Éducation : le budget 2026 frôle les 100 MMDH, la hausse provient du fonctionnement

Le budget de fonctionnement s’élève à 91 MMDH, répartis entre 52,3 MMDH consacrés aux dépenses de personnel et 38,7 MMDH destinés au matériel et aux dépenses diverses. Quant au budget d’investissement, il atteint 8,2 MMDH.

Évolution budgétaire entre 2025 et 2026

Les crédits destinés au personnel passent de 47,4 à 52,3 MMDH, soit une hausse de près de 4,9 MMDH, conséquence directe de la revalorisation générale de 1.500 DH mensuels nets accordée aux enseignants.

Cette évolution confirme que la masse salariale reste le principal moteur de l’expansion budgétaire du ministère.

Les crédits de matériel et dépenses diverses connaissent une dynamique similaire, passant de 31,9 à 38,7 MMDH, soit une augmentation de 6,8 MMDH, équivalente à 21,3% de hausse.

Le crédit d’investissement demeure stable par rapport à 2025

Au total, les dépenses de fonctionnement atteignent 91 MMDH en 2026, contre 79 MMDH un an plus tôt, soit une hausse de 15,2%. À l’inverse, le volet investissement demeure stable, passant de 8,3 à 8,2 MMDH entre 2025 et 2026.

Par ailleurs, sur le plan des emplois, le PLF 2026 prévoit la création de 379 postes au niveau de l’administration centrale du ministère.

En parallèle, le recrutement des enseignants et du personnel administratif relève des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF), qui bénéficieront, selon le rapport sur les ressources humaines, de 16.000 postes budgétaires supplémentaires au titre de l’année scolaire 2025-2026.

Ainsi, le total des postes ouverts dans le secteur de l’Éducation s’élève à 16.379.

Programme prioritaire de l’Éducation pour l’année 2026

Pour ce qui est des priorités du ministère de l’Éducation, elles se déclinent comme suit :

Entre 2014 et 2024, forte baisse de la pauvreté mais persistance des inégalités

Le haut-commissariat au Plan (HCP) vient de publier un rapport consacré à l’état de la pauvreté au Maroc en 2024, fondé sur les données du Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH).

Intitulé « Cartographie de la pauvreté multidimensionnelle : paysage territorial et dynamique« , ce rapport fournit une analyse approfondie de l’évolution de la pauvreté au Maroc, en l’appréhendant non plus uniquement à travers le prisme du revenu, mais en intégrant un ensemble de privations sociales affectant les conditions de vie, l’éducation et la santé. Il en ressort, entre 2014 et 2024, une tendance nationale globalement positive, masquant toutefois de profondes disparités territoriales.

Voici les principaux constats qui se dégagent du rapport.

Une baisse notable de la pauvreté multidimensionnelle à l’échelle nationale

*La pauvreté multidimensionnelle. Entre 2014 et 2024, la population en situation de pauvreté a chuté de 11,9% à 6,8% de la population totale, soit une réduction de plus de 5 points. En valeur absolue, ce sont près de 1,5 million de Marocains qui ont été extraits de la pauvreté en une décennie. En conséquence, l’indice de pauvreté multidimensionnelle (IPM) a été presque divisé par deux, passant de 4,5% à 2,5%. Un progrès tiré par l’éducation et les conditions de vie.

L’amélioration du capital scolaire, mesurée par la scolarisation des enfants et l’éducation des adultes, est le premier moteur de cette évolution, expliquant à elle seule plus de 50% de la baisse de l’IPM. Elle est suivie des progrès réalisés dans les conditions de vie (accès à l’électricité, eau potable, assainissement, logement), qui contribuent à hauteur de 31,4%, puis des avancées dans le domaine de la santé (18,4%). Cette hiérarchisation met en lumière l’importance stratégique des politiques éducatives dans la lutte contre les inégalités structurelles.Une pauvreté encore fortement rurale, malgré le recul*La vulnérabilité à la pauvreté. En 2024, les zones rurales concentrent toujours 72% des personnes pauvres, contre 79% en 2014. Le taux de pauvreté y a certes diminué de manière spectaculaire, de 23,6% à 13,1%, mais il reste plus de quatre fois supérieur à celui des zones urbaines, où il s’est stabilisé autour de 3%.

Cette fracture territoriale se manifeste également dans la vulnérabilité à la pauvreté multidimensionnelle : si le taux national est passé de 11,7% à 8,1%, 82% des personnes vulnérables résident en milieu rural, exposées à un risque élevé de rechute dans la pauvreté en cas de choc économique ou social.

