitalisation, gestion de projets et ingénierie financière.

Accompagnée d’une importante délégation de la région Île-de-France, Mme Pécresse effectue une visite au Maroc, du 21 au 24 avril, axée sur le renforcement de la coopération autour de « trois priorités communes », à savoir l’innovation, l’éducation et le développement durable.

Casablanca-Settat : plus de 59 MDH pour l’entretien et la maintenance de l’éclairage public

Le marché est scindé en 7 lots :

– Lot n° 1 : arrondissements Casa Anfa-El Fida pour 12,9 millions de DH.

– Lot n° 2 : arrondissements Aïn Chock – Hay Hassani pour 13,3 millions de DH.

– Lot n° 3 : arrondissements Ben M’sik-Sidi Othmane pour 6,7 millions de DH.

– Lot n° 4 : arrondissements Aïn Sebaâ – Sidi Bernoussi pour 7,9 millions de DH.

– Lot n° 5 : direction préfectorale de Mohammedia pour 6,9 millions de DH.

– Lot n° 6 : direction provinciale de Nouaceur : commune de Bouskoura pour 6,3 millions de DH.

– Lot n° 7 : direction provinciale d’El Jadida pour 5 millions de DH.

Le marché-cadre est conclu pour une durée initiale d’une année, renouvelable par tacite reconduction par période d’une année.

Transformation des nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et Aïn Harrouda : les travaux sont à 20% d’avancement

« Les travaux de transformation des nœuds autoroutiers de Sidi Maârouf et de Aïn Harrouda sont à 20% d’avancement », a souligné le président de la région Casablanca-Settat, notant « que les travaux avancent à un rythme soutenu ». Abdellatif Maâzouz, président de la région, faisait le point le lundi 3 mars sur plusieurs projets d’envergure, notamment celui relatif à la transformation des entrées stratégiques de Casablanca.

« Ces projets s’inscrivent dans le cadre de la transformation des entrées stratégiques de Casablanca, en prévision du Mondial 2030 », a précisé Abdellatif Maâzouz. Ils interviennent également dans le cadre de l’amélioration de l’accessibilité au Grand Stade Hassan II de Casablanca, qui sera situé à Benslimane.

Rappelons que le budget total alloué à ces deux projets s’élève à 1,1 milliard de DH, financé à hauteur de 340 millions de DH par la région.

Les travaux prévus au niveau des deux nœuds

Le nœud de Sidi Maârouf, un point d’échange phare de la capitale économique au niveau de sa sortie sud et de connexion entre l’autoroute de contournement de Casablanca et l’autoroute Casablanca-Berrechid, sera réaménagé en format hybride à 3 étages, combinant deux types d’échangeurs, le « trèfle » et la « turbine », afin de supprimer les entrecroisements actuels et d’augmenter la capacité de la bifurcation pour répondre à la croissance du trafic.

La conception du nœud prévoit notamment la construction de « 8 ouvrages d’art, la mise à 2 x 5 voies de l’autoroute de contournement de Casablanca et de l’autoroute Casablanca-Berrechid, de part et d’autre du nœud, et la création de nouvelles bretelles ».

Voici à quoi devrait ressembler ce nœud, à la fin des travaux :

Pour ce qui est du nœud de Aïn Harrouda, il est situé au nord de Casablanca. Cette section autoroutière, reliant l’échangeur de Mohammédia Ouest à la bifurcation de Aïn Harrouda, est actuellement l’une des sections les plus chargées du Royaume, avec un trafic s’élevant à 120.000 véhicules/jour.

Pour alléger le trafic de cette section stratégique, qui assure à la fois le transit du trafic Nord-Sud, la fonction de pénétrante autoroutière vers Casablanca et la desserte de l’agglomération de Mohammédia et de sa zone industrielle, Autoroute du Maroc (ADM) a conçu une solution qui consiste à séparer les flux, à supprimer tous les entrecroisements et à réadapter la capacité de l’échangeur de Mohammédia Ouest avec des voies et des bretelles supplémentaires.

Cette solution prévoit notamment la construction de 10 ouvrages d’art, la création de nouvelles voies pouvant aller jusqu’à 8 par sens, la construction d’un carrefour surélevé à l’endroit du giratoire actuel de la zone industrielle de Mohammédia, ainsi que l’établissement d’une nouvelle connexion entre l’autoroute urbaine et l’autoroute de contournement de Casablanca pour permettre aux usagers venant de Casablanca de se diriger vers le sud de manière plus fluide.

Voici à quoi devrait ressembler ce nœud, à la fin des travaux :

Rappelons que la région ambitionne d’achever ces projets d’ici l’été, en amont de la CAN 2025. 

