Le budget de fonctionnement s’élève à 91 MMDH, répartis entre 52,3 MMDH consacrés aux dépenses de personnel et 38,7 MMDH destinés au matériel et aux dépenses diverses. Quant au budget d’investissement, il atteint 8,2 MMDH.
Évolution budgétaire entre 2025 et 2026
Les crédits destinés au personnel passent de 47,4 à 52,3 MMDH, soit une hausse de près de 4,9 MMDH, conséquence directe de la revalorisation générale de 1.500 DH mensuels nets accordée aux enseignants.
Cette évolution confirme que la masse salariale reste le principal moteur de l’expansion budgétaire du ministère.
Les crédits de matériel et dépenses diverses connaissent une dynamique similaire, passant de 31,9 à 38,7 MMDH, soit une augmentation de 6,8 MMDH, équivalente à 21,3% de hausse.
Par ailleurs, sur le plan des emplois, le PLF 2026 prévoit la création de 379 postes au niveau de l’administration centrale du ministère.
En parallèle, le recrutement des enseignants et du personnel administratif relève des Académies régionales d’éducation et de formation (AREF), qui bénéficieront, selon le rapport sur les ressources humaines, de 16.000 postes budgétaires supplémentaires au titre de l’année scolaire 2025-2026.
Ainsi, le total des postes ouverts dans le secteur de l’Éducation s’élève à 16.379.
Programme prioritaire de l’Éducation pour l’année 2026
- L’objectif est d’améliorer l’accès, la qualité et la rétention scolaire, en particulier pour les enfants des douars éloignés, et ce à travers :
- La réhabilitation rapide des écoles primaires rurales, notamment dans les douars et zones enclavées (latrines, toitures, clôtures, mobilier, alimentation en eau et assainissement liquide) ;
- Le renforcement du transport et des cantines scolaires : notamment à travers l’acquisition de mini-bus scolaires (élèves des zones rurales) ;
- La réhabilitation des circuits de transport scolaire impraticables en saison de pluie (pistes scolaires) ;
- L’extension du préscolaire : création de classes préscolaires dans les douars ;
- Le soutien à la scolarisation des filles rurales et des garçons issus des ménages démunis : hébergements (Dar Talib/Taliba), sensibilisation des familles (zones rurales à faible taux de scolarisation) ;
- Le développement de programmes de soutien scolaire communautaires ;
- L’éducation numérique mobile : unités itinérantes avec tablettes et connexion pour écoles rurales isolées (collèges ruraux pour éradiquer la fracture numérique) ;
- L’installation d’espaces numériques éducatifs avec connexion Internet haut débit (zones rurales).