Géographie de la pauvreté au Maroc : des écarts qui persistent

Le recul de la pauvreté touche toutes les régions, mais les écarts restent profonds. En 2024, six régions affichent des taux supérieurs à la moyenne nationale, notamment Béni Mellal-Khénifra (9,8%), Fès-Meknès (9,0%) et l’Oriental (8,4%). À l’inverse, les régions du Sud comme Laâyoune-Sakia El Hamra (2,4%) et Dakhla-Oued Eddahab (2,5%) présentent les taux les plus faibles.

En termes relatifs, Marrakech-Safi, Béni Mellal-Khénifra et Drâa-Tafilalet ont enregistré les baisses les plus marquées de la dernière décennie, traduisant une dynamique de convergence relative entre les régions.À l’échelon provincial, les disparités apparaissent avec une acuité encore plus prononcéeÀ l’échelle provinciale, le contraste est encore plus fort. En 2024, Figuig (24,1%) et Taounate (21,1%) affichent les taux de pauvreté les plus élevés du Royaume. Sept provinces concentrent à elles seules près de 20% des pauvres. Certaines zones, comme Azilal, Chichaoua, Chefchaouen et Essaouira, bien qu’ayant enregistré des baisses spectaculaires, restent structurellement vulnérables. A contrario, les grandes villes comme Rabat, Casablanca et Laâyoune présentent des taux inférieurs à 3%, confortant leur statut de pôles relativement protégés.

Par ailleurs, à l’échelle communale, si le ciblage territorial a montré son efficacité, des poches d’extrême pauvreté subsistent. Le rapport confirme l’efficacité des politiques publiques ciblées, notamment l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH). Dans les 702 communes rurales couvertes par les deux premières phases du programme, le taux de pauvreté a chuté de 27,8% à 15,5%, contre une baisse plus modérée dans les communes non ciblées.

Globalement, 94% des communes ont vu leur situation s’améliorer entre 2014 et 2024. Toutefois, certaines d’entre elles restent durement frappées : une centaine de communes enregistrent des taux supérieurs à 30%, principalement dans les provinces de Figuig, Azilal, Taroudant, Khénifra et Essaouira. Des cas extrêmes dépassent les 50%, notamment dans des communes comme Bouchaouene (Figuig), Tafajight (Sefrou) ou Tabia (Taroudant).

Il convient de souligner que, dans le cadre de l’analyse de la pauvreté, le rapport du HCP marque une rupture avec les approches monétaires traditionnelles, en intégrant les dimensions non monétaires du bien-être, telles que l’éducation, la santé ou encore l’accès aux services sociaux.

Épargne Enfant. Sanlam propose deux solutions pour préparer l’avenir en toute sécurité (3)

L’objectif reste le même : aider les familles à anticiper les dépenses futures liées à l’éducation, aux études supérieures ou aux projets de vie d’un enfant, à travers des produits structurés et encadrés sur le plan fiscal.

Après deux premiers articles consacrés à ce sujet : Ce qu’il faut savoir avant de choisir un placement et L’offre d’AtlantaSanad, nous présentons dans ce troisième épisode les offres proposées par Sanlam.

Sanlam propose plusieurs formules évolutives qui associent épargne régulière et garanties d’assurance. Quels dispositifs sont proposés ? Comment fonctionnent-ils concrètement ? Et que faut-il savoir avant d’y souscrire ? Éléments de réponse.

Deux solutions pour accompagner l’avenir des enfants

La protection de la scolarité reste au cœur de l’offre de Sanlam dédiée aux familles. L’assureur propose deux solutions complémentaires : l’une vise à garantir la continuité des études en cas de coup dur, l’autre permet de constituer progressivement un capital pour financer les projets futurs d’un enfant.

« Chez Sanlam Maroc, nous sommes conscients que l’une des principales préoccupations des parents est de sécuriser l’éducation de leurs enfants quoi qu’il arrive », explique la compagnie.

C’est dans cette logique qu’est née l’assurance Continuité scolaire, un contrat qui ne relève pas de l’épargne, mais d’une garantie décès/invalidité. Concrètement, si le parent souscripteur vient à décéder ou à devenir invalide, Sanlam prend directement en charge 100% des frais de scolarité de l’enfant, jusqu’au baccalauréat, et ce, en versant les montants dus à l’établissement scolaire.