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Le Fonds d’investissement régional de Casablanca-Settat approuvé par le ministère de l’Intérieur

« Le Fonds d’investissement régional de Casablanca-Settat a été visé par le ministère de l’Intérieur », a annoncé Abdellatif Maâzouz, président de la région, lors de la session ordinaire du conseil régional tenue le lundi 3 mars.

« Ce projet est à présent en cours d’opérationnalisation, à travers un certain nombre d’autorisations qui doivent être délivrées par les autorités concernées », a-t-il expliqué.

« On peut dire que ce projet est à 5% d’avancement. On espère que d’ici mai prochain, il pourra démarrer », a-t-il conclu à ce sujet.

Rappelons que ce fonds est dédié aux petites et très petites entreprises. Il est doté d’une enveloppe budgétaire de 241 millions de DH.

Le fonds, dont la convention de création a été votée lors d’une précédente session ordinaire du conseil régional, vise à aider les porteurs de projets dans la phase d’amorçage, ou bien à accompagner les petites entreprises existantes dans leur croissance, afin de booster l’emploi.

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Casablanca-Settat : près de 100% du budget du PDR déjà programmé

Abdellatif Maâzouz, président du conseil régional de Casablanca-Settat, a fait le point, lundi 3 mars, à l’occasion de la session ordinaire de la région, sur l’exécution des projets inscrits dans le PDR 2022-2027.

Selon lui, « au mois de janvier 2025, la région a adopté 389 conventions, dont 168 ont déjà été visées, 80 sont en cours d’examen par le ministère de l’Intérieur et 129 sont en phase d’adoption ou de signature. En outre, 12 conventions-cadres ont également été mises en place ».

« L’ensemble de ces projets bénéficie d’un budget global de 47,3 MMDH, dont 12,9 MMDH sont alloués par la région elle-même. Ces chiffres se rapprochent sensiblement du budget du PDR, ce qui témoigne de l’envergure et de l’importance de ces projets », a-t-il souligné.

Près de 100% du budget du PDR programmé

M. Maâzouz estime qu’à travers l’opérationnalisation de toutes ces conventions et la programmation prévue, « l’on peut avancer que près de 100% du budget du PDR de la région a été programmé. Toutefois, certains projets connaissent des blocages et les budgets associés seront transférés à d’autres conventions ».

En termes de budget, sur les 47,3 MMDH alloués, 26 MMDH ont été visés. Plusieurs projets sont donc en cours de réalisation, dont certains ont déjà été achevés. La répartition géographique des projets montre une concentration du budget sur les projets régionaux, qui concernent l’ensemble de la zone, représentent la plus grosse part avec 22 MMDH, suivis par la préfecture de Casablanca (6,7 MMDH) et celle de Mohammédia (3,8 MMDH).

Le pourcentage des conventions visées varie, par ailleurs, selon les préfectures et provinces, ainsi que selon les programmes mis en place. Par exemple, pour les projets régionaux, 15 MMDH ont déjà été visés, contre près de 6,2 MMDH pour la préfecture de Casablanca et à peine 19 MDH pour Mohammedia.

Le secteur du transport et de la mobilité en tête

Par secteur, le transport et la mobilité prennent la plus grande part du budget avec 14,2 MMDH alloués aux projets d’infrastructures notamment. Il est suivi par l’enseignement et la recherche scientifique, la santé et le sport, avec un budget global de 9,7 MMDH, et l’économie et l’emploi, avec 8,2 MMDH.

Le secteur du transport absorbe également la plus grande part du budget visé, avec plus de 10 MMDH, ce qui reflète l’importance accordée au développement des infrastructures de transport dans la région.

Légère augmentation des recettes de la région grâce aux recettes transférées par l’État

Le président du conseil régional a également fait le point sur les ressources de la région. Il a souligné que, bien que la région ait obtenu des crédits auprès d’organismes internationaux, ces fonds n’ont pas encore été mobilisés. Cette étape devrait bientôt être enclenchée, ce qui permettra de passer à la vitesse supérieure dans la réalisation des projets en cours.

En ce qui concerne les recettes régionales, une légère hausse a été observée depuis 2019. Cette augmentation de près de 130 MDH a été enregistrée principalement grâce aux recettes transférées par l’État, qui sont passées de 996 MDH en 2019 à 1,152 MMDH en 2024, ainsi qu’ aux recettes locales, lesquelles sont passées de 241 MDH en 2019 à 316 MDH en 2024. 

Ces montants restent toutefois insuffisants pour couvrir l’ensemble des besoins de la région, d’après son président.