En parallèle, Sanlam propose Assur’Education, une solution d’épargne évolutive. Elle permet aux parents de constituer, à leur rythme, un capital pour les projets futurs de leur enfant.

« Les parents épargnent des montants de leur choix, selon la périodicité de leur choix, et quand l’enfant atteint l’âge de 18 ans, il peut recevoir, pour financer ses projets d’avenir, la somme totale de ce que ses parents ont épargnée, valorisée de manière très intéressante et avec une exonération d’impôt », détaille Sanlam.

Des modalités de souscription simples, une souplesse d’épargne totale

Assur’Education est conçue pour s’adapter aux capacités d’épargne de chaque famille, sans contrainte de versement fixe ni plafond.

Les cotisations démarrent à partir de 200 DH par mois et ne sont pas plafonnées

Le produit laisse une grande liberté au souscripteur, qui peut adapter ses versements dans le temps : « L’assuré est libre de modifier le montant versé d’une cotisation à l’autre, et libre également d’effectuer ces cotisations quand il le souhaite ».

L’enfant perçoit le capital à ses 18 ans, dans des conditions fiscalement avantageuses. En cas de décès du souscripteur avant cette échéance, « Sanlam peut se substituer à lui pour poursuivre les cotisations à sa place ».

Sur le plan financier, Assur’Education offre une valorisation progressive du capital épargné.

En moyenne, le produit bénéficie d’un rendement de 3%, ainsi que d’un avantage fiscal qui est l’exonération totale des plus-values réalisées sur les contrats au-delà de 8 ans d’ancienneté

La protection intégrée en cas de décès du parent est de nouveau rappelée par l’assureur : « Si le parent décède avant les 18 ans de l’enfant, Sanlam peut continuer à cotiser à la place du parent, de manière à ne pas léser l’enfant ».

Les deux solutions proposées par Sanlam peuvent être souscrites à tout moment, sans conditions restrictives liées à l’âge de l’enfant. Concernant la continuité scolaire, l’assureur précise que le contrat est accessible « moyennant un tarif annuel très adapté et accessible ». En cas de sinistre, « Sanlam prend en charge les frais de scolarité de l’enfant pour toute la durée restante de sa scolarité, jusqu’au baccalauréat » et verse « directement les frais de scolarité à l’établissement scolaire […] pour éviter l’implication d’un tiers ».

Un exemple concret pour projeter l’effort d’épargne dans le temps

Se projeter dans une démarche d’épargne pour son enfant, c’est aussi essayer de visualiser ce que chaque effort mensuel peut réellement produire à long terme. Pour aider les familles à mesurer cette perspective, Sanlam partage une simulation basée sur un scénario simple.

« Prenons l’exemple d’un souscripteur qui a choisi une cotisation régulière de 500 DH par mois, et ce, sur une durée de 15 ans. Le capital à récupérer à la fin de cette durée est de 108.000 DH approximativement ».

L’écart devient significatif si l’on compare cette somme à ce qu’aurait permis une épargne classique. « À titre de comparaison, s’il avait simplement mis de côté 500 DH par mois, il aurait eu 90.000 DH au bout de la même période. Et s’il l’avait placé sur un compte épargne, il aurait eu autour de 92.000 DH. Donc il est vraiment gagnant à prendre notre produit ».

L’avantage net ressort ainsi à 18.000 DH de gains supplémentaires par rapport à une épargne non rémunérée, à effort d’épargne identique

Une transmission sécurisée et des avantages fiscaux à la clé

L’un des atouts majeurs d’Assur’Education réside dans sa capacité à garantir la bonne transmission du capital, même en cas de décès prématuré du parent souscripteur. En désignant l’enfant comme bénéficiaire au moment de la signature du contrat, le capital épargné et valorisé lui sera automatiquement versé lorsqu’il atteindra l’âge de 18 ans.

« En cas de décès du parent souscripteur, le montant épargné et valorisé reviendra automatiquement à l’enfant (désigné comme le bénéficiaire lors de la signature du contrat) quand celui-ci aura 18 ans ».

Une option complémentaire renforce cette sécurisation du parcours éducatif. « Il existe une garantie optionnelle selon laquelle Sanlam peut même continuer à cotiser dans le contrat en question à la place du parent souscripteur en cas de décès ou d’invalidité de ce dernier jusqu’à l’âge de 18 ans de l’enfant ».

Sur le plan fiscal, les plus-values générées par le contrat bénéficient d’une exonération totale après huit ans, ce qui constitue un avantage supplémentaire pour les familles envisageant une épargne de long terme.

Chambre des représentants : grand oral pour Aziz Akhannouch, le lundi 12 mai

Cette séance, qui débutera à 15 h, sera axée autour du thème « Réforme et développement du système éducatif », indique un communiqué de la Chambre des représentants, précisant qu’elle se tiendra conformément aux dispositions de l’article 100 de la Constitution et du règlement intérieur de la Chambre.

L’ONDH prépare une enquête de terrain sur les écoles pionnières

L’objectif de la mission est « d’observer la dynamique scolaire » au sein des 2000 écoles du Programme National « Écoles pionnières (EP)«  lancées au titre de l’année scolaire 2024-2025 afin « d’en mesurer les résultats et d’éclairer les décisions prévues dans le cadre de la procédure de labellisation de ces établissements », peut-on lire dans les documents relatifs à l’appel d’offres.

Il s’agit d’une étude de terrain pilotée par l’Observatoire national du développement humain (ONDH) visant à « apprécier dans quelle mesure le modèle d’école pionnière a atteint ses objectifs en termes de degré de correspondance/concordance entre ce qui est visé par le programme EP (normes et standards de qualité) et ce qui est effectivement mis en œuvre et atteint sur le terrain ».

En d’autres termes, il s’agit d’observer comment les acteurs des 2.000 établissements concernés par la mission appliquent les normes et objectifs prévus par le programme, sur l’ensemble du système.

L’ONDH doit disposer, à l’issue de cette enquête de terrain, des données quantitatives fiables sur le dispositif et ses effets. Cela permettra de repérer les écarts éventuels entre les orientations du programme et la réalité des pratiques, afin d’y remédier.

Sur le plan des objectifs spécifiques de la mission, l’étude porte sur trois dimensions clés du programme EP :

– Au niveau de l’établissement scolaire : vérifier que chaque école pionnière respecte les normes de qualité requises (organisation, encadrement, conditions d’apprentissage, méthodes pédagogiques, etc.). Étude à même de révéler l’environnement au sein duquel les enseignants exercent et les élèves évoluent, les nouvelles approches mises en œuvre à l’école.

– Au niveau des enseignants : apprécier l’évolution des pratiques pédagogiques et de la formation des enseignants dans ces écoles. Il s’agit notamment d’observer l’adoption des méthodes d’enseignement explicite et des nouveaux outils pédagogiques par les instituteurs volontaires, ainsi que l’implication des encadrants (inspecteurs) mobilisés.

– Au niveau des élèves : mesurer les progrès des apprentissages des élèves bénéficiaires du programme à titre des EP (2024-2025). L’étude analyse dans quelle mesure les élèves des écoles pionnières amélioreront leurs résultats dans les trois matières fondamentales (arabe, français et mathématiques) par rapport aux objectifs fixés. Cet axe vise à quantifier la plus-value éducative du programme pour les élèves scolarisés dans ces 2000 écoles.

L’estimation maximale des prestations est établie à 8,8 millions de DH.

Le programme « établissements pionniers »

Donald Trump ordonne la suppression du département de l’Éducation

Le décret ordonne à la secrétaire à l’Éducation Linda McMahon de « faciliter la fermeture de l’agence dans la mesure maximale possible et autorisée par la loi ».

Début mars, le ministère avait annoncé la suppression de près de 2.000 postes, dont 1.315 employés fédéraux, réduisant ainsi de près de la moitié les effectifs de ce ministère créé en 1979 sous Jimmy Carter.

Le département est doté de dizaines de billions de dollars qu’il alloue aux écoles pour financer une multitude de programmes destinés aux familles à faible revenu, mais aussi aux universités sous forme de prêts étudiants.

Il supervise aussi le respect des lois sur les droits civiques qui interdisent aux écoles et universités de pratiquer des formes de discrimination fondées sur la race, le sexe ou l’origine.

Cependant, la loi ne permet pas au président américain de procéder unilatéralement à la suppression d’un département ou d’une agence créés par le Sénat sans l’aval de celui-ci.

À présent, les républicains détiennent une majorité de 53 sièges à la chambre haute du Congrès, contre 47 pour les démocrates ; ce qui leur complique la tâche pour obtenir les 60 voix requises pour l’élimination du département.

Enseignement : le ministère et les syndicats s’accordent sur le calendrier des concours, formations et promotions

Dans le cadre du dialogue sectoriel entre le ministère de l’Éducation nationale et les syndicats les plus représentatifs du secteur, une réunion de la commission technique s’est tenue le mercredi 19 février 2025 à Rabat.

Selon un communiqué conjoint des cinq syndicats les plus représentatifs (UMT, CDT, UGTM, FNE, FDT), cette réunion a permis d’établir un calendrier précis pour la mise en œuvre de plusieurs engagements clés liés au statut de base et aux accords des 10 et 26 décembre 2023.

Les discussions ont abouti à plusieurs décisions concrètes, notamment la tenue hebdomadaire de la commission technique chaque jeudi, avec un ordre du jour prédéfini et un compte rendu signé immédiatement par les parties prenantes.

Parmi les principaux résultats de cette réunion figure la fixation des échéances pour plusieurs concours et formations.

La question des retards de promotion et la clarification de certaines dispositions réglementaires ont également été abordées, avec un engagement du ministère à trancher rapidement au sujet des promotions en attente de 2021, 2022 et 2023.

Le département a aussi promis d’annoncer les résultats de l’examen professionnel 2024 avant les concours susmentionnés afin de permettre aux lauréats de participer aux nouvelles sélections.

Ces mesures viennent en réponse aux revendications formulées lors de la réunion du 18 février 2025, présidée par le ministre de l’Éducation nationale. Selon un communiqué conjoint des cinq syndicats à la suite de cette première réunion, celle-ci avait permis de rappeler l’importance du respect des engagements antérieurs, notamment :

L’application intégrale des accords des 10 et 26 décembre 2023, incluant la mise en œuvre du statut de base, la réduction du temps de travail hebdomadaire, l’indemnité pour travail dans les zones difficiles et reculées, ainsi que l’application des articles 81, 89 et 77 relatifs aux promotions et indemnités.

–  L’accélération du travail des commissions techniques, avec une implication renforcée des directions centrales du ministère et la définition d’un calendrier précis pour la mise en œuvre des réformes.

La reprise des travaux de la commission mixte le 19 février, afin de finaliser la programmation des examens, promotions et mouvements de mutation, ainsi que l’adoption des textes réglementaires concernant plusieurs catégories professionnelles.

Si les syndicats saluent ces avancées, ils restent vigilants quant à l’exécution des engagements pris par le ministère. « Cette feuille de route est un engagement contractuel qui ne tolère aucun recul ou tentative de contournement », avertissent les cinq syndicats.

Infrastructures : ce qui a été fait, ce qui est en cours et ce qui se prépare (Infographies)

Comment le réseau autoroutier a-t-il évolué et comment sera-t-il renforcé dans les prochaines années ? La ligne à grande vitesse (LGV) sera-t-elle étendue au-delà de Marrakech ? Combien de stations de dessalement d’eau de mer sont actuellement en construction ? Ou encore, combien d’hectares supplémentaires seront alloués aux zones industrielles ?

Ces questions, et bien d’autres, relevant de secteurs en apparence déconnectés, ont été abordées lors de l’intervention du Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch, au Parlement, le 16 décembre 2024. Ce discours était centré sur le vaste domaine des infrastructures.

Aziz Akhannouch a présenté un exposé quasi exhaustif, revenant sur les progrès réalisés par le Maroc en matière d’infrastructures au cours des 25 dernières années, tout en dévoilant les grandes orientations stratégiques pour l’avenir.

De nombreux chiffres et projets ont été énoncés. Que faut-il en retenir ? Médias24 vous propose trois infographies synthétisant les données chiffrées et les projets présentés par le Chef du gouvernement.

Infrastructures : Bilan des réalisations sur les 25 dernières années

 

Infrastructures : Les projets en cours

Ce que prévoit le Maroc à horizon 2030

Les écoles pionnières, un programme éducatif marocain parmi les plus performants au monde (experts)

Dans un précédent article, nous avions révélé les premiers détails d’une évaluation indépendante du système marocain des écoles pionnières, menée par le Morocco Innovation and Evaluation Lab (MEL) en collaboration avec l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P) et le Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab (J-PAL). Ci-après, nous publions le document produit par les experts concernant les résultats de cette étude.

Celle-ci a mis en lumière que l’impact global du programme des écoles pionnières est supérieur à celui de tout autre programme gouvernemental, plaçant le Maroc parmi les 1% des pays les plus performants dans ce domaine. Les résultats ont montré des progrès significatifs dans les apprentissages des 320.000 élèves concernés, témoignant d’une réelle avancée dans la réforme éducative du pays.

L’évaluation actuelle, pilotée dans 626 écoles primaires à travers le Maroc durant l’année scolaire 2023-2024, souligne l’impact significatif enregistré par le programme sur les apprentissages des élèves. Elle situe les choix effectués par le Maroc parmi les 1% meilleurs du point de vue de progrès en matière d’apprentissage dans la catégorie des pays comparables, indique le rapport.

Les résultats révèlent une amélioration de 0,9 écart-type des résultats d’apprentissage, indiquant que l’élève moyen dans une école pionnière performe désormais mieux qu’environ 82% des élèves du groupe de comparaison. Les effets les plus marquants ont été observés en français et en mathématiques, où l’élève moyen surpasse respectivement 90% et 82% des élèves de la catégorie de comparaison. En ce qui concerne l’arabe, l’élève moyen dépasse environ 69% des élèves comparables. Le programme a également permis des avancées dans divers domaines, incluant la lecture et plusieurs disciplines de mathématiques.

Le modèle Écoles pionnières repose sur une approche multidimensionnelle englobant les trois axes de la feuille de route 2022-2026 : l’élève, l’enseignant et l’école. Les principaux volets du programme incluent une pédagogie structurée, une remédiation ciblée selon le niveau d’apprentissage des élèves, ainsi que la spécialisation des enseignants dans l’enseignement de l’arabe, du français et des mathématiques. En outre, un système de certification de qualité reconnaît les écoles participant avec succès au programme.

Voici le rapport complet de l’évaluation des écoles pionnières, détaillant les résultats et les analyses des experts :

Le compte rendu du Conseil de gouvernement du 12 septembre 2024

Le ministère de l’Éducation annule les retenues sur les salaires des enseignants suspendus

Cette mesure intervient après des mois d’une crise marquée par la suspension de plus de 500 enseignants, qui avait suscité une vague de protestations parmi les syndicats.

Chakib Benmoussa a confirmé que plusieurs cas de suspension étaient liés à des manquements professionnels. Après révision des dossiers, un nombre considérable d’enseignants ont été réintégrés et leurs salaires rétablis.

Selon une note consultée par Médias24, la décision d’annuler les retenues salariales s’inscrit dans un cadre « visant à instaurer un climat positif et à renforcer la confiance au sein du système éducatif ».

Le ministère s’est engagé à fournir les listes des enseignants concernés aux services de la Trésorerie générales du Royaume pour compléter les démarches nécessaires.

Cette mesure contribuera à « assurer une rentrée scolaire sereine pour tous les cadres éducatifs et administratifs ».

Un nouvel organigramme adopté au sein du ministère de l’Éducation nationale

Cette nouvelle architecture vient en remplacement de celle de 2002, pour permettre de clarifier les liens entre les responsabilités des acteurs centraux et les résultats attendus dans les classes, dans une optique de cohérence et d’impact, souligne le ministère dans un communiqué.

La même source précise que le nouvel organigramme du ministère repose sur plusieurs fondamentaux.

D’abord la pédagogie qui est la mission première du ministère. Dans ce sens, le ministère, qui comptait plus d’une vingtaine de directions, est réorganisé désormais en quatre pôles principaux, dont l’un d’entre eux est l’action pédagogique, précise le communiqué. L’ensemble de l’organigramme est composé de 3 pôles constitués en directions générales :

Le quatrième pôle Capital humain – axe enseignants est directement coordonné par le Secrétariat général.

L’assurance qualité constitue l’un des fondamentaux. Le ministère explique que de nouvelles structures sont mises en place pour définir les normes et objectifs de qualité et contrôler leur mise en œuvre sur le terrain, à travers un système de suivi-évaluation performant.

La démultiplication d’entités (directions/unités) fonctionnelles impactait le fonctionnement du département en termes de cohérence et de coordination, créant un fonctionnement en silos ; désormais l’organisation consacre des grappes de périmètres favorisant la collaboration et l’approche systémique, ajoute la même source.

Le nouvel organigramme assure la complémentarité entre les missions et activités des différents échelons territoriaux, fondée sur une vision claire des missions, des fonctions régaliennes renforcées, des dispositifs de pilotage et de contractualisation renforcés, et la poursuite ordonnée du processus de déconcentration, indique le ministère.

Le projet de réorganisation concerne dans un premier temps les services du ministère en tant qu’organe de tête chargé de la définition et du pilotage global de la réforme éducative, et se poursuivra avec la réorganisation des opérateurs de l’éducation que sont les AREFs, conclut le communiqué.